Une semaine après l’abandon controversé du projet visant à ouvrir la Fifa à des investissements privés, Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial au sein de l’instance, a réagi publiquement mardi 4 août. Dans un communiqué, l’ancien entraîneur emblématique d’Arsenal a salué cette décision, la qualifiant d’« absolument nécessaire et incontestable ». Selon Franceinfo - Sport, Wenger a également réaffirmé sa confiance en une Fifa « indépendante qui sert notre sport avec engagement, transparence et intégrité ».
Ce qu'il faut retenir
- Arsène Wenger a soutenu publiquement, mardi 4 août 2026, le retrait du projet d’ouverture de la Fifa aux investisseurs privés, le jugeant « absolument nécessaire et incontestable ».
- L’ancien entraîneur d’Arsenal a précisé n’avoir « pas été impliqué » dans l’élaboration de ce plan stratégique, dont il a découvert l’existence « pour la première fois dans les médias ».
- Ce projet, présenté par Gianni Infantino une semaine plus tôt, prévoyait de mobiliser dix milliards de dollars sur quatre ans pour le développement du football.
- La polémique autour de cette initiative a forcé la Fifa à renoncer rapidement à ce plan, plongeant l’instance dans une crise de confiance.
- La réélection de Gianni Infantino à la tête de la Fifa, initialement promise, est désormais menacée en raison des critiques croissantes.
Un projet abandonné sous la pression des critiques
Présenté comme un moyen de financer massivement le développement du football, le projet d’ouverture de la Fifa à des investisseurs privés a été dévoilé par Gianni Infantino, son président, lors d’une conférence de presse mardi 27 juillet. L’objectif affiché était de lever jusqu’à dix milliards de dollars sur les quatre prochaines années pour soutenir les fédérations et les initiatives liées au ballon rond. Pourtant, moins d’une semaine après son annonce, le projet a été retiré sous la pression des critiques, révèle Franceinfo - Sport.
Dès sa présentation, le plan a suscité une levée de boucliers. L’UEFA a rapidement exprimé son opposition, tandis que plusieurs fédérations nationales ont retiré leur soutien à Gianni Infantino. Le conseiller principal du président de la Fifa, dont l’identité n’a pas été révélée, a également démissionné, aggravant la crise au sein de l’instance. Ces réactions en cascade ont contraint la Fifa à faire marche arrière, une décision qualifiée par Wenger d’indispensable pour préserver l’intégrité de l’organisation.
Wenger se distance de Gianni Infantino et de sa vision du football
Arsène Wenger a profité de sa prise de parole pour clarifier sa position vis-à-vis de Gianni Infantino. Dans son communiqué, il a tenu à préciser qu’il n’avait « pas été impliqué » dans l’élaboration de ce projet stratégique. Une affirmation qui prend tout son sens alors que plusieurs médias évoquaient ces dernières semaines une proximité entre les deux hommes, notamment sur la vision économique du football. Selon Franceinfo - Sport, Wenger est régulièrement associé à une approche plus commerciale et rentable du sport, davantage tournée vers la recherche de revenus que vers les intérêts purement sportifs.
« Je crois fermement en une Fifa indépendante qui sert notre sport avec engagement, transparence et intégrité », a-t-il déclaré. Ses propos, relayés sur les réseaux sociaux, contrastent avec l’image d’un Infantino de plus en plus contesté pour ses méthodes et ses orientations. La réaction de Wenger intervient alors que la réputation de la Fifa est sérieusement ébranlée, au point de remettre en cause la réélection du président suisse, initialement considérée comme acquise.
« La décision de retirer le projet était absolument nécessaire et au-delà de tout doute. Je ne crois pas en une Fifa qui sert les intérêts de quelques-uns au détriment de tous les acteurs du football. »
Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la Fifa
La Fifa en pleine tourmente : Infantino et la crise de confiance
Le retrait du projet d’ouverture aux investisseurs privés marque un tournant dans la gouvernance de la Fifa. Gianni Infantino, en poste depuis 2016, avait pourtant réussi à stabiliser financièrement l’instance après les scandales de corruption des années 2010. Mais cette nouvelle polémique révèle les tensions internes et les divisions autour de sa gestion. Selon Franceinfo - Sport, l’UEFA a publiquement affirmé que le président suisse avait « perdu la confiance » de l’instance européenne, refusant désormais de tolérer « ces manœuvres secrètes ».
La démission du conseiller principal d’Infantino, dont l’identité n’a pas été dévoilée, ainsi que le retrait du soutien de plusieurs fédérations, illustrent l’ampleur de la crise. Parmi les membres du comité exécutif de la Fifa, certains commencent à remettre en question la légitimité d’Infantino à briguer un nouveau mandat. Une réélection, qui semblait acquise il y a encore quelques semaines, est désormais loin d’être garantie, alors que le congrès de la Fifa est prévu dans les prochains mois.
Les prochaines échéances à surveiller
Plusieurs rendez-vous pourraient accélérer ou apaiser la crise au sein de la Fifa. D’ici la fin du mois d’août 2026, l’instance doit publier un rapport détaillé sur les raisons de l’abandon du projet d’ouverture aux investisseurs privés. Ce document, s’il est rendu public, pourrait éclairer les zones d’ombre et rassurer les fédérations sceptiques. Parallèlement, les membres du comité exécutif de la Fifa se réuniront en septembre pour discuter des réformes nécessaires, notamment en matière de gouvernance et de transparence.
Côté sportif, le calendrier international du football pourrait également jouer un rôle. Les prochaines compétitions majeures, comme la Coupe du monde 2026 ou les éliminatoires de l’Euro 2028, rappellent l’importance de l’unité du football mondial. Une crise persistante au sein de la Fifa pourrait, à terme, affecter l’organisation de ces événements et fragiliser la crédibilité de l’instance. Les prochaines semaines seront donc décisives pour savoir si la Fifa parvient à surmonter cette tempête ou si la crise actuelle marque le début d’une refonte profonde de sa gouvernance.
Enfin, la question du rôle d’Arsène Wenger dans cette affaire reste en suspens. Bien que le directeur du développement du football mondial ait pris ses distances avec Gianni Infantino, son positionnement pourrait évoluer en fonction des prochaines décisions de la Fifa. Certains observateurs estiment qu’il pourrait devenir une figure de compromis, capable de rétablir un dialogue entre les différentes parties prenantes.
La réélection de Gianni Infantino est menacée en raison des critiques croissantes à son égard, aggravées par l’abandon du projet d’ouverture aux investisseurs privés. Plusieurs fédérations, dont l’UEFA, lui reprochent des « manœuvres secrètes » et un manque de transparence. La démission de son conseiller principal et le retrait de soutien de plusieurs membres ont encore fragilisé sa position.
Le projet abandonné prévoyait d’ouvrir la Fifa à des investisseurs privés pour lever jusqu’à dix milliards de dollars sur quatre ans. Ces fonds devaient être utilisés pour financer le développement du football à l’échelle mondiale, notamment au travers des fédérations et des initiatives locales.