Le président des Républicains et candidat à la présidentielle, Bruno Retailleau, a vivement critiqué Emmanuel Macron dans une interview au Journal du Dimanche. Il l'accuse de céder aux pressions de l'Algérie, évoquant une "dépendance idéologique" notamment sur les questions des OQTF et des visas.
Ce qu'il faut retenir
- Bruno Retailleau dénonce le manque de fermeté d'Emmanuel Macron face à l'Algérie.
- Il critique le président français pour son manque de protection des intérêts français.
- Retailleau accuse Macron d'être sous l'influence des pressions mémorielles de l'Algérie.
Une critique virulente envers Emmanuel Macron
Après les récents propos d'Emmanuel Macron qualifiant certains de "mabouls" voulant "se fâcher avec l’Algérie", Bruno Retailleau a réagi avec fermeté. Il estime que ces mots sont inappropriés pour un président de la République, soulignant un manque de maîtrise et de respect. Retailleau affirme que cette affaire ne le concerne pas personnellement, mais touche plutôt l'intérêt national français. Il reproche à Macron de ne pas faire respecter la France ni protéger les citoyens, citant l'attentat de Mulhouse comme exemple.
Des reproches liés à une "dépendance idéologique"
Bruno Retailleau dénonce une "dépendance idéologique" d'Emmanuel Macron envers l'Algérie, le qualifiant d'"otage consentant des chantages mémoriels" du gouvernement algérien. Il critique le non-respect par l'Algérie de l'accord de 1994 sur la reprise de ses ressortissants, considérant cela comme une abdication de la fierté française.
Des critiques sur la politique des visas et la repentance
Retailleau conteste également l'argument de Macron concernant les médecins algériens en France, affirmant que le vrai sujet sont les étrangers dangereux sous OQTF. Il déplore le faible nombre d'OQTF exécutées et pointe du doigt la politique mémorielle de Macron, le jugeant prisonnier de la repentance. Il appelle à une politique de réciprocité avec l'Algérie, notamment sur la question des visas.