Une nouvelle fuite de données sensibles a été rendue publique ce lundi 24 août sur la plateforme Telegram. Selon nos confrères du Monde, ce sont les noms de 70 000 agents des services de sécurité et de renseignement marocains qui ont été dévoilés par un groupe de hackers se faisant appeler Jabaroot.
D’après les informations rapportées par le quotidien, cette publication serait l’œuvre de cinq anciens membres de la direction générale de la surveillance du territoire (DGST), aujourd’hui exilés en Europe. Ces derniers auraient récupéré ces données avant de les transmettre à l’organisation, qui les a ensuite diffusées en ligne.
Ce qu'il faut retenir
- Une fuite de données a été publiée sur Telegram le 24 août 2026, selon Le Monde.
- Les données concernent 70 000 agents des services de sécurité et de renseignement marocains.
- Le groupe de hackers Jabaroot est à l’origine de la publication.
- Cinq anciens agents de la DGST, exilés en Europe, seraient impliqués dans cette fuite.
- La DGST est l’un des principaux services de renseignement du Maroc.
Une fuite d’envergure attribuée à un groupe de hackers
Le collectif Jabaroot, connu pour ses actions contre les institutions marocaines, a revendiqué la publication de ces données personnelles. Selon les éléments recueillis par Le Monde, les cinq anciens agents auraient accédé à ces informations avant leur départ du Maroc, probablement en exploitant des failles dans les systèmes de sécurité.
Les documents rendus publics incluent des informations telles que les noms complets, les postes occupés, et parfois les adresses ou numéros de téléphone des agents concernés. Cette fuite intervient dans un contexte où les cyberattaques contre les institutions publiques marocaines se multiplient, reflétant une escalade des tensions numériques dans la région.
La DGST, un service de renseignement sous haute surveillance
La direction générale de la surveillance du territoire (DGST) est l’un des principaux services de renseignement du Maroc, chargé notamment de la lutte contre le terrorisme et de la surveillance des activités suspectes. Son implication dans cette affaire soulève des questions sur la sécurité des données détenues par les institutions étatiques.
Un ancien responsable de la DGST, interrogé sous couvert d’anonymat, a indiqué au Monde que « ces fuites pourraient avoir des conséquences graves pour les agents concernés, notamment en termes de sécurité personnelle ». Il a ajouté que les autorités marocaines devraient renforcer leurs protocoles de protection des données sensibles.
« Ces fuites pourraient avoir des conséquences graves pour les agents concernés, notamment en termes de sécurité personnelle. »
Cette affaire rappelle l’importance de la cybersécurité pour les États, surtout dans un contexte géopolitique où les cyberattaques deviennent un outil de plus en plus utilisé. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’impact de cette fuite et les mesures prises par Rabat pour y faire face.
Jabaroot est un collectif de hackers connu pour ses attaques contre des institutions marocaines. Leurs motivations ne sont pas officiellement confirmées, mais ils se présentent souvent comme des défenseurs de la transparence ou des opposants au régime en place. Leurs cibles incluent régulièrement des services de renseignement et des entreprises liées à l’État.