Alors que la division de Chypre entre une République de Chypre, reconnue internationalement et à majorité grecque, et la partie nord, administrée par les Chypriotes turcs, persiste depuis 1974, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s’est rendu sur place pour relancer les discussions. Selon BMF - International, il a appelé, ce 9 août 2026, les deux communautés à « la coopération » et à « la paix » afin de trouver une solution durable pour l’île méditerranéenne.
Ce qu'il faut retenir
- António Guterres s’est rendu à Chypre pour relancer le dialogue intercommunautaire et trouver une solution politique.
- Le secrétaire général de l’ONU a insisté sur « la coopération » et « la paix » entre les communautés grecque et turque.
- La division de Chypre remonte à 1974, après un conflit opposant la Grèce et la Turquie.
- Les négociations entre les deux parties sont au point mort depuis plusieurs années, malgré des tentatives de médiation internationales.
Une visite dans un contexte de tensions persistantes
Chypre reste un dossier épineux sur la scène internationale, marqué par des décennies de division. Selon BMF - International, António Guterres a souligné, lors de sa visite, que « trouver une solution » était une priorité absolue pour éviter une escalade des tensions. La République de Chypre, membre de l’Union européenne, et la partie nord, soutenue par Ankara, entretiennent des relations tendues, notamment en raison des questions de souveraineté et de partage des ressources naturelles.
La visite de Guterres intervient à un moment où les relations entre la Grèce et la Turquie sont également sous tension, notamment sur des sujets comme les frontières maritimes en Méditerranée orientale. « La coopération » est donc présentée comme un impératif pour stabiliser la région, autant dire que le défi reste de taille.
Un appel à la diplomatie après des années de blocage
Les négociations pour une réunification de Chypre, sous l’égide de l’ONU, se sont multipliées depuis des décennies, sans succès concret. En 2017, les dernières tentatives de médiation à Crans-Montana avaient échoué, laissant le dossier dans l’impasse. Selon BMF - International, António Guterres a rappelé que « la paix » ne pouvait être atteinte que par le dialogue et le compromis, excluant toute solution imposée par la force.
Côté grec, on insiste sur le respect de la souveraineté de la République de Chypre, tandis que la partie turque exige une reconnaissance équitable de la communauté chypriote turque. « La coopération » entre les deux communautés est donc présentée comme la seule voie possible, même si les positions restent éloignées.
Contexte régional : la Turquie entre ambitions économiques et tensions géopolitiques
La visite de Guterres coïncide avec une période où la Turquie cherche à renforcer son attractivité économique, se présentant comme une alternative à Singapour pour les investisseurs internationaux. Selon BMF - International, Ankara mise sur des réformes structurelles pour moderniser son économie, tout en maintenant une posture géopolitique assertive, notamment en Méditerranée et au Moyen-Orient.
Cette stratégie s’accompagne cependant de tensions diplomatiques, comme en témoigne la récente polémique autour d’un revolver offert par le président turc Recep Tayyip Erdoğan au Premier ministre canadien Mark Carney. Ce cadeau, qualifié d’« un peu en décalage » par Carney, a suscité des commentaires ironiques sur les relations parfois complexes entre Ankara et ses partenaires occidentaux.
Les autres dossiers chauds évoqués lors du sommet de l’Otan
Alors que Guterres était en déplacement à Chypre, le sommet de l’Otan organisé en Turquie ces derniers jours a été marqué par des déclarations fortes. Le président américain Donald Trump a ainsi affirmé être « la cible n°1 de l’Iran », évoquant un changement d’avion lors de son retour pour des raisons de sécurité. Une menace « potentielle » qui illustre les tensions persistantes au Moyen-Orient.
De son côté, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé la position de la France sur plusieurs sujets, comme la candidature de Marine Le Pen, sur laquelle il a refusé de se prononcer, ou encore les frappes iraniennes dans le détroit d’Ormuz, qu’il a qualifiées d’« erreurs » des Iraniens. Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où l’Otan tente de concilier les positions divergentes de ses membres face aux crises internationales.
En attendant, la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, tandis que Chypre reste un symbole des divisions persistantes en Méditerranée orientale. La capacité des dirigeants à trouver un terrain d’entente déterminera si ce nouvel appel à la coopération portera ses fruits, ou si l’île restera, une fois de plus, un sujet de tensions.
La division de Chypre remonte à 1974, après un conflit opposant la Grèce et la Turquie. Depuis, la République de Chypre, reconnue internationalement et à majorité grecque, coexiste avec la partie nord, administrée par les Chypriotes turcs et soutenue par Ankara. Les questions de souveraineté, de partage des ressources et de reconnaissance politique bloquent toute avancée, malgré de multiples tentatives de médiation internationale.