L’Assemblée nationale observera ce mardi 9 juin une minute de silence en mémoire de Noahm, un jeune homme de 19 ans décédé le 2 juin à Metz, trois jours après une altercation dans le centre-ville. Cette initiative, portée par la France insoumise, s’inscrit dans un hommage plus large incluant également Lyhanna, une victime d’un crash d’hélicoptère, et un gendarme tué dans les mêmes circonstances. Selon BFM - Politique, cette minute de silence sera respectée au début des questions au gouvernement, marquant ainsi la reconnaissance institutionnelle d’un drame qui a suscité l’émotion dans la communauté LGBT+.
Ce qu'il faut retenir
- Noahm, 19 ans, est décédé le 2 juin 2026 à Metz, trois jours après une altercation dans le centre-ville, comme l’a indiqué le parquet de Metz.
- Deux suspects, âgés de 20 et 27 ans, ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour cette affaire.
- Les associations LGBT+ dénoncent une agression homophobe, évoquant des injures et des violences ciblant l’orientation sexuelle de la victime.
- L’Assemblée nationale rendra hommage à Noahm ce mardi 9 juin, aux côtés d’autres victimes de violences récentes.
- Le parquet de Metz n’a pas encore confirmé le caractère homophobe des faits, mais les investigations se poursuivent sous la direction d’un juge d’instruction.
Un hommage national après la mort d’un jeune homme de 19 ans
Noahm, 19 ans, a trouvé la mort le 2 juin 2026 à Metz, trois jours après une altercation violente survenue dans le centre-ville. Cette disparition a profondément marqué la communauté LGBT+, qui dénonce une agression à caractère homophobe. Dès l’annonce de son décès, des associations comme Couleurs Gaies et STOP Homophobie ont appelé à des rassemblements pour soutenir sa famille et dénoncer les violences envers les personnes LGBT+. Selon BFM - Politique, un hommage lui sera rendu ce mardi 9 juin à l’Assemblée nationale, où une minute de silence sera observée en sa mémoire, aux côtés de celle de Lyhanna et du gendarme tué dans un crash d’hélicoptère.
Les circonstances troubles d’une altercation mortelle
Les faits remontent à la soirée du 29 mai 2026, lorsque Noahm, accompagné d’un ami, a été pris à partie par trois individus dans le centre de Metz. Selon les témoignages recueillis par Mediapart et Le Républicain Lorrain, les agresseurs auraient ciblé Noahm en raison de son apparence et de son orientation sexuelle. « Ils ont directement pris Noahm à partie. Parce que voilà, Noahm se maquille, Noahm est efféminé… », a expliqué un proche à nos confrères. L’ami de la victime, légèrement blessé, a précisé qu’il n’y avait pas eu de rixe, mais une agression unilatérale : « Ce sont eux qui se sont jetés sur nous, c’est nous qui avons été frappés. »
Des associations en première ligne pour dénoncer l’homophobie
Dès l’annonce de la mort de Noahm, les associations LGBT+ ont réagi avec force. STOP Homophobie a évoqué une « agression homophobe d’une extrême violence » et rappelé que des éléments faisaient état d’injures à caractère homophobe. De son côté, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a relayé l’information sur X (ex-Twitter) en écrivant : « Un jeune homme est mort il y a deux jours suite à une agression homophobe. » Ces réactions s’inscrivent dans un contexte plus large de lutte contre les violences LGBTphobes, alors que plusieurs affaires similaires ont récemment défrayé la chronique. SOS Homophobie a publié une tribune dans Libération pour demander une mobilisation nationale, tandis que des élus locaux, comme Charlotte Leduc (France insoumise), ont insisté sur la nécessité de montrer une « opposition très ferme » face à ces crimes.
Une enquête en cours pour déterminer les motivations des agresseurs
Côté judiciaire, le parquet de Metz a indiqué ne pas disposer, à ce stade, « d’éléments permettant de considérer que les faits ont été commis à raison de l’orientation sexuelle des victimes ». Comme le rapporte BFM - Politique, les investigations se poursuivent sous la direction d’un juge d’instruction, avec pour objectif de « déterminer le plus exactement possible les circonstances des faits, tant dans leur matérialité qu’au regard des intentions des mis en cause ». Deux suspects, âgés de 20 et 27 ans, ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Une troisième victime, un homme de 21 ans, a été légèrement blessée au visage, selon les déclarations du procureur de la République de Metz à l’AFP.
L’hommage parlementaire, symbole d’une mobilisation plus large
La décision d’observer une minute de silence à l’Assemblée nationale en mémoire de Noahm s’inscrit dans une dynamique plus large de reconnaissance des violences homophobes. Plusieurs élus, notamment de La France insoumise, avaient milité pour cette initiative, arguant qu’elle permettrait de « montrer une opposition très ferme » face à ces crimes. « Il faut absolument qu’on montre une opposition très ferme et cette minute de silence montrerait que la représentation nationale saisit l’enjeu », avait déclaré Charlotte Leduc, élue insoumise à Metz, à ICI Lorraine. Cet hommage, qui sera rendu ce mardi 9 juin, s’ajoute à d’autres initiatives symboliques portées par la société civile pour soutenir les victimes de violences LGBTphobes.
Cette affaire rappelle, une fois de plus, l’urgence d’agir contre les violences homophobes en France, alors que les statistiques montrent une recrudescence des agressions ces dernières années. Les proches de Noahm, comme les associations, espèrent que son histoire servira à faire avancer la lutte contre la haine et les discriminations.