Un engin aux allures de soucoupe volante, manœuvré au-dessus de l’Atlantique avant d’être acheminé jusqu’à Cap Canaveral : l’image, spectaculaire, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Pourtant, loin d’être un ovni, ce module fait partie intégrante des préparatifs de la mission Artemis III, le prochain vol habité de la NASA vers la Lune. Selon Journal du Geek, ce dispositif, officiellement nommé Human Landing System (HLS), jouera un rôle central dans l’alunissage des astronautes prévu d’ici 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Un module lunaire en forme de soucoupe a été transporté par bateau jusqu’au Kennedy Space Center en Floride.
- Ce système, développé en partenariat avec SpaceX, sera utilisé pour l’alunissage des astronautes lors de Artemis III.
- La mission, prévue pour 2026, marquera le retour de l’homme sur la Lune après plus de 50 ans d’absence.
- Le HLS a été conçu pour se poser près du pôle Sud lunaire, une zone riche en glace d’eau.
Un module conçu pour défier la gravité lunaire
Le module, officiellement baptisé Starship HLS, se distingue par sa forme plate et circulaire, conçue pour optimiser son aérodynamisme lors du décollage depuis la Terre et de l’atterrissage sur la Lune. Selon les ingénieurs de la NASA, cette architecture permet de réduire la masse tout en augmentant la capacité de carburant nécessaire pour le voyage. D’après Journal du Geek, ce choix technique s’inscrit dans la stratégie de la NASA pour rendre les missions lunaires plus durables et moins coûteuses.
L’engin a été acheminé depuis le Texas jusqu’au port de Canaveral à bord d’un navire spécialement équipé pour transporter des charges lourdes. Son arrivée au Kennedy Space Center marque une étape cruciale avant les tests finaux, prévus cet été. Ces essais incluront des simulations d’alunissage et des vérifications des systèmes de propulsion.
Artemis III : une mission historique en préparation
Prévue pour septembre 2026, Artemis III aura pour objectif d’emmener deux astronautes, dont la première femme à fouler le sol lunaire, près du pôle Sud de la Lune. Cette région intéresse particulièrement les scientifiques en raison de la présence présumée de glace d’eau dans ses cratères permanently ombragés. Selon les dernières annonces de la NASA, la mission durera environ six jours et demi, avec une sortie extravéhiculaire d’environ six heures.
Le HLS Starship, développé en collaboration avec SpaceX dans le cadre d’un contrat de 2,9 milliards de dollars, sera le véhicule chargé de faire descendre les astronautes depuis l’orbite lunaire jusqu’à la surface. « Ce système est conçu pour être à la fois robuste et réutilisable », a précisé Elon Musk, PDG de SpaceX, lors d’une conférence de presse en 2025. « Il devra résister aux conditions extrêmes du pôle Sud, où les températures oscillent entre -180°C et 120°C. »
Un calendrier serré avant le décollage
Avant le lancement d’Artemis III, plusieurs étapes doivent encore être franchies. D’ici la fin 2025, la NASA prévoit de tester le HLS en conditions réelles lors d’une mission non habitée, baptisée Artemis II. Ce vol servira de répétition générale pour valider les systèmes de navigation et d’atterrissage. Ensuite, un test d’alunissage en autonomie sera réalisé avant d’autoriser l’embarquement des astronautes.
Côté logistique, le Kennedy Space Center s’active pour préparer le lanceur Space Launch System (SLS) et la capsule Orion, qui emmèneront l’équipage vers la Lune. Selon Journal du Geek, les réservoirs du SLS ont déjà été remplis lors d’un test cryogénique réussi en mars 2026, confirmant la fiabilité du système. « Nous sommes dans les temps pour respecter l’échéance de 2026 », a rassuré un porte-parole de la NASA.
Reste à savoir si les conditions météorologiques et les aléas techniques permettront à la NASA de tenir ce calendrier ambitieux. Une chose est sûre : après des décennies d’attente, le retour de l’homme sur la Lune est désormais une question de mois, pas d’années.
La forme plate et circulaire du HLS Starship a été conçue pour optimiser son aérodynamisme lors du décollage depuis la Terre et de l’atterrissage sur la Lune. Selon les ingénieurs, cette architecture permet de réduire la masse tout en augmentant la capacité de carburant nécessaire pour le voyage, tout en offrant une stabilité accrue dans l’environnement lunaire.