Alors qu’elle s’apprête à mettre un terme à sa carrière à l’issue de la saison en cours, la hurdleuse norvégienne Amalie Iuel a évoqué, dans une interview accordée à Ouest France, les répercussions physiologiques de sa préparation pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 sur sa santé osseuse. « Ma densité osseuse a complètement chuté pendant la période où j’allaitais », a-t-elle déclaré, soulignant les défis physiques rencontrés pendant cette phase de sa vie.
Ce qu'il faut retenir
- La hurdleuse norvégienne Amalie Iuel mettra un terme à sa carrière à l’issue de la saison 2026, comme annoncé dans ses dernières déclarations.
- Elle a révélé une baisse significative de sa densité osseuse lors de sa préparation pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, période durant laquelle elle allaitait.
- Ces conséquences physiologiques s’inscrivent dans le cadre des contraintes physiques imposées par le sport de haut niveau combinées aux exigences de la maternité.
Une carrière marquée par les défis physiques
Avec un palmarès incluant plusieurs titres nationaux en Norvège et une participation aux Championnats du monde d’athlétisme, Amalie Iuel a bâti sa réputation sur sa rigueur et sa résilience. Pourtant, comme le rapporte Ouest France, cette athlète de 29 ans a dû faire face à une réalité moins médiatisée : l’impact de la maternité sur son corps, alors même qu’elle préparait l’un des plus grands rendez-vous sportifs internationaux. « Le sport de haut niveau demande déjà des sacrifices extrêmes, mais concilier cela avec l’allaitement a été un véritable défi », a-t-elle expliqué.
La maternité et ses conséquences physiologiques
Selon ses propos, c’est durant cette période qu’elle a constaté une « chute complète » de sa densité osseuse. Un phénomène qui n’est pas isolé chez les athlètes de haut niveau, notamment dans les sports à impacts répétés comme l’athlétisme. La combinaison d’un entraînement intensif, d’un apport nutritionnel parfois insuffisant pour compenser les dépenses énergétiques, et des besoins accrus liés à l’allaitement a, semble-t-il, fragilisé son organisme. « J’ai dû adapter mon alimentation et mon entraînement, mais le corps a ses limites », a-t-elle précisé.
Ces déclarations interviennent alors que les fédérations sportives et les athlètes commencent à mieux documenter les effets à long terme de la maternité sur les performances et la santé des sportives de haut niveau. Autant dire que son témoignage apporte un éclairage brut sur une réalité souvent minimisée dans le milieu.
« Ma densité osseuse a complètement chuté pendant la période où j’allaitais. »
— Amalie Iuel, hurdleuse norvégienne
L’athlétisme de haut niveau à l’épreuve des réalités humaines
Le cas d’Amalie Iuel illustre les tensions existantes entre les exigences du sport de haut niveau et les impératifs biologiques, en particulier pour les femmes. D’après ses propos, relayés par Ouest France, la gestion de la fatigue, des carences nutritionnelles et des recoveries a été un casse-tête permanent. « On nous parle souvent de dépassement, mais personne ne nous explique comment concilier cela avec les besoins de notre corps quand il change », a-t-elle souligné.
Son parcours rappelle également que les carrières sportives, même brillantes, peuvent être écourtées par des contraintes imprévues. Alors qu’elle envisageait une participation aux Jeux de Paris 2024, ces complications de santé ont joué un rôle déterminant dans sa décision de mettre un terme à sa carrière après cette saison.
Son histoire pose aussi la question de l’accompagnement des athlètes après leur carrière. Si les effets à long terme de ces défis physiologiques sur sa santé restent à évaluer, son parcours pourrait servir d’exemple pour les jeunes générations de sportives, invitant à une meilleure prise en compte des réalités humaines derrière les performances.