À seulement 29 ans, le chef cuisinier et créateur de contenu Diego Alary a franchi une étape majeure dans sa carrière en ouvrant, le 15 avril 2026, son premier restaurant parisien : le SaltoBar. Installé dans le 11ᵉ arrondissement de la capitale, cet établissement de cuisine ibérique marque un retour aux sources pour ce professionnel, qui a longtemps partagé sa passion culinaire à travers les réseaux sociaux et l’émission Top Chef. Selon Franceinfo - Culture, cette ouverture représente bien plus qu’un projet professionnel : c’est une déclaration d’amour à ses origines et une manière de rendre hommage à sa famille, notamment à sa mère, figure centrale de son parcours.

Ce qu'il faut retenir

  • Diego Alary, ancien espoir du football devenu chef renommé, ouvre son premier restaurant à Paris le 15 avril 2026.
  • Le SaltoBar, situé dans le 11ᵉ arrondissement, propose une cuisine inspirée des traditions espagnoles et portugaises.
  • Le nom du restaurant, inspiré de l’espagnol salto (saut) et du concept espagnol de bar, symbolise une nouvelle aventure culinaire.
  • Alary a choisi de travailler avec des fournisseurs locaux, comme le port de Palamós en Espagne pour le poisson, et une carte évolutive selon les arrivages.
  • Ce projet lui permet de concrétiser un rêve personnel, après une carrière marquée par la création de contenu et des collaborations télévisuelles.

Un parcours jalonné de rebondissements

Le parcours de Diego Alary n’a rien d’un long fleuve tranquille. À 14 ans, une grave blessure – une fracture du tibia et du péroné – met un terme brutal à son rêve de devenir footballeur professionnel. Comme il l’a confié à Franceinfo - Culture, cette période a été marquée par une profonde remise en question. « Il ne reste pas grand-chose à ce moment-là parce que je ne sais pas quoi faire de ma vie », a-t-il expliqué. C’est alors qu’il se tourne vers la cuisine, un choix qui va définitivement orienter son existence. Sa mère, cuisinière passionnée, joue un rôle clé dans cette transition. « Une partie vient de ma mère, qui cuisine beaucoup et qui a toujours beaucoup cuisiné », a-t-il souligné. À 15 ans, il enchaîne les stages et se forme sur le terrain, découvrant une vocation qui le mènera jusqu’aux plateaux de Top Chef.

Pourtant, les codes du football ne l’ont jamais vraiment quitté. « J’ai retrouvé certains codes dans la cuisine qu’il y avait dans le foot », a-t-il analysé. « Le collectif, avancer en équipe, et aussi la rigueur, les entraînements, la mise en place. Dans la cuisine, il y a des choses qui se ressemblent. » Une comparaison qui illustre la résilience dont il a fait preuve pour transformer un échec en opportunité.

Le SaltoBar, un restaurant ancré dans ses racines

Le choix du nom SaltoBar n’est pas anodin. Pour Diego Alary, ce terme résume à lui seul l’esprit de son établissement. « Salto, en espagnol, c’est un saut. Voilà un saut dans une nouvelle aventure, un saut dans l’inconnu parfois », a-t-il expliqué. « Bar, c’est une connotation de restaurant en Espagne. Un bar ne veut pas dire, comme en France, juste un endroit où on peut boire : c’est un lieu où on se réunit. » Ce nom reflète ainsi sa volonté de créer un espace convivial, où les clients pourraient partager des plats inspirés de la péninsule ibérique, comme il l’a détaillé lors de l’entretien accordé à Franceinfo - Culture.

Le menu du SaltoBar se veut éclectique et évolutif. Alary mise sur des produits frais et des partenariats avec des fournisseurs locaux, comme le port de Palamós pour les poissons ou Minorque pour les fruits de mer. « On a des petites tapas à partager, des plats pour deux personnes, on a des petites gambas qui sont pêchées au large de Minorque », a-t-il précisé. La carte change régulièrement selon les arrivages, permettant une cuisine innovante mais simple, centrée sur des ingrédients de qualité. « De prendre de très beaux produits et juste de les assaisonner avec une bonne huile d’olive catalane, une bonne fleur de sel de Minorque et une petite sauce picada, persil, citron et puis basta », a-t-il résumé.

