Une sélection de 100 œuvres, allant de la peinture à la photographie en passant par la sculpture, s'expose depuis ce vendredi 5 juin dans 22 institutions françaises, selon Libération. Intitulée « 100 Œuvres qui racontent le travail », cette manifestation culturelle explore la Révolution industrielle à travers le prisme du travail, entre héroïsation de l'effort et mise en lumière de la fatigue moderne.
Ce qu'il faut retenir
- Une exposition itinérante déployée dans 22 institutions à travers la France, dont le musée d'Orsay à Paris, à partir du 5 juin 2026.
- Le parcours mêle peintures, photographies et sculptures pour illustrer les mutations du travail depuis la Révolution industrielle.
- L'exposition aborde les thèmes de l'effort collectif et de la fatigue contemporaine, selon les organisateurs.
Un parcours artistique et historique à travers 22 lieux
Le musée d'Orsay, situé dans l'ancienne gare parisienne, ouvre le bal de cette exposition collective avec une sélection de près de 50 œuvres. Le reste du parcours se déploie dans 21 autres institutions, réparties dans des villes comme Lyon, Marseille ou Bordeaux. Autant dire que cette initiative, saluée par les milieux culturels, offre une vision panoramique du travail à travers les époques.
Parmi les pièces phares exposées à Paris, on retrouve des tableaux de Gustave Caillebotte, dont « Les Raboteurs de parquet » (1875), ou encore des photographies de Lewis Hine, connu pour ses clichés dénonçant le travail des enfants au début du XXe siècle. « Ces œuvres rappellent que le travail n'a pas toujours été une source d'épanouissement, mais souvent une lutte quotidienne », a expliqué l'un des commissaires de l'exposition.
Entre célébration de l'effort et critique sociale
L'exposition oscille entre deux visions du travail : d'un côté, l'héroïsation des gestes industriels, illustrée par des machines imposantes ou des ouvriers en action ; de l'autre, une réflexion sur la fatigue moderne, notamment à travers des œuvres contemporaines. « On veut montrer que le travail a toujours été au cœur des sociétés, mais que sa perception a radicalement changé », a précisé un porte-parole du musée d'Orsay.
Certaines pièces, comme les sculptures de Constantin Brancusi ou les installations vidéo de Chris Marker, interrogent la déshumanisation du labeur à l'ère de l'automatisation. D'autres, comme les peintures de Fernand Léger, célèbrent la beauté des corps en mouvement dans les usines. « L'exposition ne prend pas parti, elle donne à voir », a souligné un historien de l'art présent lors du vernissage.
Un regard contemporain sur la Révolution industrielle
Bien que centrée sur le XIXe et le début du XXe siècle, l'exposition intègre des créations récentes pour établir un dialogue entre passé et présent. Des artistes comme Thomas Hirschhorn ou Olivier Saillard ont contribué à des œuvres inédites, reflétant les enjeux actuels du travail, tels que l'ubérisation ou le télétravail. « La Révolution industrielle n'est pas qu'un sujet d'histoire, c'est le socle sur lequel repose notre monde contemporain », a rappelé un membre de l'équipe organisatrice.
Les visiteurs pourront également découvrir des archives inédites, comme des affiches publicitaires de l'époque ou des témoignages d'ouvriers, mis à disposition par le Centre national des archives du travail. Ces documents offrent un éclairage complémentaire sur les conditions de vie des travailleurs de l'époque.
L'entrée est gratuite pour les moins de 26 ans et à tarif réduit pour les autres publics, dans la limite des places disponibles. Les horaires varient selon les sites, mais la plupart des institutions proposent des nocturnes le jeudi soir.
Parmi les incontournables, on trouve « Les Raboteurs de parquet » de Gustave Caillebotte, des photographies de Lewis Hine documentant le travail des enfants, ainsi que des sculptures de Constantin Brancusi et des installations de Chris Marker.