Alors que 22 000 policiers et gendarmes, dont 8 000 déployés sur Paris et son agglomération, sont mobilisés pour encadrer la finale de la Ligue des champions opposant le PSG à Arsenal à Budapest, le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a détaillé samedi 30 mai 2026 les dispositifs mis en place dans sa ville. Invité de l’émission « 8h30 franceinfo » sur Franceinfo, il a également réaffirmé son engagement dans la lutte antiraciste et évoqué le rassemblement de la gauche prévu le 7 juin à Saint-Denis en vue de la présidentielle 2027. Selon Franceinfo – Politique.
Ce qu'il faut retenir
- 22 000 policiers et gendarmes, dont 8 000 à Paris et en proche banlieue, sont mobilisés pour la finale de la Ligue des champions à Budapest.
- Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, assure que « tout est mis en œuvre pour qu’il n’y ait pas de débordements » lors de l’événement.
- Il appelle à une grande marche antiraciste le 21 juin prochain, soutenue par de nombreux acteurs syndicaux, associatifs et politiques.
- Jean-Luc Mélenchon tiendra un meeting politique à Saint-Denis le 7 juin 2026, un rassemblement présenté comme un « message d’unité » pour la gauche.
- Bally Bagayoko insiste sur la nécessité d’un « rassemblement de la gauche » pour éviter une « division préjudiciable » en vue de 2027.
Un dispositif sécuritaire renforcé pour la finale de la Ligue des champions
Avec 22 000 agents déployés, dont 8 000 spécifiquement dans la capitale et sa périphérie, les autorités françaises se préparent à un événement à haut risque. Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, a rappelé que sa commune, habituée à accueillir de grands événements sportifs, disposera de « dispositifs de sécurité renforcés ». Ceux-ci incluent « des acteurs associatifs, du personnel municipal, la police municipale ainsi que des sociétés privées ». « On a l’habitude de ces grands événements », a-t-il souligné, tout en insistant sur la nécessité de combiner sécurité physique et prévention des tensions.
Le maire a également exprimé son regret face à l’association récurrente entre sport et violence. « Je suis toujours attristé lorsque le sport rime avec violence », a-t-il déclaré. Pour lui, la solution passe autant par des mesures concrètes que par « l’éveil des consciences ». « Nous savons que c’est une minorité de gens qui agissent de la sorte », a-t-il ajouté, tout en reconnaissant la responsabilité des organisateurs et des pouvoirs publics.
« Tout doit être mis en œuvre par des dispositifs de sécurité mais aussi par l’éveil des consciences. »
— Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis
Une mobilisation antiraciste maintenue malgré les polémiques
Bally Bagayoko a réaffirmé son soutien à Alexandra Palt, directrice générale du WWF France, contrainte à la démission après sa participation à un rassemblement antiraciste organisé le 4 avril à l’appel du maire LFI de Saint-Denis. Une décision qu’il juge « politique et inacceptable ». Pour le premier magistrat de la ville, cette affaire illustre la nécessité de poursuivre le combat antiraciste. « Cette bataille doit continuer », a-t-il lancé, annonçant une nouvelle marche nationale prévue le 21 juin 2026 à Paris.
Ce rassemblement, selon lui, ne sera pas l’initiative d’un seul homme, mais celle d’un collectif large. « Vous verrez qu’il y a beaucoup d’acteurs, des milieux syndicaux, des collectifs de quartiers populaires, des intellectuels et des politiques », a-t-il précisé. Bally Bagayoko y voit une étape essentielle pour « mettre la lutte antifasciste et antiraciste à l’agenda politique ». « C’est nécessaire aujourd’hui », a-t-il insisté, alors que les tensions autour des questions identitaires persistent dans le débat public.
Présidentielle 2027 : Mélenchon à Saint-Denis pour un meeting d’unité
Dimanche 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon tiendra un meeting à Saint-Denis, un événement que Bally Bagayoko présente comme un « message envoyé au reste de la gauche ». Pour le maire insoumis, il s’agit d’un appel au « rassemblement » en provenance des quartiers populaires, afin d’éviter toute division préjudiciable à l’union des forces de gauche. « C’est un message d’unité que l’on envoie », a-t-il expliqué, précisant que ce rassemblement s’adresse particulièrement au Parti communiste français et au Parti socialiste.
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des déclarations de Jean-Luc Mélenchon début mai, lorsqu’il avait refusé de « fermer la porte » à d’autres partis de gauche tout en les exhortant à éviter « le suicide anti-LFI ». Bally Bagayoko a confirmé que les acteurs de « la gauche de rupture » seront présents lors de ce meeting et dans le cadre de la future campagne présidentielle. « Plus tôt nous serons rassemblés, plus tôt nous serons en capacité de confirmer notre victoire en 2027 », a-t-il conclu.
Quant aux dispositifs de sécurité, leur efficacité dépendra en grande partie de la capacité des autorités à prévenir les débordements sans alourdir excessivement le climat social. À Saint-Denis, comme ailleurs, la gestion de l’ordre public et la mobilisation citoyenne devront coexister pour garantir à la fois la tranquillité et la liberté de manifester.
Selon Bally Bagayoko, la marche antiraciste du 21 juin 2026 réunira des syndicats, des collectifs de quartiers populaires, des intellectuels, des acteurs politiques ainsi que des associations engagées dans la lutte antiraciste. Le maire de Saint-Denis a insisté sur la diversité des participants, soulignant que cette mobilisation dépasse le cadre d’un seul mouvement.
Saint-Denis, ville dirigée par Bally Bagayoko et symbole des quartiers populaires, constitue un terrain symbolique pour un rassemblement de la gauche. Le choix de cette ville renvoie à une volonté de s’ancrer dans les territoires tout en envoyant un message d’unité aux autres forces politiques. Mélenchon y avait déjà tenu des meetings lors des précédentes campagnes présidentielles.