« Nous souhaitons déposer un budget dans lequel il n’y aura pas de hausse d’impôts », a affirmé Roland Lescure, ministre de l’Économie, ce mercredi 27 mai 2026. Cette déclaration intervient alors que le gouvernement prépare le projet de loi de finances pour l’année prochaine, dans un contexte économique marqué par des tensions sur le pouvoir d’achat et des attentes fortes des entreprises.
Ce qu'il faut retenir
- Roland Lescure, ministre de l’Économie, a réaffirmé l’absence de hausse d’impôts pour les particuliers dans le budget 2027 selon BFM Business.
- Le gouvernement ne s’oppose pas à une éventuelle surtaxation de TotalEnergies, précise-t-il.
- Le projet de budget doit encore être finalisé avant son dépôt au Parlement dans les prochains mois.
Le ministre a également abordé la question des prix de l’énergie, rappelant que la responsabilité de modération incombe aux acteurs du secteur. « Que Michel-Édouard Leclerc fasse son travail : faire baisser les prix. Moi, je fais le mien », a-t-il lancé à l’attention des dirigeants de la grande distribution. Une déclaration qui s’inscrit dans un débat récurrent sur la formation des prix à la consommation.
Un contexte économique sous surveillance
Les propos de Roland Lescure surviennent alors que les indicateurs économiques restent contrastés. Le Medef a récemment tiré la sonnette d’alarme sur le pessimisme persistant des chefs d’entreprise, tandis que les PME affichent une inquiétude maximale face à l’évolution de leur activité. Selon BFM Business, ces craintes sont alimentées par des coûts de production élevés et des incertitudes sur la demande.
Côté ménages, le gouvernement maintient son objectif de ne pas alourdir la pression fiscale, malgré les besoins de financement de l’État. Cette position s’inscrit dans la continuité des engagements pris par l’exécutif depuis le début du quinquennat, à savoir éviter toute mesure perçue comme pénalisante pour le pouvoir d’achat.
TotalEnergies dans le viseur des débats fiscaux
Sur le volet énergétique, Roland Lescure a indiqué que l’exécutif n’écarterait pas une possible taxation supplémentaire des superprofits des grands groupes pétroliers, comme TotalEnergies. « Je ne m’opposerai pas à une surtaxation de Total », a-t-il déclaré, sans préciser les modalités ou le calendrier de cette mesure. Cette annonce pourrait relancer les discussions sur la fiscalité des énergéticiens, déjà soumis à des contributions exceptionnelles depuis 2022.
Le secteur de la grande distribution, lui, est appelé à jouer un rôle clé dans la maîtrise de l’inflation. Le ministre a pointé du doigt les marges pratiquées par certains acteurs, rappelant que la modération des prix reste une priorité pour préserver le pouvoir d’achat des Français.
En parallèle, les discussions sur la transition énergétique et la lutte contre l’inflation devraient continuer de rythmer l’agenda économique des prochains mois. Les prochaines annonces de la Banque centrale européenne, ainsi que les indicateurs conjoncturels, pourraient également influencer les arbitrages finaux du budget.
Une surtaxation de TotalEnergies pourrait entraîner une réduction de ses marges, avec un impact potentiel sur ses investissements dans les énergies renouvelables ou les projets industriels. Elle pourrait aussi alimenter le débat sur la fiscalité des grands groupes, déjà soumis à des contributions exceptionnelles depuis 2022. Enfin, cette mesure pourrait avoir un effet symbolique fort sur la perception de la justice fiscale en France.