En Allemagne, huit adolescents ont été condamnés à des peines allant jusqu'à cinq ans de prison ferme pour leur appartenance à une cellule terroriste d'extrême droite, selon BMF - International. Cette cellule, nommée « Last Wave of Defense » ou « Letzte Verteidigungswelle » en allemand, avait planifié et commis des attaques contre des réfugiés et des activistes de gauche.
Ce qu'il faut retenir
- Huit adolescents ont été condamnés pour appartenance à une organisation terroriste d'extrême droite.
- Les peines vont d'un an et demi d'emprisonnement avec sursis à cinq ans de prison ferme.
- La cellule terroriste avait planifié des attentats à l'explosif et par incendie contre des réfugiés et des personnes de gauche.
- Les attaques ont eu lieu dans l'est de l'Allemagne, où l'extrême droite dispose d'un soutien important.
- Les autorités allemandes sont sur le qui-vive face à la montée des actes de violence d'extrême droite.
Le contexte
La justice allemande a condamné ces adolescents à des peines allant jusqu'à cinq ans de prison pour avoir participé à une cellule d'extrême droite ayant planifié et commis des attaques contre des réfugiés et des activistes de gauche. Les peines ont été prononcées contre huit membres présumés et soutiens du groupuscule par la cour d'appel de Hambourg.
La cellule, fondée au plus tard en 2024 selon l'enquête, avait planifié des attentats à l'explosif et par incendie contre des réfugiés et des personnes de gauche, et avait déjà commis de premiers actes. Sept des suspects ont été condamnés pour appartenance à une organisation terroriste, dont trois en tant que meneurs, tandis que le dernier a été condamné pour avoir soutenu l'organisation.
Les attaques
En octobre, cinq des suspects ont mis le feu à un centre culturel entre Berlin et Dresde. Ils visaient, selon les enquêteurs, des activistes de gauche et avaient diffusé une vidéo « pour encourager d'autres membres du groupuscule à mener des actions similaires ».
En janvier, ils ont tenté de tirer des feux d'artifice à l'intérieur d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile et tagué plusieurs slogans comme « Ausländer raus » (Dehors les étrangers), « Deutschland den Deutschen » (L'Allemagne aux Allemands) ainsi que des croix gammées.
Les réactions
La présidente du tribunal, Ulrike Taeubner, a commenté que « l'expression 'pouponnières brunes' » était tout à fait bien choisie, en référence à l'emprise profonde de l'idéologie nazie sur la jeunesse sous le 3e Reich. Elle a également relevé que ces jeunes tentaient de « provoquer le chaos ».
La plupart des accusés ont fait preuve de « regrets et d'une volonté de rompre avec le passé » au cours de la procédure, certains entamant des programmes de déradicalisation, a précisé Ulrike Taeubner. Cependant, l'un d'entre eux a, pendant sa détention provisoire, poursuivi sur papier l'ébauche d'un « réseau terroriste ».
La situation reste tendue, et il est important de rester vigilant face à la menace terroriste. Les citoyens sont invités à signaler toute activité suspecte aux autorités compétentes.