Alexandre Müller, actuel 105e joueur mondial et participant au tournoi de Roland-Garros, affronte ce mardi Stefanos Tsitsipas alors qu’il mène un combat invisible contre la maladie de Crohn. Le Français, qui se distingue sur les courts malgré les défis posés par cette pathologie chronique, partage son expérience dans un ouvrage intitulé Outsider – Mon combat invisible contre la maladie. Selon Le Figaro, il est l’un des rares athlètes de haut niveau à vivre avec cette maladie inflammatoire de l’intestin, qui touche environ 120 000 personnes en France.
Ce qu'il faut retenir
- Alexandre Müller, 105e mondial, affronte ce mardi Stefanos Tsitsipas à Roland-Garros malgré la maladie de Crohn.
- Cette pathologie, qui touche 120 000 Français, provoque douleurs abdominales, diarrhées récurrentes et vomissements.
- Le tennisman a publié un livre, Outsider – Mon combat invisible contre la maladie, pour partager son quotidien.
- Il explique que la maladie est « invisible » et souvent mal comprise, certains joueurs le taquinant en lui disant : « T’es pas malade, arrête ton cinéma ».
- Les symptômes, comme l’anxiété avant les matchs avec des passages répétés aux toilettes, perturbent régulièrement sa préparation.
Une maladie chronique aux symptômes handicapants pour un sportif
La maladie de Crohn, inflammation chronique de l’intestin, se manifeste par des douleurs abdominales intenses, des diarrhées récurrentes et parfois des vomissements. Autant dire que ces symptômes sont particulièrement difficiles à gérer pour un athlète de haut niveau comme Alexandre Müller, dont la performance dépend étroitement de son état physique. Selon Le Figaro, le Français est l’un des rares sportifs de haut niveau à déclarer publiquement souffrir de cette maladie, qui touche pourtant 120 000 personnes en France.
Dans son livre, le tennisman de 29 ans décrit un quotidien marqué par cette pathologie. L’anxiété avant les rencontres peut être telle que les préparatifs d’avant-match sont souvent perturbés par des besoins impérieux d’aller aux toilettes, un handicap supplémentaire dans un sport où la concentration et la régularité sont essentielles. Pour autant, il insiste sur le fait que sa maladie reste « invisible » aux yeux du grand public.
« C’est une maladie invisible » : le défi de la méconnaissance
Alexandre Müller le souligne avec franchise : la maladie de Crohn est souvent mal comprise, car ses symptômes ne se voient pas. « C’est une maladie invisible, donc les gens n’ont pas l’impression que je suis malade », explique-t-il au Figaro. Certains de ses adversaires, parfois taquins, vont jusqu’à lui lancer : « Non, t’es pas malade, arrête ton cinéma ». Une méconnaissance qui ajoute une couche de complexité à son combat, alors qu’il doit déjà composer avec les exigences physiques et mentales d’un sport exigeant.
Cette invisibilité de la maladie pose aussi un défi psychologique. Le Français, qui a gravi les rangs du tennis mondial malgré ces obstacles, rappelle que l’anxiété liée à ses symptômes peut peser lourdement sur ses performances. Pourtant, il refuse de se laisser définir par sa pathologie, préférant mettre en avant sa résilience et son parcours atypique.
« C’est une maladie invisible, donc les gens n’ont pas l’impression que je suis malade. De temps en temps, des joueurs un peu taquins me disent : “Non, t’es pas malade, arrête ton cinéma” »,
— Alexandre Müller, à Le Figaro
Un livre pour sensibiliser et partager son expérience
Pour Alexandre Müller, l’écriture de Outsider – Mon combat invisible contre la maladie représente une manière de briser le silence autour de la maladie de Crohn, tout en offrant un éclairage sur les réalités vécues par les sportifs atteints de pathologies chroniques. Le livre détaille son parcours, entre les hauts et les bas d’une carrière sportive exigeante et les défis quotidiens imposés par sa maladie.
En partageant son histoire, le Français espère sensibiliser le public et ses pairs à cette pathologie souvent méconnue. Il montre aussi que la performance sportive et la gestion d’une maladie chronique ne sont pas incompatibles, même si cela demande une discipline et une organisation rigoureuses. Son témoignage pourrait inspirer d’autres athlètes confrontés à des défis similaires.
Reste à voir si cette édition de Roland-Garros marquera un tournant dans la reconnaissance des défis sanitaires auxquels sont confrontés les athlètes. Pour l’heure, Alexandre Müller continue de jouer, déterminé à prouver que la maladie ne définit pas son avenir.
La maladie de Crohn se caractérise principalement par des douleurs abdominales, des diarrhées récurrentes, des vomissements, une perte d’appétit et parfois des complications comme des occlusions intestinales. Elle peut aussi s’accompagner de fatigue intense et d’anxiété, notamment en période de poussée inflammatoire.
Oui, plusieurs approches thérapeutiques existent, allant des médicaments anti-inflammatoires aux immunosuppresseurs, en passant par des thérapies biologiques. Les traitements visent à réduire l’inflammation, soulager les symptômes et maintenir la rémission. Une prise en charge globale, incluant alimentation et suivi psychologique, est souvent recommandée.