L’AS Monaco Basket, champion de France et détenteur des quatre derniers trophées nationaux, se retrouve dans une impasse administrative après le rejet de son inscription en Betclic Élite par les instances dirigeantes. Selon nos confrères du Figaro, l’audience décisive tenue mardi 2 septembre 2026 devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), en visioconférence, n’a pas permis de débloquer la situation.

Ce qu'il faut retenir

  • L’AS Monaco Basket a vu son inscription en Betclic Élite refusée à deux reprises, malgré son titre de champion de France et ses quatre trophées consécutifs.
  • Le projet de reprise impliquant l’ancien joueur NBA Jamal Mashburn a été définitivement abandonné, tout comme celui porté par le fonds d’investissement andorran Clayton Sport, associé à l’ancien footballeur brésilien Ronaldinho.
  • Le CNOSF a rendu un verdict non concluant mardi, avec une décision attendue sous 48 heures, soit d’ici jeudi 4 septembre au plus tard.
  • L’homme d’affaires ukrainien Oleksiy Yefimov, actuel directeur exécutif, a présenté un plan B de dernière minute, incluant un nouveau pool de repreneurs avec des garanties financières estimées à 10 millions d’euros.
  • En cas de décision négative, le club, provisoirement exclu des deux premières divisions professionnelles, pourrait saisir le Tribunal administratif pour contester la décision.

Le feuilleton autour de l’AS Monaco Basket, qui dure depuis plusieurs mois, s’est encore compliqué mardi. Malgré son statut de champion de France en titre et sa domination récente sur la scène nationale – avec quatre trophées consécutifs (Coupe de France, Supercoupe et Leaders Cup) –, le club monégasque a essuyé un nouveau revers face au CNOSF. L’instance a jugé insuffisants les documents fournis pour valider un nouveau projet de reprise, comme le rapporte L’Équipe et Nice-Matin.

Depuis des semaines, le club tente de se restructurer après des mois de difficultés financières. L’homme d’affaires russo-hongrois Aleksej Fedoricsev, jusqu’alors aux commandes, cherche désormais à céder l’AS Monaco, dont la dette s’est alourdie. C’est Oleksiy Yefimov, directeur exécutif ukrainien, qui a pris les rênes du projet de reprise. Pourtant, les deux tentatives les plus médiatisées – celle portée par l’ancien joueur de NBA Jamal Mashburn et celle impliquant le fonds andorran Clayton Sport, associé à Ronaldinho – ont toutes deux échoué à convaincre les instances.

Selon les informations de L’Équipe, certains documents auraient été transmis trop tardivement pour être étudiés en profondeur par le CNOSF. Une situation que critique ouvertement l’homme d’affaires Benjamin Erisoglu, pressenti pour devenir le futur président du club. Ce dernier a pointé du doigt Yefimov, accusant ce dernier de vouloir conserver 80 % des parts du club, alors qu’Erisoglu en exigeait 90 %. « Le problème ? Il est simple : on ne voulait pas garder M. Yefimov, responsable d’un dépôt de bilan avec le club, dans la nouvelle société. Essayent-ils vraiment de sauver le club ? Je ne le crois pas », a-t-il déclaré à L’Équipe.

« Le problème ? Il est simple : on ne voulait pas garder M. Yefimov, responsable d’un dépôt de bilan avec le club, dans la nouvelle société. Essayent-ils vraiment de sauver le club ? Je ne le crois pas. »

Benjamin Erisoglu, ancien président de Cholet Basket, à L’Équipe

Face à la pression, Yefimov a finalement brandi, à la dernière minute, un nouveau pool de repreneurs, capable de présenter des garanties financières estimées à 10 millions d’euros. Une manœuvre qui pourrait encore faire basculer la décision en sa faveur. Le CNOSF devrait rendre son verdict d’ici mercredi ou jeudi, selon les informations disponibles. Une issue positive permettrait à l’AS Monaco de retrouver une place en Betclic Élite, tandis qu’un rejet plongerait le club dans une incertitude juridique et sportive.

En attendant, l’avenir de l’AS Monaco Basket reste plus incertain que jamais. Le club, provisoirement exclu des deux premières divisions professionnelles, n’a plus qu’un recours possible : saisir le Tribunal administratif. Une procédure longue et coûteuse, qui pourrait aggraver la situation financière déjà fragile du club. Pour ses supporters et ses partenaires, la fenêtre de tir se referme rapidement.

Et maintenant ?

La décision du CNOSF, attendue sous 48 heures, déterminera la suite des événements. Si le projet de Yefimov est validé, l’AS Monaco pourrait retrouver sa place en Betclic Élite dès la prochaine saison. En revanche, un nouveau rejet contraindrait le club à engager des recours juridiques, avec des conséquences incertaines sur sa pérennité en divisions professionnelles. Une issue positive nécessiterait également une clarification rapide des garanties financières promises par le nouveau pool de repreneurs.

Quel que soit le verdict, cette affaire soulève une fois de plus la question de la gouvernance des clubs professionnels en France. Les retards administratifs, les conflits internes et les exigences financières croissantes mettent en lumière les difficultés rencontrées par les structures sportives pour concilier performance et viabilité économique. Pour l’AS Monaco Basket, dont l’histoire récente est marquée par des succès sportifs mais aussi par des turbulences financières, l’enjeu dépasse désormais le simple cadre sportif.

En cas de nouveau rejet, le club pourrait saisir le Tribunal administratif pour contester la décision. Cette procédure pourrait prendre plusieurs semaines, voire mois, et n’offre aucune garantie de succès. Parallèlement, l’AS Monaco devrait trouver une solution rapide pour présenter un nouveau projet de reprise, sous peine de voir son exclusion des divisions professionnelles se prolonger.

Le fonds andorran Clayton Sport, associé à l’ancien footballeur brésilien Ronaldinho, n’a pas convaincu le CNOSF de la solidité de ses garanties financières ou de la pertinence de son projet sportif. Selon les informations disponibles, certains documents auraient également été transmis trop tardivement, empêchant une étude approfondie de l’instance.