Comme le rapporte Ouest France, la commission nationale d’éthique de la Fédération française de football (FFF) a transmis le dossier de l’arbitre international Abdelatif Kherradji au Conseil de discipline de l’instance. Cette décision intervient moins d’un mois après sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales, prononcée le 19 août dernier par la justice française.
Ce qu'il faut retenir
- Abdelatif Kherradji, arbitre en Ligue 1, a été renvoyé devant le Conseil de discipline de la FFF pour des faits de violences conjugales.
- Le 19 août 2026, il a été condamné à six mois de prison avec sursis par la justice française.
- La commission nationale d’éthique de la FFF a jugé nécessaire de transmettre son dossier au Conseil de discipline, une étape préliminaire avant une éventuelle sanction sportive.
- Cette affaire pourrait avoir des répercussions sur sa carrière arbitrale, notamment en Ligue 1.
- Le Conseil de discipline de la FFF n’a pas encore fixé de date pour examiner le dossier.
Une condamnation judiciaire à l’origine de la procédure disciplinaire
Le 19 août dernier, le tribunal correctionnel de Créteil a rendu son verdict dans l’affaire opposant Abdelatif Kherradji à son ex-compagne. L’arbitre, connu pour officier régulièrement en Ligue 1, a écopé de six mois de prison avec sursis pour des violences conjugales avérées. Une décision judiciaire qui, selon les règles déontologiques de la FFF, peut entraîner des sanctions complémentaires dans le cadre sportif. Ouest France souligne que la commission nationale d’éthique a estimé que les faits reprochés justifiaient une transmission du dossier au Conseil de discipline, une instance chargée de statuer sur les manquements à l’éthique et à la déontologie.
Pour rappel, les violences conjugales constituent une infraction grave, passible de sanctions disciplinaires strictes dans le milieu sportif. La FFF, qui avait déjà suspendu temporairement Kherradji en attendant l’issue de la procédure judiciaire, se retrouve désormais face à une décision judiciaire confirmant les faits. La commission d’éthique a donc considéré que l’affaire méritait d’être examinée sous l’angle disciplinaire, indépendamment de la condamnation pénale.
Un arbitre en Ligue 1 sous le feu des projecteurs
Abdelatif Kherradji, 42 ans, est un arbitre expérimenté qui officie régulièrement en Ligue 1 depuis plusieurs saisons. Figure connue du monde arbitral français, il a dirigé des matchs majeurs et était considéré comme un élément fiable du corps arbitral. Pourtant, cette affaire judiciaire pourrait remettre en cause sa crédibilité et son avenir en tant qu’arbitre professionnel. La FFF, soucieuse de préserver l’image du football français, pourrait en effet prononcer une suspension prolongée, voire une exclusion définitive des compétitions sous son égide.
Dans le milieu, la nouvelle a déjà suscité des réactions. Certains acteurs du football français estiment que les sanctions sportives doivent être à la hauteur des manquements éthiques, surtout lorsqu’ils sont confirmés par la justice. D’autres rappellent que la présomption d’innocence prime jusqu’à la condamnation définitive, bien que cette dernière ait déjà été prononcée dans ce cas précis. Bref, la décision du Conseil de discipline de la FFF s’annonce comme un moment charnière pour l’arbitre comme pour la Fédération.
Reste à savoir si cette affaire incitera la FFF à durcir ses sanctions dans les cas de violences conjugales, ou si elle confirmera sa politique actuelle, basée sur une approche au cas par cas. Une chose est certaine : le football français, comme le reste de la société, ne tolère plus les violences conjugales, et les instances disciplinaires devront en tirer les conséquences.
La FFF pourrait prononcer une simple réprimande, une suspension temporaire ou définitive, voire une exclusion des compétitions sous son égide. La décision dépendra de l’examen du Conseil de discipline, qui tiendra compte de la gravité des faits, de la condamnation judiciaire et du contexte.