Une alliance inédite depuis l’implantation de Disneyland Paris il y a près de trois décennies. C’est en ces termes qu’Emmanuel Macron a salué, sur le réseau social X, l’accord signé entre la France et l’Arabie saoudite pour la création de trois parcs d’attractions en Île-de-France. Selon nos confrères de Reporterre, le prince héritier Mohammed Ben Salman, en déplacement officiel à Paris le lundi 24 août 2026, a conclu un protocole d’accord avec l’État français. Ces infrastructures, situées aux abords de Cergy-Pontoise dans le Val-d’Oise, marqueront une nouvelle étape dans les partenariats économiques franco-saoudiens.

Ce qu'il faut retenir

  • Signature d’un protocole d’accord le 24 août 2026 à Paris entre Mohammed Ben Salman et la France
  • Création de trois parcs d’attractions près de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise)
  • L’un des parcs sera dédié à l’univers des mangas
  • Investissement total estimé à un montant encore non communiqué
  • Emmanuel Macron a salué l’opération sur le réseau social X

Un projet d’envergure dans le Val-d’Oise

Les trois sites prévus s’étendront aux alentours de Cergy-Pontoise, une zone déjà bien desservie par les transports franciliens. D’après les informations rapportées par Reporterre, l’un des parcs se distinguera par sa thématique dédiée aux mangas, reflétant l’engouement croissant en Europe pour la culture japonaise. Les deux autres parcs, dont les univers n’ont pas encore été précisés, compléteront cette offre culturelle et ludique. Autant dire que ce projet pourrait redessiner le paysage des loisirs en Île-de-France, alors que les parcs existants peinent parfois à attirer un public international.

L’annonce intervient dans un contexte où la France cherche à renforcer ses liens économiques avec l’Arabie saoudite, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la technologie et désormais du divertissement. Le protocole signé lors de la visite du prince héritier souligne l’ambition des deux pays à diversifier leurs collaborations, au-delà des échanges traditionnels.

Emmanuel Macron salue une collaboration « historique »

Sur le réseau social X, le président français a partagé son enthousiasme avec un message succinct mais évocateur : « Du jamais vu depuis Disneyland Paris. » Ces propos, rapportés par Reporterre, illustrent l’importance que l’exécutif accorde à ce projet. Pour le chef de l’État, cette initiative représente une opportunité de positionner la France comme une destination majeure du tourisme international, tout en attirant des investissements étrangers significatifs.

L’accord intervient à un moment où le gouvernement français multiplie les initiatives pour dynamiser l’attractivité du territoire. La création de ces parcs pourrait, à terme, générer des milliers d’emplois locaux et stimuler les secteurs connexes, comme l’hôtellerie ou la restauration. Reste à savoir si les promesses économiques se traduiront par des retombées concrètes pour les habitants de Cergy-Pontoise et des communes voisines.

« Du jamais vu depuis Disneyland Paris. »
— Emmanuel Macron, sur X, à propos des trois parcs d’attractions franco-saoudiens

Un investissement colossal, des détails encore flous

Si le coût total du projet n’a pas été dévoilé, les observateurs s’attendent à un investissement de plusieurs milliards d’euros. Les modalités financières, tout comme les calendriers de réalisation, restent pour l’instant dans l’ombre. Les promoteurs du projet devront également rassurer sur les critères environnementaux, alors que les parcs d’attractions sont souvent pointés du doigt pour leur empreinte carbone.

Côté saoudien, cette opération s’inscrit dans la stratégie de diversification économique du royaume, lancée sous le nom de « Vision 2030 ». Riyad mise sur des secteurs innovants pour réduire sa dépendance au pétrole, et les loisirs en font désormais partie. Pour la France, l’enjeu est double : capter une partie de ces investissements et renforcer son soft power culturel à l’international.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes devraient concerner la finalisation des études d’impact et la présentation des premiers plans détaillés aux collectivités locales. Une consultation publique pourrait être organisée d’ici la fin de l’année 2026, avant le début des travaux prévu pour 2027, sous réserve des autorisations administratives. Les promoteurs devront également clarifier le modèle économique retenu, entre partenariat public-privé et financement 100 % étranger. Enfin, la question de la fréquentation et de l’adéquation avec les attentes du public européen restera un défi majeur.

Si ce projet se concrétise, il pourrait marquer un tournant dans l’histoire des parcs à thème en France, près de quarante ans après l’ouverture de Disneyland Paris. Mais son succès dépendra autant de son attractivité que de sa capacité à s’intégrer harmonieusement dans le tissu local.

À ce stade, aucun détail n’a été communiqué concernant les deux autres parcs. Les autorités et les promoteurs n’ont pas encore révélé leurs univers ou leurs concepts respectifs.

Les premières consultations publiques pourraient avoir lieu d’ici la fin de l’année 2026. Si tout se déroule comme prévu, les travaux pourraient débuter en 2027, avec une durée estimée de trois à cinq ans selon la complexité des infrastructures.