L’Atlético de Madrid a déposé une plainte officielle contre le FC Barcelone auprès de la FIFA pour des négociations présumées illicites autour de l’attaquant argentin Julian Álvarez, ont confirmé jeudi 7 août 2026 des sources internes au club catalan à RMC Sport. Selon ces mêmes sources, les dirigeants madrilènes estiment que le Barça aurait pris contact de manière irrégulière avec le joueur, sous contrat jusqu’en 2030, afin de l’inciter à exiger son départ de la capitale espagnole.

Ce qu'il faut retenir

  • Plainte déposée par l’Atlético de Madrid auprès de la FIFA pour des « négociations occultes » avec Julian Álvarez, selon des sources internes au FC Barcelone.
  • L’Argentin, champion du monde en 2022, est sous contrat avec l’Atlético jusqu’en 2030, mais souhaite rejoindre le Barça, club de son idole Lionel Messi.
  • Le président du FC Barcelone, Joan Laporta, a confirmé début juillet une offre de 100 millions d’euros pour Álvarez, toujours en cours de discussion.
  • L’Atlético a également porté l’affaire devant la Fédération espagnole de football (RFEF), bien que cette dernière n’ait pas encore réagi officiellement.

Cette affaire éclate alors que Julian Álvarez, recruté en 2024 depuis Manchester City pour un montant proche de 85 millions d’euros, est depuis plusieurs mois courtisé par le Barça. Lors du Mondial 2026, l’international argentin avait publiquement déclaré que son transfert vers le club catalan serait « la meilleure chose pour tout le monde ». Une déclaration qui, selon l’Atlético, s’inscrit dans une stratégie du Barça pour le convaincre de forcer son départ.

Le dossier prend une tournure encore plus complexe après que l’Atlético ait révélé avoir également saisi la RFEF. Interrogée par l’AFP, la fédération espagnole n’a pas confirmé cette information dans l’immédiat. Contacté par RMC Sport, le FC Barcelone n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations, bien que la situation promette d’envenimer les tensions entre les deux clubs, déjà rivaux historiques en Liga.

Un transfert déjà au cœur de tensions entre les clubs madrilènes

Ce bras de fer s’inscrit dans une rivalité plus large entre l’Atlético et le Real Madrid, le second ayant tenté en juin 2026 de faire monter les enchères en proposant 150 millions d’euros pour Álvarez. Selon la presse espagnole, cette offre aurait été une manœuvre du président madrilène Florentino Pérez pour compliquer un éventuel transfert au Barça et honorer une promesse électorale. L’Atlético avait alors rejeté l’offre, réaffirmant sa volonté de conserver son attaquant.

Les déclarations de Julian Álvarez en marge du Mondial 2026 ont relancé les spéculations sur son avenir. « Si l’Atlético me laisse partir, ce serait la meilleure solution pour tout le monde », avait-il indiqué, évoquant ainsi son désir de rejoindre le club catalan, où il pourrait évoluer aux côtés de son idole, Lionel Messi. Ce dernier, ancien joueur emblématique du Barça, a quitté le club en 2023, mais reste une figure majeure pour le club et ses supporters.

Un dossier qui pourrait s’envenimer pour le FC Barcelone

Pour le FC Barcelone, cette plainte représente un obstacle de taille dans sa quête d’un successeur à Robert Lewandowski, vieillissant et moins en vue. Le club catalan, en proie à des difficultés financières récurrentes, mise sur des recrutements ciblés pour relancer son équipe. Une offre de 100 millions d’euros, toujours en cours de négociation selon Joan Laporta, avait été officialisée début juillet, mais le dossier semble désormais bloqué par l’intervention de la FIFA et de la RFEF.

Les conséquences d’une sanction de la FIFA pourraient être lourdes pour le Barça : suspension de transferts, amende financière, voire interdiction de recruter temporairement. Une perspective qui, dans le contexte actuel, pourrait affaiblir davantage la position du club en Liga et en Ligue des champions. De son côté, l’Atlético de Madrid, bien que moins exposé médiatiquement, défend une ligne ferme : le respect des contrats et des procédures, arguant que toute tentative de débauchage en dehors des canaux officiels constitue une violation des règles du football professionnel.

Et maintenant ?

La procédure engagée par l’Atlético de Madrid pourrait prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant qu’une décision ne soit rendue par la FIFA. Dans l’intervalle, le FC Barcelone pourrait tenter de négocier une solution à l’amiable avec son homologue madrilène, ou décider de fournir des preuves supplémentaires pour justifier ses contacts avec Julian Álvarez. La RFEF, quant à elle, devra trancher sur l’éventuelle transmission du dossier à la FIFA, ce qui pourrait accélérer le processus. En attendant, le joueur argentin reste sous contrat avec l’Atlético, mais son avenir semble plus que jamais incertain.

Cette affaire rappelle les tensions récurrentes entre clubs espagnols lors des périodes de mercato, où les recrutements de joueurs en fin de contrat ou sous tension sont souvent au cœur de litiges. Elle intervient également dans un contexte où la FIFA renforce son contrôle sur les transferts, notamment après les scandales passés impliquant des clubs et agents. Pour le FC Barcelone, déjà sous pression sportive et financière, cette plainte pourrait ajouter une couche de complexité supplémentaire à une saison déjà décisive.

L’Atlético accuse le FC Barcelone d’avoir mené des négociations occultes avec Julian Álvarez pour l’inciter à exiger son départ, alors qu’il est sous contrat jusqu’en 2030. Selon les dirigeants madrilènes, ces contacts violaient les règles du football professionnel en matière de transfert.

En cas de manquement avéré, la FIFA pourrait prononcer une suspension de transferts, une amende financière, voire une interdiction temporaire de recruter. Ces sanctions dépendront de la gravité des faits établis et des preuves apportées par l’Atlético.