Dans le cadre de sa série estivale consacrée aux lieux d’accueil dédiés aux métiers de l’écriture en France et à l’étranger, Libération s’arrête aujourd’hui à Arles. La rédaction y évoque une résidence littéraire installée dans l’ancien Hôtel-Dieu, où Vincent Van Gogh fut soigné en 1888, et où œuvrent désormais des traducteurs, passeurs de langues entre les cultures.

Ce qu'il faut retenir

  • Résidence littéraire à Arles, hébergée dans l’ancien Hôtel-Dieu, lieu historique où Vincent Van Gogh fut soigné en 1888
  • Cette structure accueille principalement des traducteurs et des professionnels de la langue
  • Elle s’inscrit dans une dynamique de soutien aux métiers de l’écriture, comme le rapporte la série estivale de Libération
  • L’Hôtel-Dieu d’Arles est un bâtiment emblématique du patrimoine arlésien, marqué par son passé hospitalier

Un écrin historique pour les passeurs de langues

L’ancien Hôtel-Dieu d’Arles, construit au Moyen Âge, a longtemps servi d’hôpital avant de devenir un lieu dédié à la création littéraire. Libération souligne que cette résidence accueille désormais des traducteurs, ces artisans invisibles qui œuvrent à la circulation des textes entre les langues. Une mission d’autant plus cruciale à l’heure où la diversité linguistique et culturelle est au cœur des débats.

L’établissement, situé en plein cœur de la ville, offre un cadre propice à la concentration et à la réflexion. Autant dire que le contraste entre l’histoire médicale du lieu et son rôle actuel n’échappe à personne. Les traducteurs y trouvent un espace pour travailler sur des projets variés, allant de la littérature contemporaine aux textes classiques, en passant par des œuvres contemporaines issues de langues moins diffusées.

Van Gogh, une présence toujours palpable

En 1888, Vincent Van Gogh y fut admis pour une cure de repos, après des épisodes de crise. L’artiste, qui a réalisé certaines de ses œuvres majeures à Arles, dont « La Nuit étoilée », laisse derrière lui un héritage artistique indélébile. Aujourd’hui, l’Hôtel-Dieu, qui abrite depuis 2021 la résidence littéraire, porte ainsi un double héritage : médical et artistique.

Les responsables de la résidence mettent en avant ce lien historique pour attirer des résidents sensibles à cette dimension. « Ce lieu a une âme, celle de ceux qui y ont vécu et travaillé », explique un porte-parole de la structure. Et d’ajouter : « Accueillir des traducteurs ici, c’est aussi perpétuer une forme de dialogue entre les époques et les cultures. »

Une résidence parmi d’autres en France

La résidence d’Arles s’inscrit dans un réseau plus large de lieux dédiés aux métiers de l’écriture. Libération rappelle que la France compte plusieurs résidences similaires, comme celle de la Villa Gillet à Lyon ou encore la Maison des écrivains et de la littérature à Paris. Ces structures visent à soutenir la création et la diffusion des textes, tout en offrant un cadre de travail stimulant aux auteurs et traducteurs.

À Arles, l’accent est mis sur la traduction, un métier souvent méconnu mais essentiel. Les résidents bénéficient d’un accompagnement logistique et administratif, ainsi que d’un accès à un réseau de professionnels du livre. Une formule qui séduit de plus en plus de traducteurs, comme en témoigne le taux d’occupation élevé de la résidence.

Et maintenant ?

La résidence littéraire d’Arles pourrait voir son offre s’élargir dans les prochains mois, avec l’intégration de nouveaux ateliers dédiés à la traduction spécialisée, notamment dans les domaines scientifique et technique. Une initiative qui répondrait à une demande croissante des éditeurs. Par ailleurs, la ville d’Arles, déjà reconnue pour son patrimoine et ses festivals, mise sur cette résidence pour renforcer son attractivité culturelle.

Pour clore, cette résidence à Arles illustre comment un lieu chargé d’histoire peut se réinventer pour servir de nouvelles missions, celles de la création et du dialogue entre les langues. Un pari réussi, selon les premiers retours des résidents.

La résidence est ouverte aux traducteurs professionnels, aux auteurs en résidence de création, ainsi qu’aux éditeurs et chercheurs travaillant sur des projets liés à la traduction. Les candidatures sont examinées par un comité, qui sélectionne les projets en fonction de leur pertinence et de leur originalité.