Le premier long métrage de Bobbypills, studio d'animation français connu pour ses courts-métrages cultes, sortira ce mercredi 17 juin 2026. Journal du Geek livre une critique détaillée de cette comédie délirante, où se mêlent humour, références pop-culture et une intrigue plus surprenante qu’il n’y paraît.
Ce qu'il faut retenir
- Un film centré sur un virus transformant les homosexuels en hétérosexuels, au cœur d’une intrigue inattendue
- Une distribution haut en couleur : une marraine drag, un jeune twink naïf et une avalanche de clins d’œil culturels
- Plus de 10 000 références à la minute, selon les estimations du studio
- Une sortie nationale prévue pour le 17 juin 2026, après une avant-première remarquée
Un scénario aussi absurde que surprenant
L’intrigue repose sur une prémisse pour le moins originale : un mystérieux virus, baptisé « HeteroVirus » dans le milieu, transforme ses victimes homosexuelles en hétérosexuels. Ce concept, qui oscille entre satire et fantastique, sert de toile de fond à une comédie où l’absurde le dispute à la réflexion sur les normes sociales.
Autour de ce postulat, Bobbypills construit une galerie de personnages aussi éclectiques qu’attachants. On y suit notamment une marraine drag, version déjantée de la bonne fée des contes, ainsi qu’un jeune twink naïf, inséparable compagnon du protagoniste. « C’est un mélange de genres qui n’appartient qu’à nous », a déclaré l’un des réalisateurs lors d’une conférence de presse.
Un style visuel et narratif unique
Le film se distingue par son rythme effréné et son esthétique visuelle, inspirée des codes de l’animation japonaise et des clips musicaux des années 2000. Les décors, les couleurs saturées et les animations fluides rappellent les courts-métrages qui ont fait la renommée du studio. Journal du Geek souligne que l’équipe a mis les bouchées doubles pour maintenir un niveau de détail constant, malgré la complexité des scènes.
Autre particularité : le film s’appuie sur une bande-son éclectique, mêlant musiques originales et reprises de tubes pop. « On a voulu créer une expérience immersive, où chaque plan peut cacher une référence », a expliqué l’un des compositeurs. Les spectateurs devront donc tendre l’oreille autant que les yeux.
Des références à gogo, une expérience à 360 degrés
Le film promet d’être une véritable chasse aux clins d’œil, avec plus de 10 000 références disséminées dans les dialogues, les décors et les actions. Des clins d’œil à la culture geek, aux séries cultes des années 90 ou encore aux memes internet des années 2010, tout y passe. Journal du Geek évoque même une scène où un personnage porte un t-shirt à l’effigie d’un jeu vidéo rétro, tandis que la bande-son lance un sample de 1998.
Pour les fans de l’univers de Bobbypills, cette surcharge référentielle est une aubaine. Pour les autres, elle pourrait frôler le surréalisme. « Soit on adore, soit on déteste », a résumé un critique ayant assisté à une projection test. À vous de voir si vous êtes prêts pour ce voyage.
Quoi qu’il en soit, ce premier long métrage confirme l’audace du studio, qui n’a pas hésité à bousculer les codes pour proposer une œuvre résolument originale. À défaut d’être accessible à tous, il promet au moins d’être mémorable.
Plusieurs salles en France ont organisé des séances spéciales ce 17 juin, notamment à Paris, Lyon et Bordeaux. Une liste complète est disponible sur le site officiel de Bobbypills.