Les Français ont massivement privilégié l’assurance-vie pour placer leurs économies au mois d’avril, selon les chiffres publiés par France assureurs et rapportés par Le Figaro. Avec des dépôts records, ce placement confirme son attractivité face au Livret A, souvent considéré comme son principal concurrent.

Selon les données communiquées par l’organisation professionnelle du secteur, les cotisations d’assurance-vie ont atteint 17,6 milliards d’euros en avril, un niveau inédit pour un mois d’avril. Après déduction des prestations versées (retraits, rachats), l’encours des contrats a progressé de 5,2 milliards d’euros sur la même période, là encore un record pour un mois d’avril.

Ce qu'il faut retenir

  • Les cotisations d’assurance-vie ont atteint 17,6 milliards d’euros en avril, un record pour ce mois.
  • Après retrait des prestations, l’encours des contrats a augmenté de 5,2 milliards d’euros.
  • L’assurance-vie est perçue comme plus rémunératrice que le Livret A, principal concurrent.
  • Les épargnants français ont massivement orienté leurs économies vers ce placement en avril.

Un engouement historique pour l’assurance-vie en avril

Ce mois d’avril marque un nouveau sommet pour l’assurance-vie, dont les cotisations ont dépassé les 17 milliards d’euros. Ce chiffre, inédit pour un mois d’avril, reflète une tendance de fond chez les épargnants français, qui continuent de privilégier ce placement malgré les fluctuations des marchés financiers. D’après France assureurs, cette dynamique s’explique en grande partie par la recherche de rendements supérieurs à ceux proposés par le Livret A, dont le taux reste fixé à 3 % depuis février 2023.

Autant dire que l’écart de rémunération joue un rôle clé dans ce choix. « Les contrats d’assurance-vie offrent généralement des rendements plus attractifs que les livrets réglementés, même si cela dépend des supports choisis (fonds en euros ou unités de compte) », a rappelé un porte-parole de France assureurs. Ce constat est d’autant plus marqué que les épargnants cherchent à préserver le pouvoir d’achat de leur épargne dans un contexte inflationniste persistant.

Une progression nette de l’encours malgré les retraits

Si les dépôts ont été exceptionnels en avril, les retraits n’ont pas pour autant été négligeables. Les prestations versées sur la période ont représenté un montant significatif, mais insuffisant pour compenser l’afflux de nouveaux fonds. Résultat : l’encours global des contrats d’assurance-vie a enregistré une hausse record de 5,2 milliards d’euros en un seul mois.

Cette progression illustre la solidité de l’attractivité de l’assurance-vie, malgré les aléas économiques. « Même en période d’incertitude, les Français continuent de placer leur confiance dans ce produit, qui combine sécurité (via les fonds en euros) et potentiel de rendement (via les unités de compte) », a expliqué un expert du secteur. Cette tendance s’inscrit dans la durée, avec une collecte nette annuelle qui dépasse désormais régulièrement les 30 milliards d’euros depuis plusieurs années.

Un produit d’épargne qui résiste aux alternatives

Face à une offre pléthorique de placements (PEA, LDDS, etc.), l’assurance-vie conserve une place prépondérante dans le portefeuille des ménages français. Son succès s’explique par sa flexibilité – possibilité de versements libres ou programmés, fiscalité avantageuse après 8 ans, transmission du capital – et par sa diversification, qui permet d’adapter son épargne à son profil de risque.

« Contrairement à d’autres placements, l’assurance-vie offre une réelle liberté dans le choix des supports, ce qui séduit une clientèle de plus en plus large, des jeunes actifs aux retraités », a souligné un conseiller en gestion de patrimoine. Par ailleurs, les récentes évolutions réglementaires, comme la loi Pacte de 2019, ont renforcé son attractivité en simplifiant l’accès aux fonds labellisés « ISR » (Investissement Socialement Responsable), de plus en plus plébiscités.

Et maintenant ?

Les professionnels du secteur s’attendent à ce que cette dynamique se poursuive dans les prochains mois, à condition que les taux d’intérêt et les rendements des fonds en euros restent compétitifs. Une nouvelle baisse des taux de rémunération du Livret A, prévue pour août 2026, pourrait encore renforcer l’attractivité de l’assurance-vie. Les observateurs surveilleront également l’impact des prochaines réformes fiscales, dont certaines pourraient modifier les conditions de transmission du capital.

Reste à voir si les épargnants maintiendront ce niveau d’engagement dans un contexte économique toujours marqué par l’incertitude. Une chose est sûre : l’assurance-vie confirme sa position de placement préféré des Français, devant le Livret A et le LDDS.

En avril 2026, l’assurance-vie a enregistré des rendements moyens supérieurs à ceux du Livret A (fixé à 3 %). Les contrats proposent des fonds en euros garantis, mais aussi des unités de compte (actions, obligations) offrant un potentiel de rendement bien supérieur à long terme. De plus, l’assurance-vie bénéficie d’une fiscalité avantageuse après 8 ans, contrairement au Livret A, dont les intérêts sont totalement défiscalisés mais plafonnés.