Selon Franceinfo - Culture, le parcours d’Alexia Greco, alias Lexie Mermaid, a inspiré le long-métrage « Miss Mermaid », réalisé par Pauline Brunner et Marion Verlé, sorti en salles le 1er juillet 2026. Ce film raconte comment cette habitante de Fécamp a transformé un rêve d’enfant en une reconversion professionnelle, tout en surmontant des épreuves personnelles.
Ce qu'il faut retenir
- Alexia Greco, alias Lexie Mermaid, est une sirène professionnelle installée à Fécamp, dont l’histoire a inspiré le film « Miss Mermaid » sorti le 1er juillet 2026.
- Elle pratique le « mermaiding » depuis dix ans et peut tenir une heure et demie en apnée dans une eau à 17 °C.
- Ses nageoires en silicone, d’un poids de 20 kg, lui ont coûté entre 2 000 et 3 000 euros, un investissement personnel financé sur ses économies.
- Son parcours reflète une reconversion après un divorce et des difficultés financières, lui permettant de retrouver un équilibre de vie.
- Le film « Miss Mermaid », avec Aloïse Sauvage, Thomas VDB et Alison Wheeler, met en lumière sa détermination et son engagement dans cette discipline.
Une passion née dans les vagues de Fécamp
Quand les conditions météo le permettent, une silhouette ondule entre les vagues au large de Fécamp, l’un des ports de pêche les plus emblématiques de Normandie. Derrière ce spectacle se cache Alexia Greco, alias Lexie Mermaid, une sirène professionnelle dont l’histoire a inspiré le film « Miss Mermaid ». « Mon idée pour la France, c’est de prouver à tout le monde qu’on peut réaliser ses rêves. Moi, c’était d’être une sirène. Je l’ai fait. Ça m’a sauvé la vie », a-t-elle déclaré à Franceinfo - Culture.
Son parcours, marqué par un divorce et des dettes, aurait pu la laisser au bord du gouffre. Pourtant, c’est en se plongeant dans l’eau que cette ancienne employée a trouvé une issue. Le « mermaiding », ou nage sirène, est devenu bien plus qu’un hobby : une thérapie et une nouvelle voie professionnelle. Elle s’entraîne depuis une décennie, enchaînant les exercices d’apnée et les figures aquatiques dans les piscines locales avant de se jeter à l’eau.
Un entraînement exigeant pour un rêve accessible
Devenir sirène ne s’improvise pas. Alexia Greco y consacre des heures chaque semaine, perfectionnant son déhanché et sa résistance à l’apnée. Dans son appartement de Fécamp, décoré de coquillages et de souvenirs marins, trône sa nageoire en silicone de 20 kg. « Ça vaut deux à trois mille euros. Ça dépend de la matière », explique-t-elle. Un budget conséquent pour un équipement qui, selon ses dires, a été financé grâce à ses économies.
Sa capacité à évoluer dans des eaux à 17 °C pendant près d’une heure et demie a de quoi impressionner. Daniel Billaud, un vieux marin de la région, fait partie de ceux qui l’ont vue à l’œuvre. « C’est génial, c’est magnifique, c’est frais, c’est bon, c’est vivifiant ! », s’enthousiasme-t-il, soulignant l’énergie que dégage cette pratique. Une énergie qui, visiblement, déborde aussi sur son entourage.
Le film « Miss Mermaid » : une plongée dans la résilience
Le long-métrage « Miss Mermaid », sorti en salles le 1er juillet 2026, retrace son histoire avec une touche de tendresse et d’humour. Réalisé par Pauline Brunner et Marion Verlé, il met en scène des acteurs comme Aloïse Sauvage, Thomas VDB et Alison Wheeler. Le film ne se contente pas de montrer les exploits aquatiques de Lexie Mermaid : il explore aussi les raisons qui l’ont poussée à se lancer dans cette aventure.
« C’est un moment où ça n’allait pas du tout. Je me faisais limite peur. C’était important pour moi de trouver quelque chose pour me relever », confie Alexia Greco. Son parcours, de la dépression post-divorce à la professionnalisation dans le mermaiding, illustre une forme de renaissance. Le film, salué pour son authenticité, pourrait bien inspirer d’autres reconversions audacieuses.
« C’est un moment où ça n’allait pas du tout. Je me faisais limite peur. C’était important pour moi de trouver quelque chose pour me relever. »
— Alexia Greco, sirène professionnelle à Fécamp
Le film, quant à lui, devrait être projeté dans plusieurs salles en France et pourrait participer à la reconnaissance du mermaiding comme une discipline à part entière. Une chose est sûre : l’histoire d’Alexia Greco prouve qu’il n’est jamais trop tard pour se réinventer, même en devenant… une sirène.