L’ancien international italien Andrea Pirlo, pressenti pour reprendre les rênes de la sélection nationale, n’a finalement pas été retenu à ce poste, en partie en raison de ses liens avec une entreprise russe de paris sportifs. Nicolò Pirlo, son fils, a vivement réagi sur les réseaux sociaux ce lundi 9 août 2026, dénonçant une décision entachée par un « climat » défavorable à son père, selon RMC Sport.
Ce qu'il faut retenir
- Andrea Pirlo n’a pas été nommé sélectionneur de l’équipe d’Italie, une décision influencée par ses relations avec Fonbet, une plateforme russe de paris sportifs.
- Son contrat d’ambassadeur pour Fonbet, lié à un oligarque russe propriétaire de son ancien club, a été pointé du doigt par la classe politique italienne.
- Son fils Nicolò Pirlo a publié un message sur Instagram, exprimant son « immense amertume » face à cette situation et critiquant le poids des « bruits » médiatiques au détriment des compétences.
- Paolo Maldini et Leonardo ont démissionné de leurs fonctions au sein de la Fédération italienne de football (FIGC) seize jours seulement après leur prise de poste, en réaction à cet imbroglio.
- Nicolò Pirlo a également évoqué les possibles conflits d’intérêts liés à son activité dans le milieu de la représentation de joueurs, un élément qui aurait pu jouer en défaveur de son père.
Une candidature écartée en raison de liens controversés avec la Russie
Andrea Pirlo, 47 ans, était donné favori pour succéder à Roberto Mancini à la tête de la Nazionale, une équipe absente des trois dernières éditions de la Coupe du monde. Son profil d’ancien milieu de terrain de légende et son expérience récente sur le banc de la Juventus Turin semblaient correspondre aux attentes. Pourtant, sa candidature a été compromise par son rôle d’ambassadeur pour Fonbet, une entreprise russe de paris en ligne.
Le contrat de Pirlo avec Fonbet a été rendu public alors qu’il était en négociation pour le poste de sélectionneur. Ce partenariat a été pointé du doigt par plusieurs responsables politiques italiens, qui y ont vu une incompatibilité avec les valeurs traditionnelles du football italien. Selon RMC Sport, ces critiques ont pesé dans la balance lors de la prise de décision.
Nicolò Pirlo monte au créneau pour défendre son père
Quelques heures après l’officialisation du refus de la FIGC, Nicolò Pirlo a pris la parole sur Instagram pour exprimer sa déception. « Je ressens une immense amertume », a-t-il écrit, soulignant que cette amertume ne venait pas de l’échec d’un poste sportif, mais du « climat » créé autour d’une personne « qui a toujours laissé son travail parler pour elle ».
Il a ajouté : « Car le bruit semble compter plus que la compétence, le respect et les valeurs. » Nicolò Pirlo a également évoqué son propre parcours dans le football, rappelant que « tout cela lui fait mal » en tant que jeune homme souhaitant se construire un avenir dans ce milieu. « Quoi qu’il arrive, une chose ne changera jamais : je suis fier de l’homme que tu es, bien avant le professionnel que tout le monde connaît », a-t-il conclu, rendant hommage à son père avant les éventuelles polémiques.
Des conflits d’intérêts évoqués dans la nomination
Outre les liens de Pirlo avec la Russie, son fils Nicolò, âgé de 24 ans, est impliqué dans le secteur de la représentation de joueurs via des agences influentes. Cette situation a soulevé des questions quant aux possibles conflits d’intérêts dans le cadre d’une nomination à la tête de la Nazionale. Selon RMC Sport, ces éléments ont été examinés par les dirigeants de la FIGC avant la décision finale.
Andrea Pirlo avait annoncé sa candidature en quittant son poste d’entraîneur de l’United FC, un club des Émirats arabes unis détenu par un oligarque russe également actionnaire de Fonbet. Ce lien entre le club, la Russie et la marque de paris a alimenté les suspicions autour de sa candidature.
Maldini et Leonardo quittent la FIGC dans la tourmente
L’affaire Pirlo a pris une nouvelle dimension ce lundi avec les démissions de Paolo Maldini et Leonardo, respectivement directeur sportif et directeur technique de la FIGC. Les deux hommes, nommés à leurs postes seulement seize jours plus tôt, ont annoncé leur départ dans la foulée de l’annonce concernant Pirlo.
Cette décision collective reflète l’ampleur de la crise au sein de la Fédération. « En tant que fils, mais aussi en tant que jeune homme qui rêve de se construire un avenir dans le football, tout cela me fait mal », a expliqué Nicolò Pirlo, mettant en lumière les répercussions personnelles de cette affaire sur les familles impliquées.
Une Nazionale en quête de renouveau après trois Coupes du monde blanches
L’équipe d’Italie traverse une période difficile depuis son élimination au premier tour de la Coupe du monde 2022 au Qatar. L’absence de qualification pour les éditions 2022, 2026 et 2030 a placé la FIGC sous une pression accrue pour trouver un sélectionneur capable de redonner des ambitions à la *Squadra Azzurra*.
Le départ de Maldini et Leonardo, deux figures majeures du football italien, laisse la Fédération dans une situation précaire. Leur démission intervient alors que le processus de recrutement d’un nouveau sélectionneur semble avoir tourné au fiasco, aggravant la crise institutionnelle.
La question des liens entre le football italien et les intérêts russes, notamment via des partenariats commerciaux, reste en suspens. La FIGC pourrait être amenée à revoir ses critères d’éligibilité pour les postes à responsabilité, afin d’éviter de futures polémiques.
Andrea Pirlo n’a pas été retenu en raison de ses liens avec Fonbet, une entreprise russe de paris sportifs, dont il était l’ambassadeur. Son contrat avec cette plateforme, liée à un oligarque russe propriétaire de son ancien club l’United FC, a été pointé du doigt par la classe politique italienne, influençant la décision finale de la FIGC.
Nicolò Pirlo a publiquement défendu son père sur Instagram, dénonçant une décision motivée par le « bruit » médiatique plutôt que par les compétences. Il a également évoqué les possibles conflits d’intérêts liés à son activité dans le milieu de la représentation de joueurs, un élément qui aurait pu peser dans l’équation.