Les salles obscures françaises accueillent ce mercredi 17 juin 2026 une sortie cinématographique particulière : Backrooms, le premier long-métrage du réalisateur Kane Parsons. Celui-ci adapte une web-série éponyme qu’il a lui-même créée et diffusée sur YouTube, contribuant ainsi à populariser le concept des espaces vides et angoissants désormais emblématiques de la culture internet. Selon Journal du Geek, ce projet marque une tentative de transposition à l’écran d’un univers déjà culte pour des millions de spectateurs en ligne.

Ce film d’horreur s’ajoute à une programmation déjà riche de l’été cinématographique, alors que les blockbusters côtoient les productions plus audacieuses. Mais derrière ce titre aux allures de phénomène viral se cache une ambition bien réelle : celle de transformer un mème en expérience cinématographique aboutie. Journal du Geek s’interroge ainsi sur la capacité du réalisateur à réussir cette transition, entre fidélité à l’œuvre originale et contraintes narratives propres au grand écran.

Ce qu'il faut retenir

  • Le film Backrooms, réalisé par Kane Parsons, sort en salles le 17 juin 2026 en France.
  • Cette œuvre s’inspire d’une web-série du même nom, popularisée par le YouTubeur sur la plateforme YouTube.
  • Kane Parsons est à la fois l’auteur de la série originale et le réalisateur du long-métrage.
  • Le concept des « Backrooms » désigne des espaces vides et déstabilisants, devenus un mème internet.
  • Journal du Geek évalue la pertinence de cette adaptation pour le cinéma.

Une web-série devenue phénomène culturel

Les Backrooms ont émergé comme une série de vidéos publiées sur YouTube, où Kane Parsons explorait des environnements labyrinthiques et oppressants, souvent décrits comme des « limbes » ou des espaces abandonnés. Comme le rapporte Journal du Geek, ces vidéos ont rapidement trouvé un écho auprès d’une communauté grandissante, fascinée par l’atmosphère angoissante et le mystère entourant ces lieux. Le format court et répétitif des épisodes a contribué à créer un univers visuel immédiatement reconnaissable, malgré son absence de narration linéaire.

Avec le temps, le concept s’est enrichi de contributions externes, les internautes imaginant leurs propres versions des Backrooms, parfois inspirées d’architectures réelles ou de dystopies. Ce phénomène participatif a renforcé la popularité de l’œuvre originale, au point de justifier une adaptation à plus grande échelle. Pour autant, transposer un univers aussi abstrait et ouvert sur un format cinématographique traditionnel représente un défi de taille.

Un pari risqué pour le cinéma

Adapter une web-série virale en long-métrage soulève plusieurs questions : comment conserver l’essence d’un univers aussi minimaliste et psychologique tout en offrant une expérience cinématographique immersive ? Journal du Geek souligne que Kane Parsons a dû relever ce défi en structurant une intrigue cohérente, tout en respectant l’esthétique des Backrooms. Le réalisateur a indiqué vouloir éviter le piège d’un simple « collage » d’épisodes, en misant sur une narration plus aboutie et des personnages plus développés.

« Nous ne voulions pas faire un film qui se contente de reproduire ce qui a déjà été vu en ligne. L’enjeu était de proposer une véritable histoire, tout en gardant cette atmosphère unique qui a fait le succès des Backrooms »
— Kane Parsons, réalisateur, cité par Journal du Geek

Le film mise également sur des effets visuels soignés pour recréer l’ambiance claustrophobe et désorientante des espaces vides. Les décors, inspirés des visions les plus populaires des internautes, ont nécessité un travail minutieux pour éviter un rendu trop générique. Autant dire que le résultat pourrait bien déterminer si un mème peut, oui ou non, devenir un succès cinématographique.

Un public déjà conquis, mais une critique à convaincre

Le public des Backrooms est avant tout celui des réseaux sociaux, habitué à consommer du contenu court et fragmenté. Pour ces spectateurs, le film représente une opportunité de découvrir une version plus approfondie de l’univers qui les a passionnés. D’après Journal du Geek, les bandes-annonces ont d’ailleurs suscité un vif intérêt, notamment auprès des communautés de fans de creepypasta et d’horreur psychologique. Reste à savoir si cette adaptation saura séduire un public plus large, habitué aux blockbusters et aux codes du cinéma d’horreur traditionnel.

Les critiques, eux, devront trancher : le film parvient-il à dépasser le stade de l’exercice de style pour offrir une expérience cinématographique mémorable ? Ou bien reste-t-il prisonnier de son origine virale, au risque de décevoir les spectateurs en quête d’une narration plus aboutie ? La réponse sera connue dès la sortie en salles, ce 17 juin 2026.

Et maintenant ?

Si le film rencontre un succès critique et public, il pourrait ouvrir la voie à d’autres adaptations de mèmes ou de phénomènes internet en long-métrages. À l’inverse, un accueil mitigé pourrait freiner les ambitions d’autres réalisateurs souhaitant transposer des univers nés en ligne vers le grand écran. Les premières réactions des spectateurs, attendues dès ce week-end, donneront un premier indicateur. Les projections presse, prévues en amont, pourraient également influencer la perception du film avant sa sortie nationale.

Reste que Backrooms, qu’il séduise ou déçoive, incarne une tendance de plus en plus marquée : celle de la porosité entre les cultures internet et le cinéma traditionnel. Un phénomène à suivre de près dans les années à venir.

Les Backrooms désignent des espaces vides, souvent décrits comme des couloirs interminables ou des pièces abandonnées, popularisés par une série de vidéos YouTube. Ces environnements, volontairement angoissants et désorientants, sont devenus un mème internet, avec des variantes imaginées par les internautes. Le concept s’inspire parfois de lieux réels ou de dystopies, et repose sur une esthétique minimaliste et oppressante.