Selon Le Figaro, trois personnes, qui organisaient des séances de chamanisme sous substances sur fond de dérives sectaires, ont été interpellées dans l’arrière-pays niçois. Les participants à ces séances avaient ingéré différentes substances psychotropes, parmi lesquelles des champignons hallucinogènes et des préparations à base de plantes psychotropes.

Les gendarmes de la brigade de recherches (BR) de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) sont intervenus en pleine séance de chamanisme pour interpeller les trois auteurs d’une étrange cérémonie dans une propriété du village de Toudon, une petite commune de l’arrière-pays niçois, à 60 kilomètres de la côte. Quatorze victimes ont, elles, été mises en sécurité avec une prise en charge médicale par les forces de l’ordre, dans une opération qui a nécessité la mobilisation d’une cinquantaine de personnes, a détaillé le parquet de Nice dans un communiqué publié mercredi soir.

Ce qu'il faut retenir

  • 3 personnes interpellées pour organisation de séances de chamanisme sous substances
  • Les participants avaient ingéré des substances psychotropes, dont des champignons hallucinogènes
  • 14 victimes mises en sécurité avec une prise en charge médicale
  • Les suspects sont soupçonnés d’avoir régulièrement organisé ces rituels occultes en petit comité, sur fond de dérives sectaires

Les faits

Les suspects, un homme né en 1962, sa conjointe née en 1958, et une femme née en 1984, sont soupçonnés d’avoir régulièrement organisé ces rituels occultes en petit comité, sur fond de dérives sectaires. Lors de perquisitions effectuées le 11 juillet dernier, les autorités ont découvert de nombreux produits psychotropes chez les suspects dont la détention, la cession et l’usage sont interdits en France.

Ainsi, «plusieurs centaines de cactus tels que le Peyotl, des champignons hallucinogènes de type Ninos Santos et Amanites tue-mouches, de la sauge divinatoire ainsi que de nombreuses préparations dérivées utilisées lors de ces cérémonies» ont été saisis, selon le parquet. Les trois chamans avaient semble-t-il constitué une «communauté» dans ce village reculé de la vallée de l’Estéron, au cœur du Parc naturel régional des Préalpes d’Azur, dans laquelle ils auraient mis des personnes en état de «sujétion psychologique».

Les conséquences

Une information judiciaire a été ouverte, à l’issue du défèrement des suspects, pour les chefs suivants : «trafic de stupéfiants», «abus frauduleux de l’état de sujétion psychologique ou physique d’une personne» en bande organisée, «placement ou maintien d’une personne en état de sujétion psychologique ou physique» en bande organisée, «exercice illégal de la médecine», «administration de substance nuisible a une personne vulnérable» et «blanchiment». Les chamans, inconnus des services de police et sans casier judiciaire, ont été mis en examen pour ces faits, et placés sous contrôle judiciaire.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de l’enquête devraient consister à approfondir les liens entre les suspects et les victimes, ainsi qu’à évaluer l’ampleur des dégâts causés par ces pratiques. Les autorités devraient également prendre des mesures pour prévenir de futures victimes et pour protéger les personnes vulnérables contre de telles dérives sectaires.

En conclusion, cette affaire met en lumière les dangers potentiels des dérives sectaires et de l’usage de substances psychotropes dans des contextes de cérémonies ou de rituels. Il est essentiel que les autorités et les communautés restent vigilantes face à de tels phénomènes pour protéger les individus et prévenir les abus.