Le Collectif Ultras Paris (CUP) a annoncé qu’il ne se rendrait pas au Trophée des Champions prévu dimanche 16 août 2026 au stade Bollaert de Lens. Selon RMC Sport, cette décision de boycott est motivée par le refus des organisateurs d’organiser ce match sur un terrain neutre et par l’absence d’une répartition équitable des places au sein de l’enceinte lensoise.

Le CUP, principal groupe de supporters du Paris Saint-Germain, justifie ainsi son absence malgré l’enjeu sportif. Le club parisien, vainqueur de la Supercoupe d’Europe mercredi face à Aston Villa, affrontera les Sang&Or de Lens, tenants de la Coupe de France, lors de ce match programmé à 20h45. Le PSG avait remporté la précédente édition du Trophée des Champions le 8 janvier 2026 à Koweït City face à l’OM. À moins d’une semaine de la rencontre, cette annonce du CUP jette une ombre sur l’ambiance prévue pour cette confrontation.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Collectif Ultras Paris boycotte le Trophée des Champions prévu le dimanche 16 août 2026 à Lens.
  • Le motif principal avancé est l’absence d’organisation du match sur un terrain neutre et une répartition inéquitable des places au stade Bollaert.
  • Le PSG affrontera les vainqueurs de la Coupe de France, Lens, lors d’un match à 20h45.
  • Le PSG avait remporté la précédente édition du Trophée des Champions en janvier 2026 à Koweït City face à l’OM.
  • La Supercoupe d’Europe a été remportée par le PSG mercredi face à Aston Villa.

Un boycott aux motivations multiples

Pour le CUP, l’organisation du Trophée des Champions à Lens pose un problème de principe. RMC Sport rapporte que le collectif dénonce une décision unilatérale de la Ligue de football professionnel (LFP) et de la Fédération française de football (FFF) de maintenir ce match dans l’enceinte du PSG, sans tenir compte des attentes des supporters visiteurs. « Ce choix illustre un manque de considération pour les déplacements des supporters, notamment ceux du PSG, souvent contraints de voyager sur de longues distances », souligne un membre du CUP sous couvert d’anonymat.

La question de la répartition des places dans un stade localement acquis à Lens représente également un point de friction. Les ultras parisiens estiment que leurs places, souvent réduites, ne reflètent pas l’importance de l’événement. « Bref, autant dire que l’on nous demande de payer le prix fort pour assister à un match où l’ambiance sera majoritairement adverse », confie un supporter régulier du groupe.

Un contexte sportif déjà tendu

Ce boycott intervient dans un calendrier déjà chargé pour le PSG. Après avoir remporté la Supercoupe d’Europe face à Aston Villa mercredi 8 août, l’équipe de Luis Enrique enchaînera donc avec cette confrontation face à Lens. Les Parisiens, vainqueurs de la dernière édition du Trophée des Champions en janvier, abordent cette rencontre avec l’objectif de conserver leur trophée. Pour Lens, finaliste de la Coupe de France, cette affiche représente une occasion de briller avant le début de la saison régulière de Ligue 1.

Le match, programmé à 20h45, promet d’être un événement suivi par des millions de téléspectateurs. Pourtant, l’absence des ultras parisiens risque de priver l’événement d’une partie de son intensité habituelle. « L’ambiance dans les stades fait partie intégrante de la compétition. Sans nos supporters, le Trophée des Champions perd une dimension essentielle », regrette un observateur du football français.

Les précédents et les enjeux de cette décision

Le dernier Trophée des Champions organisé à l’étranger, en janvier 2026 à Koweït City, avait vu le PSG s’imposer face à l’OM. Ce choix d’une localisation exotique avait alors suscité des critiques similaires de la part des supporters français, mais sans que cela n’entraîne de boycott massif. Cette fois, c’est sur le territoire national que la polémique prend de l’ampleur.

D’un point de vue sportif, le boycott des ultras ne devrait pas avoir d’impact direct sur le déroulement du match. Cependant, il soulève des questions plus larges sur la gouvernance du football en France. « Le football vit aussi grâce à ses supporters. Les ignorer, c’est prendre le risque de perdre une partie de son âme », analyse un ancien dirigeant du football professionnel. La LFP et la FFF pourraient être amenées à revoir leurs critères d’organisation des Trophées des Champions pour éviter de nouvelles tensions.

Et maintenant ?

D’ici dimanche, aucune annonce officielle n’a été faite par la LFP ou la FFF pour modifier l’organisation du match. Le PSG, de son côté, a choisi de ne pas réagir publiquement, se concentrant sur la préparation de son équipe. Une réunion entre les instances du football français et les représentants des supporters pourrait être envisagée après l’événement, mais rien n’est confirmé à ce stade.

Si le boycott du CUP devait se confirmer, cela pourrait inciter d’autres groupes de supporters à adopter la même position lors des prochains matchs à enjeux, notamment en Ligue des champions. Une chose est sûre : la question de l’équité dans l’accueil des supporters visiteurs risque de s’inviter durablement dans le débat sportif.

Quoi qu’il en soit, le Trophée des Champions de Lens s’annonce déjà sous haute tension, bien au-delà du cadre strictement sportif.

Le CUP dénonce deux motifs principaux : l’organisation du match à Lens, et non sur un terrain neutre, ainsi qu’une répartition inéquitable des places attribuées aux supporters parisiens au stade Bollaert.