En 2024, un étudiant de l'Institut d'Études Politiques (IEP) de Lyon, Maxime, a été déplacé pour sa sécurité par la direction de l'école suite à des altercations répétées avec Jacques-Élie Favrot. Ce dernier a été mis en examen pour complicité dans le meurtre de Quentin Deranque. Maxime, étudiant d'extrême droite, accusait Favrot de comportements violents à son égard. Face à cette situation, la direction a pris la décision exceptionnelle de le changer de campus et d'informer la justice.

Les faits à l'origine du transfert

Au premier semestre 2024, avant d'être mis en examen pour complicité dans le meurtre de Quentin Deranque, Jacques-Élie Favrot était étudiant en sciences politiques à l'université Jean-Monnet de Saint-Etienne. Des signalements ont été faits à la justice concernant son comportement. Maxime, étudiant à l'IEP de Lyon, a dénoncé des gestes violents de la part de Favrot et l'a accusé de menaces et d'insultes récurrentes. Cette situation a conduit à un conflit permanent entre les deux individus.

La réaction de la direction de l'école

Maxime, se sentant en insécurité, a demandé à être protégé et a bénéficié d'un soutien psychologique. La directrice de l'IEP de Lyon, Hélène Surrel, a pris la décision de transférer l'étudiant sur le campus de Lyon afin de le mettre à l'abri des agissements de Jacques-Élie Favrot. Elle a également informé la justice de la situation en effectuant un signalement officiel.

Les suites de l'affaire

Jacques-Élie Favrot et d'autres étudiants ont répliqué en accusant Maxime de détenir un couteau et d'avoir agressé une étudiante. Ces accusations ont été à leur tour signalées à la justice par la direction de Sciences Po Lyon. Maxime, de son côté, a déposé plainte pour "violences légères" au commissariat de Saint-Etienne. La procureure Anne Gaches, contactée par BFMTV, n'a pas donné d'informations sur les suites données à cette plainte.

Réactions et prises de position

Maxime a publié une tribune dans Le Figaro dénonçant "le silence et l'inaction de la direction de l'IEP de Lyon" face à l'extrême gauche. Cette situation met en lumière des tensions et des conflits idéologiques au sein de l'établissement.

La direction de Sciences Po Lyon n'a pas souhaité répondre aux sollicitations pour le moment, laissant planer le doute sur les prochaines étapes de cette affaire.