Quelques jours après son arrivée sur les Champs-Élysées, Baptiste Veistroffer a marqué les esprits d’une manière inattendue. Le coureur breton, révélation du Tour de France 2026, s’est en effet arrêté en plein critérium de Lisieux pour s’hydrater dans un supermarché Carrefour, une séquence rapidement devenue virale, d’après RMC Sport.

Dans un entretien accordé au média Domestique, Veistroffer a évoqué avec humour cette pause improvisée, survenue deux jours seulement après son passage triomphal dans les rues de Montmartre. Un épisode qui illustre, selon ses propres mots, l’épuisement consécutif à la Grande Boucle. « Mec, j’avais tellement soif et j’avais tellement chaud », a-t-il confié. « J’étais complètement crevé après le Tour. Il restait environ dix tours avant l’arrivée et je me suis dit : ‘Merde, j’ai besoin de boire.’ »

Ce qu’il faut retenir

  • Baptiste Veistroffer, coureur de l’équipe Intermarché-Wanty, a marqué les esprits en s’arrêtant dans un supermarché Carrefour lors du critérium de Lisieux, mardi 5 août 2026.
  • Le Breton, épuisé après le Tour de France, a justifié son geste par une soif intense et une chaleur étouffante en course.
  • Il a payé avec Garmin Pay sur sa montre, sans penser à son sponsor principal Intermarché, un Carrefour n’étant pas idéal pour la marque.
  • La scène, filmée par un spectateur, a été largement relayée sur les réseaux sociaux et dans la presse.
  • Veistroffer a terminé deuxième de ce critérium, derrière le local Kévin Vauquelin.
  • Le coureur reprendra la compétition le 16 août lors de la Polynormande, avant plusieurs courses en France et en Asie.

Un arrêt anodin dans une course aux rebondissements

Le critérium de Lisieux, organisé deux jours après l’arrivée du Tour de France à Paris, s’inscrit dans la tradition des courses d’après-Grande Boucle. Ces épreuves, rémunérées par les organisateurs locaux, permettent aux coureurs de rencontrer le public et de se produire dans un cadre festif. Pourtant, cette édition a réservé une surprise de taille avec l’épisode Veistroffer.

Contrairement aux parcours techniques et exigeants du Tour, les critériums se caractérisent par des circuits courts et des stratégies de course adaptées. Veistroffer, pourtant habitué à l’effort intense, a concédé un besoin immédiat d’hydratation. « Je me suis donc arrêté dans un supermarché, mais c’était un Carrefour, ce qui n’était pas idéal pour notre sponsor Intermarché », a-t-il reconnu avec autodérision. « Quelqu’un m’a filmé en train de faire ça, mais bon, c’était marrant. »

Un succès populaire qui dépasse le cadre sportif

Baptiste Veistroffer, 26 ans, s’est distingué lors du dernier Tour de France par son style offensif et son audace. Surnommé le « sanglier de Fouesnant », il a multiplié les attaques en étape de plaine, s’isolant à l’avant à plusieurs reprises. Ces exploits lui ont valu une popularité immédiate auprès du public, bien au-delà des habitués du cyclisme.

D’après les observateurs, Veistroffer incarne une nouvelle génération de coureurs, plus proches des supporters et moins formatés par les stratégies d’équipe. Un profil qui séduit, comme en témoigne l’enthousiasme des fans lors de ses passages dans les rues de Montmartre. « Il apporte de la fraîcheur dans un cyclisme aseptisé », soulignait récemment un journaliste spécialisé.

Et maintenant ?

Après sa deuxième place à Lisieux, Veistroffer enchaînera les courses en France et à l’étranger. Son prochain rendez-vous, la Polynormande le 16 août, constituera un test pour évaluer sa forme après le Tour. Les observateurs s’interrogent : ce profil de baroudeur, capable de performances inattendues, pourra-t-il confirmer sa place parmi l’élite du cyclisme ? Une chose est sûre : son anecdote du supermarché restera comme l’un des moments marquants de cette saison post-Tour.

Le Breton, qui n’est pas du genre à s’en tenir à un seul calendrier, prépare déjà ses prochains défis. Après avoir sillonné les routes des États-Unis en 2024 et de Thaïlande en 2025, il compte visiter le Vietnam et la Malaisie à vélo une fois sa saison 2026 terminée. Une manière, pour lui, de concilier passion et exploration.

D’ici là, les supporters pourront le suivre sur les routes de la Bretagne Classic, du Tour du Limousin et du Tour du Guangxi en Chine, où il défendra ses chances avec la même liberté qui fait son charme.

Le coureur a expliqué qu’il avait agi sous le coup de la fatigue et de la soif, sans réfléchir à son sponsor principal. Il a payé avec Garmin Pay sur sa montre, réalisant seulement après coup que le magasin n’était pas un partenaire d’Intermarché, d’après RMC Sport.