D’ici 2037, Barcelone ne sera plus la même. La capitale catalane a annoncé son intention de remplacer plus de 20 000 arbres, principalement des platanes, dans ses rues et ses parcs. Une décision motivée par l’adaptation au changement climatique et la volonté de réduire les allergies liées au pollen, comme le rapporte Le Monde.

Ce qu'il faut retenir

  • Barcelone prévoit de remplacer 20 000 arbres d’ici 2037, majoritairement des platanes.
  • Cette mesure vise à s’adapter au changement climatique et à limiter les allergies au pollen.
  • Les platanes, emblématiques de la ville, sont progressivement remplacés par des espèces plus résistantes.
  • Le projet s’inscrit dans une politique urbaine plus large de verdissement et de résilience écologique.

Un projet ambitieux pour une ville en mutation

Le remplacement des platanes, arbres emblématiques des boulevards barcelonais, s’inscrit dans une stratégie globale de réaménagement urbain. Selon les autorités locales, ces arbres, bien que caractéristiques du paysage catalan, sont de plus en plus vulnérables aux effets du réchauffement climatique. Leur remplacement par des espèces plus adaptées devrait permettre de renforcer la résilience de la ville face aux canicules et aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents.

Par ailleurs, la municipalité a souligné l’objectif de réduire les allergies au pollen, un enjeu sanitaire majeur pour les habitants. « Nous devons anticiper les défis climatiques tout en améliorant la qualité de vie de nos concitoyens », a déclaré un porte-parole de la mairie de Barcelone, cité par Le Monde.

Des espèces adaptées pour un avenir plus vert

Les nouveaux arbres sélectionnés devront répondre à plusieurs critères : résistance à la chaleur, faible émission de pollen et capacité à absorber le CO₂. Parmi les espèces envisagées, on trouve notamment le chêne vert, le micocoulier ou encore l’olivier de Bohême. Ces essences, déjà présentes dans certains parcs de la ville, sont réputées pour leur adaptabilité aux conditions méditerranéennes.

Le choix des espèces ne se limite pas à des critères écologiques. Les autorités municipales ont également pris en compte des aspects esthétiques et culturels. « Nous ne voulons pas sacrifier le charme de Barcelone », a précisé la mairie, tout en insistant sur la nécessité de concilier tradition et innovation.

Un calendrier précis et des défis à relever

Le calendrier du projet est fixé sur une période de douze ans, avec un objectif de remplacement progressif des arbres. Dès cette année, les premières zones prioritaires, comme les grands axes et les parcs publics, devraient voir leurs platanes les plus âgés abattus. Les nouveaux arbres seront plantés dans les semaines suivant l’abattage, afin de garantir une continuité du couvert végétal.

Cependant, ce projet soulève des défis logistiques et financiers. La municipalité a prévu un budget de 150 millions d’euros pour financer les opérations, incluant l’achat des jeunes arbres, leur plantation et leur entretien sur les dix premières années. Une somme importante, mais justifiée selon les élus par les bénéfices à long terme pour la ville.

Et maintenant ?

Les prochains mois seront décisifs pour évaluer l’avancement du projet. La mairie a annoncé la publication d’un premier bilan d’étape d’ici la fin de l’année 2026, permettant de mesurer les premières réussites et les éventuels ajustements nécessaires. Une consultation publique est également prévue pour recueillir l’avis des habitants sur le choix des nouvelles essences.

Si le projet se déroule comme prévu, Barcelone pourrait servir de modèle pour d’autres villes méditerranéennes confrontées aux mêmes enjeux climatiques. Reste à savoir si cette transition écologique parviendra à concilier efficacité et acceptation citoyenne.

Une chose est sûre : d’ici une décennie, le visage de Barcelone aura changé, et ses platanes ne seront plus les seuls à symboliser la ville.

Les platanes, bien que très répandus à Barcelone, sont de plus en plus fragilisés par les canicules et les épisodes de sécheresse. Leur remplacement par des espèces plus résistantes, comme le chêne vert ou l’olivier de Bohême, permettra de mieux adapter la ville au changement climatique, tout en réduisant les émissions de pollen responsables d’allergies.