Le film « Michael », consacré aux trente premières années de la vie du « roi de la pop » Michael Jackson, s’impose comme un succès immédiat au box-office mondial. Selon Courrier International, la production a engrangé entre 94 et 100 millions de dollars (soit 80 à 85 millions d’euros) en Amérique du Nord pour son premier week-end d’exploitation, un score qui dépasse largement les estimations les plus optimistes des observateurs. En incluant les recettes à l’international, le total pourrait atteindre au moins le même montant, voire davantage.

Porté par un bouche-à-oreille « quasi parfait » auprès du public, le long-métrage a su séduire toutes les catégories de spectateurs, avec une prédominance notable parmi les publics noirs et les femmes. Dès sa sortie en salles aux États-Unis et au Canada, « Michael » a rapporté 38,5 millions de dollars (33 millions d’euros) dès la première journée, un chiffre qui illustre l’engouement immédiat pour ce biopic, malgré les polémiques persistantes autour de la figure de l’artiste.

Ce qu’il faut retenir

  • Entre 94 et 100 millions de dollars de recettes estimées en Amérique du Nord pour le premier week-end d’exploitation.
  • Un démarrage de 38,5 millions de dollars dès le premier jour aux États-Unis et au Canada.
  • Un taux de satisfaction « quasi maximal » à la sortie des salles, avec un public diversifié.
  • Un budget de production de 155 millions de dollars, alourdi par les droits musicaux et les reconstitutions de concerts.
  • Un objectif de dépasser le record de Bohemian Rhapsody (910 millions de dollars de recettes mondiales).

Un démarrage historique, malgré les controverses

« Michael » pulvérise d’ores et déjà les pronostics pour un biopic musical. Selon The Hollywood Reporter, cité par Courrier International, les critiques qui affichaient leur scepticisme en début de semaine ont dû revoir leur jugement face à l’enthousiasme du public. Le film se concentre sur la jeunesse de l’artiste, omettant délibérément les accusations de pédocriminalité qui ont marqué la fin de sa carrière, un choix qui n’a pas entamé sa popularité.

Avec ce score, « Michael » devance déjà le précédent record détenu par « N.W.A. – Straight Outta Compton », qui avait engrangé 60 millions de dollars pour son premier week-end en 2015. Ce succès précoce laisse présager une exploitation prolongée en salles, alors que le studio Lionsgate mise sur des recettes colossales pour rentabiliser un budget de production particulièrement élevé.

Un budget ambitieux et des défis financiers

Comme le souligne Variety, le coût de production de « Michael » s’élève à 155 millions de dollars (132 millions d’euros), un montant exceptionnel pour un biopic. Ce budget inclut notamment des droits musicaux onéreux et des scènes reconstituant des concerts emblématiques de l’artiste, des éléments clés pour recréer l’univers de Michael Jackson. Pour Lionsgate, qui produit et distribue le film en Amérique du Nord, ce démarrage en trombe est une nécessité absolue pour couvrir les coûts et envisager un bénéfice.

L’enjeu est de taille : si « Michael » parvient à détrôner « Bohemian Rhapsody », qui détient toujours le record du biopic musical le plus lucratif avec 910 millions de dollars de recettes mondiales, le film devra maintenir une forte dynamique en salles. La performance de Rami Malek, oscarisé pour son interprétation de Freddie Mercury, avait largement contribué au succès du long-métrage sur Queen, et les studios espèrent une trajectoire similaire pour « Michael ».

Un public conquis et une réception critique contrastée

Le public semble avoir répondu massivement à l’appel. D’après les données rapportées par Courrier International, le taux de satisfaction à la sortie des salles frise « le maximum », un indicateur rarement observé pour un film aussi récent. Les spectateurs noirs et les femmes figurent parmi les publics les plus enthousiastes, un détail qui pourrait s’expliquer par l’ancrage culturel du projet et le charisme intemporel de Michael Jackson.

Pourtant, la réception critique n’a pas été unanime. Si certains médias saluent la performance des acteurs et la qualité des reconstitutions, d’autres pointent du doigt le choix d’occulter les zones d’ombre de la vie de l’artiste. « Michael » évite délibérément les controverses entourant les dernières années de sa vie, préférant se concentrer sur sa carrière ascendante et son influence mondiale. Une approche qui, visiblement, ne nuit pas à son attractivité.

Et maintenant ?

Le succès de « Michael » en ce début d’exploitation laisse présager une exploitation prolongée en salles, avec un potentiel de recettes mondiales bien supérieur aux 100 millions initialement espérés en Amérique du Nord. Le film pourrait ainsi rivaliser avec les plus grands succès du genre, à condition de maintenir l’engouement du public dans les semaines à venir. Une sortie internationale massive et une stratégie marketing agressive seront déterminantes pour atteindre l’objectif des studios : dépasser le record de « Bohemian Rhapsody ».

Reste à voir si le film parviendra à transformer ce succès initial en succès durable, alors que les débats sur la vie de Michael Jackson pourraient resurgir à mesure que le film gagne en visibilité. Une chose est sûre : après un démarrage aussi fracassant, « Michael » est désormais sous les projecteurs, et son avenir au box-office s’annonce des plus prometteurs.

Pour l’heure, les observateurs restent prudents. Si les chiffres actuels sont encourageants, le parcours d’un biopic en salles dépend souvent de sa capacité à maintenir l’intérêt sur la durée. Les prochaines semaines seront donc cruciales pour déterminer si « Michael » peut s’inscrire dans la durée et, pourquoi pas, devenir le nouveau champion du box-office pour ce genre cinématographique.

Le record est détenu par « Bohemian Rhapsody », qui a engrangé 910 millions de dollars de recettes mondiales durant son exploitation en salles. « Michael » devra donc réaliser une performance exceptionnelle pour le dépasser.

Le budget de 155 millions de dollars s’explique principalement par les droits musicaux onéreux et les reconstitutions de concerts, deux éléments essentiels pour recréer l’univers de Michael Jackson à l’écran.