La basilique Saint-Rémi de Reims, édifice classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1991, devrait rouvrir partiellement ses portes dès le week-end des 13 et 14 juin 2026. Cette réouverture intervient après une fermeture partielle décidée fin avril en raison de la rupture de certaines accroches maintenant la toiture, entraînant un glissement partiel de la couverture. Selon Franceinfo - Culture, les travaux de sécurisation d'urgence, confiés à une entreprise spécialisée de cordistes, débuteront mardi 26 mai et s'achèveront le 12 juin, permettant ainsi une réouverture progressive de l'édifice.
Ce qu'il faut retenir
- La basilique Saint-Rémi de Reims a été partiellement fermée fin avril 2026 en raison d'un glissement de toiture provoqué par la rupture de certaines accroches.
- Seul l'accès au chœur reste autorisé depuis cette date, les spectacles ayant été annulés.
- Les travaux de sécurisation d'urgence, estimés à plusieurs centaines de milliers d'euros, seront financés par la ville de Reims, propriétaire du monument.
- Une restauration complète de l'édifice, incluant toiture, façades et vitraux, est prévue sur une décennie à partir de 2029, pour un coût dépassant les 60 millions d'euros.
- Le maire de Reims, Arnaud Robinet, évoque « le chantier du siècle » et plaide pour une réévaluation du budget alloué.
Une fermeture partielle pour des raisons de sécurité
Le 30 avril 2026, la ville de Reims avait pris la décision de fermer partiellement la basilique Saint-Rémi en raison d'un risque structurel. Une partie de la toiture avait glissé après la rupture de fixations maintenant la couverture. Seule la nef a été concernée par cette mesure, tandis que le chœur est resté accessible pour permettre la pratique du culte et l'accueil des visiteurs. Plusieurs événements culturels prévus dans l'édifice ont dû être annulés, sans que leur nombre ou leur nature ne soient précisés. La situation a nécessité une intervention rapide pour sécuriser l'édifice, considéré comme l'un des joyaux de l'architecture romano-gothique.
Des travaux d'urgence lancés pour une réouverture mi-juin
La municipalité de Reims et la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) ont trouvé un accord pour lancer des travaux de sécurisation dès le 26 mai. Une entreprise spécialisée de cordistes sera chargée de ces travaux, dont le coût est estimé à plusieurs centaines de milliers d'euros. Ces interventions permettront une réouverture progressive de la basilique dès le week-end des 13 et 14 juin 2026. Le maire de Reims, Arnaud Robinet (Horizons), a confirmé cette échéance lors d'une conférence de presse tenue sur le parvis de l'édifice vendredi 22 mai.
Une restauration complète en préparation
Au-delà des travaux d'urgence, une étude scientifique est en cours, menée conjointement par la collectivité et l'État, afin de préparer une restauration totale de la basilique. Ce projet, qui pourrait débuter d'ici trois ans, concernera la toiture, une partie des façades et les vitraux du XIIIe siècle. La durée prévue de ces travaux est de près d'une décennie, pour un budget dépassant les 60 millions d'euros. Arnaud Robinet a qualifié ce chantier de « chantier du siècle », soulignant l'ampleur des moyens nécessaires pour préserver ce monument historique, où sont conservées les reliques de saint Remi, évêque ayant baptisé Clovis, roi des Francs.
« On parle du chantier du siècle. À partir de là, on pourra déterminer la part de l'État, la part de la ville de Reims et l'ampleur du mécénat que nous allons déployer sur le plan national. »
— Arnaud Robinet, maire de Reims
Un financement à préciser pour les prochaines étapes
Le maire de Reims a indiqué que les discussions étaient en cours pour « réactualiser » le montant de l'enveloppe financière prévue. La répartition des contributions entre l'État, la ville et le mécénat national reste à définir. Arnaud Robinet a rappelé que cette restauration complète, dont le coût dépasse les 60 millions d'euros, constitue une priorité pour préserver ce monument emblématique de l'histoire de France. La basilique Saint-Rémi, construite à partir de 1007, abrite en effet les reliques de saint Remi, figure majeure du christianisme franc.
La situation de la basilique Saint-Rémi illustre les défis posés par l'entretien du patrimoine historique, souvent confronté à des coûts élevés et à la nécessité de trouver des financements pérennes. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer la faisabilité du chantier global et sécuriser les moyens nécessaires à sa réalisation.
Aucun détail précis n'a été communiqué concernant les spectacles ou événements annulés. Seule l'annulation de certains spectacles a été mentionnée par la ville de Reims.