La Coupe du monde 2026 s’ouvre ce 11 juin avec une première phase de groupes étendue à 48 équipes, réunies aux États-Unis, au Canada et au Mexique jusqu’au 19 juillet. Parmi les favoris traditionnels, le Brésil figure en bonne place pour tenter de décrocher un sixième titre mondial, un record absolu. Selon RMC Sport, la *Seleção* mise sur le retour de Neymar et la nomination de Carlo Ancelotti pour effacer les doutes nés d’une campagne qualificative laborieuse en Amérique du Sud.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Brésil, seul pays présent à toutes les Coupes du monde, détient le record de titres avec 5 étoiles et vise une sixième en 2026.
  • La campagne qualificative a été la plus difficile de l’histoire du pays, avec 6 défaites en 14 matchs et une cinquième place finale.
  • Carlo Ancelotti, nommé sélectionneur en 2025, apporte son expérience après quatre changements de coach depuis 2022.
  • Neymar, retenu in extremis, est l’atout majeur de l’équipe, malgré des performances irrégulières depuis son retour.
  • Le Brésil affronte le Maroc dès son premier match, un duel piégeux en poule C.

Avec cinq titres mondiaux à son palmarès, le Brésil reste le pays le plus titré de l’histoire de la compétition. Pourtant, sa campagne qualificative pour le Mondial 2026 a laissé planer le doute, autant dire que le chemin vers une sixième étoile s’annonce semé d’embûches. Pour la première fois depuis 1990, la *Seleção* n’a plus atteint les demi-finales d’un Mondial, et son parcours lors des éliminatoires sud-américains a confirmé cette baisse de régime. Selon RMC Sport, le Brésil a terminé cinquième de la zone CONMEBOL avec seulement 60 % de victoires, un bilan médiocre pour une équipe habituée à dominer la compétition. Les changements fréquents d’entraîneur – quatre en quatre ans – ont également perturbé la construction d’un jeu cohérent. « C’était poussif », a résumé Felipe Saad, ancien défenseur brésilien, lors d’un entretien avec RMC Sport. « C’est la qualification où le Brésil a eu le plus de mal dans son histoire. »

Face à cette instabilité, la Fédération brésilienne a fait le pari Carlo Ancelotti en 2025. L’Italien, le plus titré de l’histoire du Real Madrid, découvre le poste de sélectionneur mais apporte une réputation de gestionnaire de crises et de gagnant. Son arrivée a permis de stabiliser l’effectif, même si son approche tactique reste à adapter. « Son parcours et son CV parlent pour lui, a déclaré Cris, ancien international brésilien. Il est l’homme de la situation parce qu’il est expérimenté et calme. » Ancelotti a notamment obtenu l’autorisation d’utiliser le campus de Red Bull à New York comme camp de base, grâce à son réseau, dont fait partie Jürgen Klopp. La fin des qualifications a montré une légère amélioration, avec une victoire 3-0 contre le Chili, mais les observateurs s’interrogent sur sa capacité à adapter son 4-3-3 habituel aux exigences d’un Mondial.

Au cœur de cette équipe, Neymar incarne à la fois l’espoir et le symbole d’un Brésil en quête de renaissance. À 34 ans, le meneur de jeu a finalement été retenu pour ce quatrième Mondial, après des mois d’hésitations sur son état physique. Son retour à la compétition en janvier 2025 après une grave blessure au genou gauche en 2023 a été progressif, et ses performances en sélection restent inégales. Pourtant, son aura est intacte au Brésil, où il suscite un engouement populaire qui avait disparu. « Un choix diplomatique » pour certains médias locaux, mais un atout incontestable pour l’équipe. « Il sera épaulé par des valeurs sûres comme Vinícius Jr et Raphinha, a souligné Felipe Saad. Igor Thiago, auteur d’une saison prolifique à Brentford, apporte aussi une menace offensive. » En revanche, l’absence de João Pedro, meilleur joueur de la saison à Chelsea, est un coup dur pour l’attaque.

Le calendrier du Brésil en phase de groupes s’annonce redoutable. Placé dans la poule C en compagnie du Maroc, de l’Écosse et d’Haïti, la *Seleção* devra d’abord affronter le Maroc, un adversaire considéré comme l’un des outsiders de la compétition. Les Lions de l’Atlas, finalistes du dernier Africain, ont montré leur solidité défensive et leur capacité à créer la surprise. L’Écosse, avec son jeu physique et combatif, constituera également un test pour une équipe brésilienne en quête de sérénité. « Le Brésil reste parmi les 5 ou 6 favoris, rappelle Felipe Saad. Mais cette année, personne ne le cite vraiment parmi les grands favoris. C’est inquiétant. »

Les observateurs soulignent aussi le besoin de leaders au sein du groupe. En 2022, des joueurs comme Marquinhos ou Rodrygo avaient été critiqués pour leur manque de sang-froid lors du quart de finale perdu contre la Croatie (1-1, 4-2 aux tirs au but). La présence de Neymar, bien que son influence soit désormais limitée par l’âge, pourrait aider à structurer cette dynamique. Ancelotti, dont le calme est salué, devra aussi trouver un équilibre entre les individualités et l’intérêt collectif.

Et maintenant ?

Le Brésil entame sa campagne le 14 juin à New York contre le Maroc, un match qui pourrait déjà dessiner les contours de son parcours. Si la victoire est impérative, la gestion des absences – comme celle de Casemiro, suspendu pour le premier match – sera déterminante. Ancelotti aura également à cœur de prouver qu’il peut adapter son style à une compétition où la flexibilité tactique est souvent récompensée. Pour les Brésiliens, l’objectif est clair : retrouver l’identité qui a fait leur légende et, pourquoi pas, ajouter une sixième étoile à leur maillot.

La compétition s’annonce ouverte, et le Brésil, malgré ses doutes, reste un candidat sérieux. Reste à savoir si Neymar pourra tenir le rôle de meneur et si Ancelotti saura transformer cette équipe en machine à gagner. Une chose est sûre : le monde du football aura les yeux rivés sur la *Seleção* dès son entrée en lice.

Selon RMC Sport, le Brésil a connu sa campagne qualificative la plus compliquée de son histoire, avec seulement 60 % de victoires (8 en 14 matchs) et six défaites, dont une lourde défaite 4-1 contre l’Argentine. Cette instabilité s’explique par des changements fréquents d’entraîneur – quatre en quatre ans – et une difficulté à construire un jeu cohérent, comme l’a confirmé l’ancien défenseur Felipe Saad.