Un tournant important a été atteint dans l’affaire de l’attentat antisémite de la rue des Rosiers en 1982, l’un des pires actes de violence antisémite commis en France depuis la Libération. Selon Le Figaro, la défense d’Hicham Harb, le superviseur présumé de cet attentat, a demandé à la cour d’appel de Paris d’annuler son extradition, considérant que celle-ci avait un «but politique».

Cet événement tragique, survenu le 9 août 1982, a fait six morts et 22 blessés dans le Marais, à Paris. Une grenade avait explosé dans un restaurant, suivie d’une fusillade perpétrée par un commando de trois à cinq hommes. Hicham Harb, âgé de 71 ans, est soupçonné d’avoir participé à cette attaque en tant que tireur et «chef» de commando.

Ce qu'il faut retenir

  • Hicham Harb, superviseur présumé de l’attentat de la rue des Rosiers, demande l’annulation de son extradition.
  • La défense d’Hicham Harb considère que l’extradition a un «but politique».
  • L’attentat de la rue des Rosiers a fait six morts et 22 blessés le 9 août 1982.
  • Hicham Harb est également soupçonné dans d’autres affaires, notamment un attentat à l’aéroport de Francfort en 1985.

Le contexte de l’affaire

Le contexte de cette affaire est complexe et implique des éléments politiques et historiques. Hicham Harb, également connu sous le nom d’Abed Adra, est un fonctionnaire à Ramallah en Cisjordanie. Il a été arrêté par les autorités palestiniennes le 17 septembre 2025, peu avant la reconnaissance de l’État de Palestine par la France.

La défense d’Hicham Harb soutient que son extradition est le fruit d’un «arrangement entre les autorités françaises et palestiniennes pour contourner la procédure». Selon eux, la remise de Hicham Harb en France «n’était en réalité qu’une des conditions convenues en échange de la reconnaissance de la Palestine comme État souverain».

Les réactions et les prochaines étapes

Le parquet général s’oppose à la remise en liberté d’Hicham Harb, estimant que le caractère «politique» de la procédure d’extradition n’est pas démontré, au regard de la «gravité» de l’attaque. L’avocate d’Hicham Harb, Me Alice Becker, s’est alarmée des conditions de détention et de l’état de santé de son client, qui est «en rémission de deux cancers».

La procédure judiciaire autour de l’attentat de la rue des Rosiers devrait se poursuivre, avec notamment le procès d’Hicham Harb aux côtés d’autres suspects, dont Hazza Taha et Abou Zayed. Les parties civiles ont affirmé leur détermination à obtenir justice, malgré les complexités de l’affaire.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de cette affaire seront cruciales pour déterminer le sort d’Hicham Harb et des autres suspects. Le procès, prévu pour 2027, devrait permettre de faire la lumière sur les circonstances de l’attentat et sur les responsabilités de chacun. La reconnaissance de l’État de Palestine par la France et ses implications dans cette affaire seront également suivies de près.

En conclusion, l’affaire de l’attentat de la rue des Rosiers reste un événement tragique et complexe, avec des implications politiques et judiciaires importantes. Les prochaines étapes de la procédure judiciaire seront décisives pour obtenir justice et pour comprendre les motivations et les responsabilités dans cet acte de violence antisémite.