La police nationale espagnole a procédé, mercredi 26 août 2026, à l'arrestation à Tarragone d'un fugitif surnommé le « maître des évasions », connu en Italie sous le nom de Toma Taulant, ressortissant albanais. Selon Euronews FR, cet homme était recherché par Rome depuis 2025 pour quatre évasions spectaculaires de prison, dont la dernière remonte à décembre 2025. Condamné jusqu'en 2048 pour des faits de vols et trafic de stupéfiants, il purgeait sa peine dans un établissement de haute sécurité à Milan avant de s'en échapper.

Ce qu'il faut retenir

  • Toma Taulant, Albanais de 38 ans, était recherché depuis 2025 pour quatre évasions de prison et purgeait une peine de 22 ans en Italie.
  • Il s'est échappé en décembre 2025 d'une prison milanaise en sciant les barreaux et en descendant la façade à l'aide de draps noués.
  • Son casier judiciaire mentionne des évasions en Italie (Terni, Parme) et en Belgique, où il a franchi les murs grâce à une pyramide humaine.
  • Localisé à Tarragone, il a opposé une résistance lors de son arrestation, blessant deux policiers.
  • Deux faux documents d'identité et deux billets de 500 euros contrefaits ont été saisis sur lui.
  • Un juge a ordonné son placement en détention provisoire sans caution en attendant son extradition vers l'Italie.

Un multirécidiviste aux méthodes d'évasion audacieuses

Toma Taulant, également connu en Italie sous le surnom de « mago della fuga » (« magicien de la fuite »), était incarcéré dans une prison de haute sécurité à Milan pour des faits de trafic de drogue et de vols. Selon les éléments communiqués par les autorités italiennes et relayés par Euronews FR, il a réussi, le 12 décembre 2025, à s'évader de cet établissement en sciant les barreaux d'une fenêtre et en descendant le long de la façade à l'aide de draps noués. Une méthode spectaculaire qui illustre la détermination et l'ingéniosité dont il fait preuve depuis des années.

Son casier judiciaire témoigne de sa capacité à franchir les murs pénitentiaires à plusieurs reprises. En Belgique, il est parvenu à quitter un centre de détention en organisant une évasion collective : une pyramide humaine formée avec d'autres détenus lui a permis de franchir les murs. Ces exploits lui ont valu une réputation de « maître des évasions », un surnom désormais associé à son nom dans les médias européens.

Un mandat d'arrêt européen et une traque internationale

Dès 2025, les autorités italiennes ont émis un mandat d'arrêt européen à son encontre. Toma Taulant était recherché non seulement pour son évasion récente, mais aussi pour trois autres fuites de prison intervenues précédemment : deux en Italie, à Terni et Parme, et une en Belgique. Ces faits ont conduit les services de police européens à renforcer la coordination internationale pour tenter de le localiser.

C'est finalement dans la ville espagnole de Tarragone, en Catalogne, que les enquêteurs ont réussi à le localiser. Les services de police nationaux espagnols, en collaboration avec Interpol, ont surveillé ses déplacements pendant plusieurs semaines avant de procéder à son interpellation. L'homme, en cavale depuis près de neuf mois, avait réussi à se fondre dans la vie locale, tout en restant sous surveillance.

Une arrestation mouvementée et des éléments troublants saisis

L'intervention des forces de l'ordre, intervenue dans un quartier de Tarragone, s'est déroulée dans un climat de forte tension. Toma Taulant a opposé une résistance physique aux policiers lors de son arrestation, tandis que plusieurs personnes présentes sur les lieux ont tenté d'entraver l'opération. L'une d'elles aurait blessé deux agents au cours de l'affrontement, selon les premiers éléments communiqués par la police nationale espagnole.

Au moment de sa capture, les enquêteurs ont découvert sur lui deux faux documents d'identité, ainsi que deux billets de 500 euros susceptibles d'être contrefaits. Ces éléments, combinés à son profil de multirécidiviste, ont conduit la police à le qualifier d'individu « dangereux ». Une qualification qui pourrait avoir des conséquences sur la procédure judiciaire en cours.

Une procédure d'extradition vers l'Italie déjà enclenchée

Dès son arrestation, Toma Taulant a été présenté à un magistrat espagnol qui a ordonné son placement en détention provisoire sans possibilité de libération sous caution. Cette décision vise à lui permettre de rester sous les verrous le temps que les autorités italiennes finalisent la procédure d'extradition. Les services judiciaires espagnols ont indiqué que cette formalité pourrait prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, en fonction des recours éventuels et des vérifications administratives.

Selon Euronews FR, les autorités italiennes ont déjà confirmé leur intention de récupérer Toma Taulant afin qu'il purge le reliquat de sa peine, soit 22 ans de prison. Son casier judiciaire, déjà bien fourni, pourrait également être réexaminé à la lumière de ses multiples évasions, ce qui pourrait entraîner une majoration de sa condamnation.

Et maintenant ?

La prochaine étape pour Toma Taulant consiste en une audience devant un juge espagnol, qui devra valider ou non la demande d'extradition italienne. Cette procédure, encadrée par le droit européen, pourrait s'étaler sur plusieurs semaines. En parallèle, les autorités espagnoles ont ouvert une enquête pour complicité et entrave à l'action de la justice, liée à l'intervention des personnes ayant tenté de bloquer l'arrestation. Enfin, la police italienne a annoncé qu'elle allait analyser les méthodes utilisées par le fugitif pour organiser ses évasions, afin d'éviter de nouveaux épisodes similaires dans ses établissements pénitentiaires.

L'arrestation de Toma Taulant marque une victoire pour les services de police européens, qui ont collaboré étroitement pour mettre fin à une cavale de près d'un an. Reste à savoir si cette arrestation permettra d'enrayer la réputation de « magicien de la fuite » qui colle à la peau du multirécidiviste albanais.

Toma Taulant purgeait une peine de 22 ans de prison en Italie pour des faits de trafic de drogue et de vols. Son casier judiciaire mentionne également quatre évasions de prison, dont deux en Italie et une en Belgique, ce qui pourrait entraîner une majoration de sa condamnation.

Outre son profil de multirécidiviste en cavale, la police espagnole a saisi sur lui deux faux documents d'identité et deux billets de 500 euros contrefaits. Son casier judiciaire, marqué par plusieurs évasions spectaculaires, a conduit les autorités à le qualifier de dangereux.