Des drones de combat Feilong-1 et Bayraktar TB2 ont été identifiés en Libye, malgré l'embargo de l'ONU, selon une enquête de Capital.

Ce qu'il faut retenir

  • Des drones de combat Feilong-1 et Bayraktar TB2 ont été identifiés en Libye.
  • Ces drones ont été déployés sur la base aérienne d'Al Khadim, située dans le désert à environ 100 kilomètres à l'est de la ville de Benghazi.
  • Les experts estiment que ces drones ont été fournis entre fin avril et décembre 2025.
  • L'ONU a exprimé sa «vive préoccupation» face à ces violations de l'embargo.

Le directeur exécutif de l'organisation de surveillance The Sentry, Justyna Gudzowska, a déclaré que le général Haftar essaie depuis plusieurs années d'obtenir des drones militaires auprès de la Chine, qui aurait été impliquée dans deux tentatives présumées d'introduction clandestine de matériel militaire non autorisé dans l'est de la Libye depuis 2019.

Les drones identifiés sont un Feilong-1, spécialisé dans la surveillance et l'attaque perfectionnée, de fabrication chinoise, et deux Bayraktar TB2 d'origine turque. Selon Justyna Gudzowska, la présence de ces drones «constituerait une énorme victoire symbolique» pour Haftar, renforçant son emprise sur l'est et une grande partie du sud de la Libye.

L'Armée nationale libyenne, les gouvernements chinois et turc, ainsi que les fabricants des drones, la société de défense Zhongtian Feilong basée à Xi'an et Baykar basée à Istanbul, n'ont pas répondu aux sollicitations, tout comme le gouvernement libyen.

Et maintenant ?

Il est à attendre que l'ONU prenne des mesures pour faire respecter l'embargo et que la Libye renonce à son programme de drones militaires. Les implications de cette découverte sont importantes et pourraient avoir des conséquences à long terme pour la stabilité de la région.

Les prochaines étapes attendues sont l'ouverture d'une enquête de l'ONU sur les violations de l'embargo et la mise en place de sanctions contre la Libye. Les conséquences de ces sanctions pourraient être importantes et pourraient avoir un impact significatif sur la situation en Libye.

Les sanctions pourraient inclure des restrictions sur les exportations de la Libye, des sanctions financières et des restrictions sur les voyages. Il est à attendre que ces sanctions soient mises en place rapidement pour faire respecter l'embargo.