La double médaillée olympique de judo Amandine Buchard (31 ans) va marquer un tournant dans sa carrière en s’alignant au rugby à 7. Selon Ouest France, elle participera à la deuxième étape du Supersevens à Pau, qui s’ouvre ce vendredi 27 août 2026. Un choix dicté par sa non-sélection en équipe de France pour les Championnats du monde de judo à Bakou en octobre prochain.

Ce qu'il faut retenir

  • Amandine Buchard, championne olympique en 2021 et 2024, a été écartée de la sélection française pour les Mondiaux de judo à Bakou en octobre 2026, selon Ouest France.
  • Elle se tourne vers le rugby à 7 et intégrera l’AC Bobigny pour la suite de sa carrière.
  • La deuxième étape du Supersevens se déroule à Pau du 27 au 30 août 2026.
  • Cette compétition rassemble les meilleures équipes françaises de rugby à 7 dans un format spectaculaire.

Cette décision marque un virage inattendu pour la judokate, qui a remporté deux titres olympiques à Tokyo en 2021 (médaille d’or en individuel et par équipes mixtes) avant d’ajouter une médaille d’argent à Paris en 2024. Buchard, également double championne du monde en 2021 et 2023, n’a donc pas été retenue par la Fédération française de judo pour les prochains Mondiaux en Azerbaïdjan. Une exclusion qui semble l’avoir poussée à explorer une nouvelle discipline, le rugby à 7, tout en restant dans l’univers du sport de haut niveau.

Le Supersevens, compétition phare du rugby à 7 en France, se structure autour de plusieurs étapes réparties dans l’année. Celle de Pau, qui débute ce vendredi, s’annonce comme un moment clé pour les observateurs. Amandine Buchard, dont la polyvalence est déjà reconnue, pourrait apporter une dynamique nouvelle à son équipe, l’AC Bobigny. Une stratégie qui pourrait aussi servir de tremplin pour d’éventuelles autres aventures sportives.

Cette transition vers le rugby à 7 s’inscrit dans un contexte où les athlètes de haut niveau cherchent parfois à diversifier leurs expériences après des années de spécialisation. Buchard n’est d’ailleurs pas la première à tenter ce genre de reconversion : plusieurs champions olympiques ont exploré d’autres disciplines en fin de carrière, comme Teddy Riner en boxe ou même en football.

« Après toutes ces années en judo, j’ai envie de me challenger différemment. Le rugby à 7 est un sport qui me plaît, et je veux en profiter pour apprendre et partager avec mes coéquipières. »
Amandine Buchard

L’AC Bobigny, club historique du rugby à 7 féminin en France, pourrait donc bénéficier de l’expérience et de la notoriété de l’ancienne judokate. La compétition de Pau, qui s’étale jusqu’au dimanche 30 août, réunira les huit meilleures équipes du pays dans un format réduit à sept joueurs par côté, idéal pour un spectacle dynamique et accessible.

Et maintenant ?

Si cette première expérience en rugby à 7 est concluante, Amandine Buchard pourrait envisager de poursuivre cette aventure sportive, voire de participer à d’autres étapes du Supersevens d’ici la fin de l’année. Quant à la Fédération française de judo, elle devra probablement justifier sa décision de non-sélection pour les Mondiaux de Bakou, alors que la championne reste en pleine forme physique et mentale.

Cette double casquette – judokate et rugbyste à 7 – pourrait aussi inspirer d’autres athlètes à explorer d’autres horizons, surtout dans un pays où le rugby à 7 gagne en popularité. Reste à voir si cette reconversion sera durable ou simplement une parenthèse dans la carrière déjà exceptionnelle de Amandine Buchard.

Selon Ouest France, la Fédération française de judo a préféré retenir d’autres athlètes pour les Championnats du monde 2026 à Bakou. Aucune explication officielle n’a été donnée quant aux critères de sélection qui ont conduit à cette exclusion.