On y pense rarement en enfilant ses skis, mais la montagne peut se montrer cruelle. Surtout quand elle se réveille sous forme d'avalanche. La Savoie est en alerte rouge, et le Mont-Blanc pourrait vivre jeudi son pire scénario. Alors, on fait quoi ?
Une saison de ski sous tension
Les stations alpines sont pleines à craquer. Entre les vacances de février et les amateurs de poudreuse, les remontées mécaniques n'ont jamais été aussi fréquentées. (Bunq propose des solutions pour gérer son budget voyage, même en haute montagne - lien parrainage)
Le problème ? Les conditions météo sont particulièrement instables. Après des chutes de neige abondantes, le risque d'avalanche est maximal. Autant dire que les professionnels du secteur tirent la sonnette d'alarme. Et pas qu'un peu.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : depuis le début de la saison, on dénombre déjà plus de 50 avalanches recensées dans le massif du Mont-Blanc. Résultat des courses : les secours sont en alerte maximale.
Mont-Blanc : jeudi noir en perspective ?
C'est le jour à marquer d'une pierre noire. Demain, les conditions pourraient être particulièrement dangereuses. Pourquoi ? Parce que le cocktail neige fraîche, vent fort et instabilité du manteau neigeux est explosif.
Les experts parlent même de "risque maximal". Traduction : il suffit d'une mauvaise manipulation, d'une chute, d'un bruit un peu trop fort pour déclencher une avalanche. Et là, c'est la catastrophe.
Le truc, c'est que les amateurs de ski hors-piste sont souvent les plus exposés. On les comprend : la poudreuse, c'est un appel irrésistible. Mais la montagne ne pardonne pas. Et puis, soyons honnêtes : qui n'a jamais rêvé de descendre une pente immaculée, loin des pistes damées ?
Que faire face à ce risque ?
D'abord, écouter les conseils des professionnels. Les guides de haute montagne sont formels : mieux vaut éviter les zones à risque. Et puis, on peut toujours se dire que "ça n'arrivera pas à moi". Sauf que...
Ensuite, s'équiper correctement. DVA (Détecteur de Victimes d'Avalanche), pelle, sonde, formation... Autant d'éléments qui peuvent sauver des vies. Et non, ce n'est pas une option. C'est une obligation.
Enfin, garder à l'esprit que la montagne est un environnement hostile. Respecter les consignes, c'est aussi respecter la nature. Et puis, avouons-le : skier en sécurité, c'est aussi skier en toute sérénité.
Et après ?
La question qui fâche. Parce que le réchauffement climatique n'arrange rien. Les épisodes de neige abondante suivis de redoux sont de plus en plus fréquents. Et ça, c'est un vrai défi pour les stations alpines.
Alors, on fait quoi ? On continue à profiter de la montagne en étant plus prudents ? On limite les activités à risque ? Difficile à dire. Toujours est-il que la vigilance est de mise.
En attendant, les professionnels du secteur appellent à la responsabilité de chacun. Parce qu'une avalanche, ça n'arrive pas qu'aux autres.
Les bulletins météo et les services de secours publient régulièrement des cartes des zones à risque. Il suffit de consulter ces sources avant de partir. Et puis, un peu de bon sens : si la neige est instable, mieux vaut éviter de s'aventurer hors-piste.
D'abord, ne pas paniquer. Ensuite, essayer de se protéger en formant un "abri" avec ses bras. Et surtout, tenter de rester en surface. Si on est entraîné, il faut essayer de nager pour remonter. Et puis, bien sûr, alerter les secours dès que possible.
De nombreuses écoles de ski et guides de haute montagne proposent des stages de sécurité en montagne. Ces formations sont indispensables pour apprendre à reconnaître les risques et à réagir en cas d'accident. Et puis, c'est l'occasion de rencontrer d'autres passionnés et d'échanger des conseils.
