Andy Spray, un ancien skateur semi-professionnel de Tunbridge Wells, a bouclé son premier marathon de Londres en 3 heures et 25 minutes, deux ans après un diagnostic de cancer du côlon de stade 3. Selon Euronews FR, son parcours médical et sportif illustre une résilience remarquable, entre traitements lourds et reprise progressive de l’activité physique.
Ce qu'il faut retenir
- Diagnostic en 2024 : un « abcès » lié à la maladie de Crohn s’est révélé être un cancer du côlon de stade 3, localisé dans la région fessière.
- Protocole de soins intensif : pose d’une stomie, six mois de chimiothérapie et cinq semaines de radiothérapie.
- Reprise de la course à pied pendant les traitements : Andy Spray continuait à courir entre deux séances de chimiothérapie, malgré les effets secondaires.
- Première participation au marathon de Londres en 2026, après une opération lourde en 2025 et une convalescence de plusieurs mois.
- Soutien de l’association Trekstock, qui lui a permis d’obtenir un dossard et de lancer une cagnotte récoltant plus de 4 700 €.
- Appel au dépistage précoce des cancers du côlon, en hausse chez les jeunes adultes.
Un diagnostic inattendu qui bouleverse la vie
En 2024, Andy Spray, alors âgé de 34 ans, se rend à l’hôpital pour une intervention chirurgicale visant à traiter un abcès lié à sa maladie de Crohn. Les médecins, confiants, lui assurent qu’il n’y a « a priori aucune raison de s’inquiéter » avant de lui prescrire une IRM. C’est ainsi que le cancer du côlon de stade 3 est découvert, une forme rare localisée au niveau de la région fessière. « L’opération a révélé quelque chose de bien plus sérieux », confie-t-il à Euronews FR.
Entre traitements et course à pied : l’activité physique comme levier
Dès l’annonce de sa maladie, Andy Spray refuse de baisser les bras. Malgré un protocole de soins exigeant — pose d’une stomie, chimiothérapie et radiothérapie —, il maintient une routine sportive. « J’avais une séance de chimiothérapie toutes les deux semaines. Le vendredi, j’étais au plus mal, mais au bout de quelques jours, je repartais courir », explique-t-il. Son approche, à la fois déterminée et optimiste, lui vaut un large soutien en ligne et un engagement actif pour briser les tabous autour du cancer.
La convalescence, une nouvelle étape difficile
En 2025, onze mois après le diagnostic initial, Andy subit une opération majeure pour retirer la tumeur, une partie de son côlon, de son rectum et les tissus environnants, suivie d’une chirurgie reconstructrice. Les premiers mois de convalescence sont éprouvants : « Au début, je ne pouvais même pas toucher mes pieds ni marcher correctement ». Pourtant, en trois ou quatre mois, il retrouve progressivement sa mobilité et reprend l’entraînement, d’abord pour deux semi-marathons, puis pour le marathon de Londres 2026.
Pourtant, la route reste longue. Andy Spray rappelle que la convalescence après une telle opération peut s’étendre jusqu’à 18 mois, un processus encore en cours pour lui. « Après avoir terminé le marathon, j’ai l’impression d’y être presque », confie-t-il, soulignant que chaque pas compte dans sa reconstruction.
Le rôle clé du soutien social et associatif
Un ami lui avait parlé de l’association Trekstock, qui accompagne les jeunes atteints de cancer en les incitant à pratiquer une activité physique. Grâce à cette structure, Andy Spray a pu intégrer un groupe d’entraide, d’abord à distance via FaceTime, puis en présentiel. « Le fait de pratiquer avec des personnes de mon âge a été une transition en douceur vers la convalescence », souligne-t-il. Trekstock lui a également permis d’obtenir un dossard pour le marathon de Londres et de lancer une cagnotte GoFundMe, qui a déjà dépassé les 4 700 €.
Un combat contre les idées reçues sur le cancer
Andy Spray, menuisier de profession, s’engage aujourd’hui pour sensibiliser le public aux avancées médicales et briser les tabous persistants autour du cancer. « Il existe encore un énorme tabou autour du cancer et de la mort, parce que par le passé, c’était souvent une condamnation à mort. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui », déclare-t-il. Il insiste sur les progrès réalisés en matière de traitements, avec des taux de guérison en hausse, et encourage un dépistage précoce en cas de symptômes comme des douleurs abdominales, du sang dans les selles ou des changements dans le transit intestinal.
Avec l’augmentation des cancers du côlon chez les moins de 50 ans, son témoignage rappelle l’importance de la vigilance et de l’accompagnement pluridisciplinaire, mêlant soins médicaux, soutien psychologique et activité physique. Une approche globale qui, pour Andy Spray, a fait toute la différence.
Les causes exactes restent à l’étude, mais plusieurs facteurs sont évoqués : l’alimentation, le manque d’activité physique, l’obésité, ou encore des prédispositions génétiques. Les experts recommandent une vigilance accrue face aux symptômes, même chez les moins de 50 ans.
Le marathon de Londres propose plusieurs modalités d’inscription : via une loterie publique, en tant que partenaire officiel ou association caritative, ou encore en participant à l’un des événements de qualification. Les tarifs varient selon le mode d’inscription.