Bill Ackman, célèbre investisseur de Wall Street, a annoncé une opération de rachat d'Universal Music Group pour 56 milliards d'euros, une prime de 80%. Malgré cela, le marché reste sceptique face à cette démarche. Pershing Square, le fonds dirigé par Ackman, a proposé de fusionner UMG avec Pershing Square SPARC, un SPAC, pour transférer la maison de disques de la Bourse d'Amsterdam à celle de New York.

Ce qu'il faut retenir

  • Bill Ackman veut racheter Universal Music pour 56 milliards d'euros avec une prime de 80%
  • Le marché reste sceptique quant à cette opération
  • Une offre complexe impliquant la fusion avec Pershing Square SPARC pour une double cotation à Wall Street

Une opération audacieuse de fusion

Pershing Square avait acquis 4,74% d'UMG avant son introduction en Bourse d'Amsterdam en 2021. Ackman souhaite depuis longtemps une cotation à Wall Street pour UMG, mais le projet avait été mis en pause en mars. Malgré les incertitudes, Ackman a soumis une offre de rachat visant à relocaliser UMG à New York via la fusion avec Pershing Square SPARC, offrant aux actionnaires actuels 5,05 euros par action et une prime de 78% par rapport au dernier cours de Bourse.

Interrogations et incertitudes

Les investisseurs restent dubitatifs quant à la valorisation proposée par Ackman, notant les inconnues entourant la participation de 18% de Groupe Bolloré dans UMG. Malgré les arguments avancés par Ackman sur la valorisation, le marché ne semble pas convaincu de la faisabilité de l'opération. Des analystes soulignent que sans le soutien de Bolloré, l'initiative risque l'échec. Les actions de Vivendi et Bolloré ont toutefois progressé à la Bourse de Paris en réaction à cette annonce.

Et maintenant ?

La proposition de rachat d'Universal Music par Bill Ackman soulève des interrogations sur sa faisabilité et son acceptation par les actionnaires. Les prochaines étapes dépendront largement du positionnement de Groupe Bolloré et des réactions du marché financier.