Le combattant français Axel Sola, vainqueur du Brésilien Ismael Bonfim lors de l’UFC d’Abu Dhabi le week-end dernier, s’est dit prêt à enchaîner par un nouveau combat à l’UFC Paris, prévu le 5 septembre prochain. Selon RMC Sport, le Niçois de 28 ans, qui affiche un bilan de 12 victoires, 1 défaite et 1 match nul en MMA professionnel, n’hésiterait pas à relever ce défi malgré les contraintes logistiques liées à la préparation.

Ce qu'il faut retenir

  • La carte de l’UFC Paris du 5 septembre est presque complète, avec onze combats déjà programmés
  • Axel Sola a soumis Ismael Bonfim dès le premier round à Abu Dhabi, sans subir de dégâts significatifs
  • Le combattant tricolore pourrait devoir enchaîner deux pertes de poids rapprochées pour honorer ce potentiel combat
  • Sola a déclaré à chaud : « Comme ça à chaud, je dis oui » à une participation à l’UFC Paris
  • Il souligne l’importance de la récurrence des combats pour sa carrière, tant sur le plan sportif que business

Un combattant en quête de visibilité

Avec un bilan de 12V/1D/1N, Axel Sola s’est rapidement imposé comme l’un des espoirs français des poids légers en MMA. Sa victoire expéditive à Abu Dhabi – par soumission au premier round, sans avoir subi de coup notable – renforce sa crédibilité dans l’organisation. Pourtant, le calendrier de l’UFC Paris reste chargé : onze combats sont déjà inscrits, et les organisateurs pourraient encore ajouter des têtes d’affiche comme Farès Ziam ou Delphine Benouaich. Dans ce contexte, Sola se positionne comme un joker potentiel, d’autant plus que sa première expérience à l’Accor Arena, lors de l’UFC Paris 2025 à Bercy, avait marqué les esprits.

« L’opportunité serait trop belle pour la laisser passer », a-t-il expliqué à Jab Life en début de semaine. « On a très peu d’opportunités dans nos carrières de briller sur une plateforme telle que l’UFC. » Pour lui, l’attrait de l’UFC Paris va bien au-delà du simple cadre sportif. « Combattre devant son public, c’est super, et puis l’UFC Paris est l’un des meilleurs UFC de l’année, c’est là où il y a la meilleure ambiance. Paris, il y a vraiment quelque chose de différent par rapport aux autres UFC. Une effervescence, une énergie qui est incroyable. »

Un défi logistique et sportif

Malgré son enthousiasme, Axel Sola n’ignore pas les obstacles qui se dressent devant lui. Enchaîner deux combats en cinq semaines seulement implique de subir deux phases de perte de poids rapprochées, un processus exigeant pour un combattant dont le gabarit naturel le place naturellement au-dessus de la limite des -70 kg. « Descendre à 70 kg, c’est un processus pour moi », a-t-il précisé. « Pendant les phases de camp, mon volume d’entraînement en prend un coup. Je ne peux pas m’entraîner comme si je mangeais normalement. C’est une phase où je peux juste maintenir à peu près mes qualités physiques. »

Le MMA professionnel impose souvent aux athlètes de choisir entre performance immédiate et progression à long terme. Sola en est conscient : « Sportivement, ce serait plus intéressant pour moi de prendre le temps, de prendre deux mois vraiment où je peux manger et accumuler des progrès sur ma condition physique et sur la technique, avant de rentrer dans une phase de maintien pour un camp d’entraînement puis un combat. » Mais dans un sport où la visibilité et la récurrence des apparitions comptent autant que les résultats, les impératifs économiques priment parfois sur l’optimisation sportive.

Le MMA, un sport où l’économie prime

« Il y a aussi l’aspect business », admet Axel Sola. Dans un écosystème comme celui de l’UFC, où les combattants sont constamment sous le feu des projecteurs, la régularité des apparitions est un atout majeur. « Le MMA, c’est un sport où il est important d’avoir de la récurrence, où il est important que les gens voient ton visage régulièrement, qu’ils te voient performer régulièrement. » Pour Sola, l’UFC Paris représenterait une occasion en or de capitaliser sur sa notoriété naissante en France, mais aussi de renforcer son attractivité auprès des promoteurs et des sponsors.

Reste que la décision ne lui appartient pas entièrement. « À vrai dire, ce n’est pas moi qui décide, je n’ai pas vraiment le choix. J’ai juste le droit de dire ‘oui monsieur’ quand on me propose un plan. Donc on verra ce que l’UFC envisage pour moi à l’avenir. » Une humilité qui contraste avec l’ambition affichée, mais qui illustre la réalité du métier de combattant professionnel dans l’organisation américaine.

Et maintenant ?

L’UFC Paris est prévu le 5 septembre 2026, dans un peu moins d’un mois. Si Axel Sola est effectivement retenu, son intégration à la carte dépendra des négociations en cours avec les organisateurs et des éventuels désistements ou ajouts de dernière minute. Dans tous les cas, sa préparation devra être rapide : deux phases de perte de poids en cinq semaines ne laisseront que peu de marge pour des erreurs. Quant à l’impact de ce combat sur sa carrière, il pourrait marquer un tournant, à condition que Sola parvienne à enchaîner une deuxième victoire de rang, cette fois-ci devant son public.

Reste à savoir si l’UFC donnera son feu vert à cette participation. Une chose est sûre : Axel Sola, lui, n’attend qu’une réponse.

Le combattant français affiche un bilan de 12 victoires, 1 défaite et 1 match nul en 14 combats professionnels en MMA, selon les données disponibles. Sa dernière victoire remonte à Abu Dhabi, où il a soumis Ismael Bonfim dès le premier round.

Sola met en avant l’opportunité de combattre devant son public français, où l’énergie et l’ambiance sont, selon lui, inégalées. Il souligne également l’importance stratégique de ces événements pour sa carrière, tant sur le plan sportif que médiatique.