Un projet personnel, un hommage familial

Si le SaltoBar représente une nouvelle étape professionnelle pour Diego Alary, il incarne aussi un hommage à sa famille, en particulier à sa mère. « Ouvrir ce restaurant, c’est une belle manière de remercier ma famille et surtout ma mère », a-t-il déclaré. Un projet qui prend tout son sens lorsqu’on sait que sa mère, bien que très fière, n’hésite pas à lui dire franchement ce qu’elle pense de ses plats. « Elle est venue manger trois fois et les trois fois, elle m’a dit que ça s’améliorait. Elle est très contente », a-t-il raconté. Une reconnaissance qui compte plus que les likes ou les vues sur les réseaux sociaux, même si ces derniers ont largement contribué à sa notoriété avant l’ouverture de son restaurant.

Ce retour à une cuisine « réelle », comme il le qualifie, marque un tournant dans sa carrière. Après avoir travaillé pour les rêves des autres – notamment ceux de ses abonnés sur les réseaux sociaux ou des téléspectateurs de Top Chef –, il se consacre désormais à son propre projet. « Ouvrir un restaurant, j’avais un petit peu peur au début, ça demande beaucoup de temps parce que j’y suis du matin au soir », a-t-il reconnu. « Ce n’est pas juste ouvrir un restaurant pour signer une carte et puis en ouvrir deux et trois. Ce n’est vraiment pas ça. J’ai investi mon argent dessus en fonds propres, alors c’est mon petit bébé. »

Une cuisine ouverte et des retours directs

Contrairement à certains chefs qui débutent par l’ouverture de restaurants avant de se lancer dans la création de contenu, Diego Alary a fait l’inverse. Il a d’abord conquis un large public grâce à ses vidéos, notamment pendant le confinement en 2020, avant de se consacrer pleinement à son établissement. « Les chefs commencent par des restaurants et puis après ils font des vidéos. Moi, ça a été un peu l’inverse », a-t-il souligné. Une démarche qui lui permet aujourd’hui de renouer avec une cuisine plus concrète, où le contact avec les clients est direct et constant.

« Avec ce restaurant, vous allez avoir des retours directs », lui a-t-on demandé. « Oui, et surtout, notre cuisine est complètement ouverte. Ça nous permet de respirer en cuisine et de parler directement aux clients », a-t-il répondu. Une approche qui tranche avec les méthodes traditionnelles de certains établissements, où le chef reste en cuisine sans interaction avec la salle. Pour Alary, cette proximité est essentielle : « Des fois, je sors et je vais servir les clients. Ouvrir un restaurant, c’est un retour direct. Je le fais vraiment à 100 %. »

Et maintenant ?

Si l’ouverture du SaltoBar marque une étape décisive, l’avenir dira si ce projet s’inscrira dans la durée. Diego Alary a investi ses fonds propres dans ce restaurant, ce qui souligne son engagement total. La carte évolutive, basée sur des produits de saison et des partenariats locaux, pourrait séduire une clientèle en quête d’authenticité et de nouveauté. À moyen terme, le chef pourrait envisager d’étendre son offre ou de collaborer avec d’autres acteurs de la gastronomie ibérique. Reste à voir si ce premier établissement parisien sera le début d’une nouvelle aventure entrepreneuriale ou une parenthèse avant un retour vers d’autres horizons.

Une chose est sûre : Diego Alary a choisi de mettre sa carrière entre ses mains, après avoir navigué entre plusieurs passions. Avec le SaltoBar, il écrit une nouvelle page de son histoire, où la cuisine ibérique devient le fil conducteur d’un parcours riche en rebondissements. Un projet qui, selon ses propres mots, est avant tout « une aventure extraordinaire ».

Le SaltoBar est situé au 15 rue du Faubourg Saint-Antoine, dans le 11ᵉ arrondissement de Paris. Les horaires d’ouverture sont consultables sur leur site officiel ou leurs réseaux sociaux, mais le restaurant propose généralement un service le midi et le soir, avec des horaires adaptés aux réservations.

À ce stade, l’artisan n’a pas évoqué de projets d’ouverture supplémentaires. Pour l’instant, il se concentre sur la réussite de son premier restaurant, le SaltoBar, et sur la fidélisation de sa clientèle. Une éventuelle expansion dépendra des retours et de l’évolution de son activité.