Une frappe de drone ukrainien a visé le 8 août 2026 la station balnéaire de Guelendjik, dans le sud de la Russie, faisant sept morts dont trois enfants et plus de quarante blessés, selon Le Figaro. Les autorités russes accusent immédiatement Kiev de terrorisme, une version contestée par l’Ukraine, qui n’a pas encore réagi officiellement.
Ce qu'il faut retenir
- Un drone ukrainien s’est écrasé sur une plage très fréquentée de Guelendjik, faisant 7 morts, dont 3 enfants, et 40 blessés selon Moscou.
- Les autorités russes, via leur gouverneur local et leur porte-parole diplomatique, attribuent l’attaque à l’Ukraine et parlent d’acte de terrorisme.
- Des vidéos, authentifiées par Reuters, montrent l’impact du drone et une explosion sur la plage, où des touristes se trouvaient.
- Quatre autres morts sont signalés en Crimée, une région régulièrement ciblée par des frappes ukrainiennes.
- En Ukraine, une attaque russe a tué trois personnes près de Kryvyï Rig, dont un enfant de 8 ans, tandis qu’une autre frappe a blessé 13 personnes dans la région d’Odessa.
Une station balnéaire prisée ciblée en plein été
Guelendjik, située sur les bords de la mer Noire dans le kraï de Krasnodar, est une destination touristique majeure en Russie. Elle attire chaque année des milliers de vacanciers, notamment en cette période estivale. Le gouverneur de la région, Benjamin Kondratiev, a dénoncé sur Telegram une « attaque délibérée du régime de Kiev contre la population civile », soulignant l’absence de lien avec des infrastructures militaires.
Les vidéos partagées sur les réseaux sociaux et authentifiées par Reuters confirment l’impact d’un drone sur une plage bondée, suivi d’une détonation. Selon Le Figaro, les autorités russes évoquent une possible interception ratée du drone, sans préciser si des systèmes de brouillage ou de défense aérienne ont été utilisés pour en modifier la trajectoire.
Des victimes civiles et une réponse médicale d’urgence
Les secours ont rapidement mobilisé une équipe médicale spécialisée dans les catastrophes naturelles pour intervenir à Arkhipo-Ossipovka, dans la localité de Guelendjik. D’après le ministère russe de la Santé, 21 personnes, dont trois enfants, ont été hospitalisées en urgence. Parmi elles, neuf patients se trouvent dans un état grave. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a qualifié l’attaque d’« acte de terrorisme » lors d’une déclaration rapportée par l’agence TASS.
Cette attaque survient dans un contexte de tensions accrues entre les deux pays, alors que les frappes ciblant les civils se multiplient depuis le début de l’invasion russe en Ukraine au printemps 2022. Guelendjik avait déjà été touchée en juin 2026, lorsqu’un drone ukrainien avait frappé un car transportant des jeunes sportifs bélarusses, faisant une victime.
La Crimée et l’Ukraine touchées dans le même temps
Alors que la Russie déplore sept morts à Guelendjik, d’autres attaques ont visé des zones sous contrôle russe. Sergueï Axionov, chef des autorités locales installées par Moscou en Crimée, a annoncé sur Telegram la mort de quatre personnes dans une frappe ukrainienne. Cette péninsule, annexée par la Russie en 2014, est régulièrement la cible de raids visant à perturber la logistique militaire russe dans le sud de l’Ukraine.
De son côté, l’Ukraine a subi une frappe russe dans la région de Kryvyï Rig, faisant trois morts, dont un enfant de 8 ans, selon Oleksandre Ganja, chef de l’administration militaire régionale. Le groupe énergétique Naftogaz a confirmé que l’une des victimes travaillait dans une station-service ciblée. Une autre attaque, visant une « infrastructure de transport civil » près d’Odessa, a blessé 13 personnes, selon le gouverneur Oleg Kiper.
Un bilan humain qui s’alourdit côté russe comme ukrainien
Ces incidents illustrent l’escalade des violences civiles dans un conflit qui entre dans sa cinquième année. Les frappes de drones et les bombardements réciproques, autrefois concentrés sur les zones militaires, s’étendent désormais aux régions civiles, augmentant le nombre de victimes innocentes. Le Figaro rappelle que, malgré les dénégations ukrainiennes sur les ciblages intentionnels de civils, les bilans s’alourdissent des deux côtés.
En Russie, la population est sous le choc après l’attaque de Guelendjik, où des familles en vacances ont été prises pour cible. Les autorités, quant à elles, profitent de l’événement pour renforcer leur rhétorique anti-ukrainienne, accusant Kiev de mener une guerre « terroriste » contre des civils. Kiev, de son côté, n’a pas encore réagi à ces accusations, comme c’est souvent le cas dans les heures qui suivent une frappe controversée.
Les prochains jours seront décisifs pour évaluer si ces attaques marquent un tournant dans la guerre ou s’inscrivent dans la continuité des violences civiles qui rythment le conflit depuis 2022.
Moscou affirme que l’attaque du 8 août 2026 à Guelendjik, qui a fait sept morts dont trois enfants, est une action « délibérée » de Kiev contre des touristes. Les autorités russes, via leur gouverneur local et leur ministre des Affaires étrangères, estiment qu’aucun objectif militaire ne justifiait cette frappe. L’Ukraine n’a pas encore réagi, mais nie systématiquement cibler des civils depuis le début de la guerre en 2022.
Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux et authentifiées par Reuters montrent clairement un drone s’écrasant sur une plage très fréquentée de Guelendjik, suivi d’une explosion. Ces images, largement relayées, servent de base aux accusations russes. Leur authenticité n’a pas été contestée à ce jour.