Amélie de Montchalin, ancienne ministre des Comptes publics, accède à la présidence de la Cour des comptes ce lundi, succédant ainsi à Pierre Moscovici. À cette fonction, elle bénéficie d'un salaire confortable, classée échelon 1 avec un indice brut de 2100, atteignant 7857 euros bruts par mois, selon emploi-collectivites.fr. Ce traitement est assorti de primes dont le montant reste confidentiel, pouvant presque doubler la rémunération des hauts fonctionnaires, explique René Dosière, président de l'Observatoire de l'éthique publique.
Comparativement à ses fonctions ministérielles, Amélie de Montchalin voit son salaire dépasser les 10 000 euros bruts mensuels. Elle surpasse également la rémunération du président Emmanuel Macron, établie à environ 15 000 euros par mois. En revanche, les avantages en nature sont limités pour le président de la Cour des comptes, se résumant principalement à un véhicule de service, d'après Libération.
La question épineuse du cumul de la rémunération avec les pensions de retraite des anciens mandats électifs se pose. Contrairement à d'autres autorités administratives, aucun texte n'interdit ce cumul à la Cour des comptes, laissant la décision à l'appréciation de chaque président. Si Pierre Moscovici avait opté pour ce cumul, Amélie de Montchalin, âgée de 40 ans, ne se trouve pas dans cette situation, évitant ainsi toute controverse à ce sujet.
Les critiques fusent cependant quant à sa nomination, certains soulignant un potentiel conflit d'intérêts étant donné sa participation passée au gouvernement. Malgré cela, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, assure que cette nomination ne pose pas de problème de conflit d'intérêts.
