Le parquet de Paris a requis, mardi 28 mai 2026, une peine de trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, à l’encontre de David G., animateur au sein du périscolaire de l’école élémentaire Baudin dans le 11e arrondissement de Paris. Cette audience marquait la première séance publique depuis l’éclatement du scandale, révélant des faits d’agressions sexuelles présumées sur mineurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Le parquet a requis trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique contre David G., animateur dans le périscolaire de l’école Baudin à Paris.
  • Cette audience était la première publique depuis l’éclatement du scandale impliquant des mineurs.
  • David G. a exprimé son déni total face aux faits qui lui sont reprochés, déclarant : « Je ne me sens pas du tout concerné par les faits ».
  • L’affaire a été rendue publique après la révélation d’agressions sexuelles présumées sur des enfants dans le cadre de son activité périscolaire.

Une première audience sous haute tension

L’audience s’est tenue mardi dernier dans une salle du tribunal judiciaire de Paris, où le parquet a exposé ses réquisitions contre David G., 42 ans. Les faits remontent à une période comprise entre 2022 et 2024, période durant laquelle l’accusé travaillait comme animateur dans le périscolaire de l’école Baudin. Selon l’enquête, plusieurs mineurs auraient été victimes d’agressions sexuelles de la part de l’accusé, des actes qui ne seraient devenus publics qu’après le dépôt de plainte d’un parent d’élève en mars 2025.

Lors de cette audience, l’avocat général a souligné la gravité des faits reprochés, insistant sur le contexte particulièrement vulnérable des victimes, des enfants confiés à un encadrement censé garantir leur sécurité. Le ministère public a également rappelé que les agressions présumées, si elles étaient avérées, constitueraient une violation grave de la confiance placée dans les institutions éducatives et périscolaires.

Le déni affiché de l’accusé face aux accusations

David G. a maintenu sa ligne de défense lors de l’audience, affirmant ne « pas se sentir du tout concerné par les faits ». Son avocat a pour sa part demandé une expertise psychologique, invoquant la nécessité de mieux comprendre le profil de son client avant toute décision sur le fond. Les débats ont également porté sur les conditions dans lesquelles ces agressions présumées auraient pu se produire, alors que l’accusé était en contact direct avec les enfants dans le cadre de ses fonctions.

Selon Le Monde - Education, les éléments du dossier reposent en grande partie sur les témoignages de mineurs, recueillis dans le cadre d’auditions menées par les services de police judiciaire. Ces auditions, réalisées dans des conditions préservant l’anonymat des victimes, auraient permis de reconstituer une chronologie des faits présumés, tout en identifiant d’éventuelles complicités ou négligences au sein de l’encadrement du périscolaire.

Et maintenant ?

Le tribunal devrait rendre sa décision dans les prochaines semaines, après avoir examiné les arguments de la défense et du ministère public. Une condamnation pourrait entraîner l’inscription de David G. au fichier des délinquants sexuels, ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer toute activité professionnelle impliquant un contact avec des mineurs. La date de l’audience de jugement n’a pas encore été communiquée officiellement.

Un scandale qui interroge le fonctionnement des périscolaires

Cette affaire relance une fois de plus le débat sur les dispositifs de protection des mineurs dans les structures périscolaires, souvent gérées par des associations ou des collectivités locales. Depuis plusieurs années, des dysfonctionnements ont été pointés dans le recrutement et le suivi des animateurs, malgré l’obligation légale de vérifier l’absence d’antécédents judiciaires. Dans ce dossier précis, Le Monde - Education révèle que David G. aurait été engagé sans que son casier judiciaire ne soit consulté, une négligence qui interroge sur les contrôles en vigueur.

Les associations de protection de l’enfance ont déjà réagi à cette affaire, appelant à un renforcement des dispositifs de prévention et à une meilleure formation des encadrants. Une pétition, lancée en ligne après la révélation des faits, a recueilli plus de 12 000 signatures en moins d’une semaine, exigeant notamment la publication systématique des condamnations pour agressions sexuelles auprès des employeurs potentiels.

Les prochaines étapes : enquête et mobilisation

Parallèlement à cette procédure judiciaire, une enquête administrative est en cours pour déterminer d’éventuelles responsabilités au sein de la mairie de Paris et de l’association gestionnaire du périscolaire. Des auditions sont prévues dans les prochains jours auprès des responsables locaux, afin de comprendre comment un individu comme David G. a pu exercer ses fonctions pendant plus de deux ans sans être inquiété.

Pour les familles des victimes, cette affaire reste un choc. Plusieurs parents ont déjà déposé plainte pour « non-assistance à personne en danger », estimant que les signalements internes au périscolaire n’ont pas été pris au sérieux. Leurs avocats appellent à une indemnisation rapide des victimes présumées, tout en exigeant une réforme structurelle des dispositifs périscolaires.

Le tribunal devra désormais trancher sur le fond, dans un dossier qui illustre les failles persistantes dans la protection des mineurs, malgré les alertes répétées des associations et des familles.

David G., animateur dans le périscolaire de l’école Baudin à Paris, est accusé d’agressions sexuelles sur mineurs entre 2022 et 2024. Les faits présumés concernent plusieurs enfants victimes de gestes et d’actes à caractère sexuel, selon les témoignages recueillis dans le cadre de l’enquête.