L’exchange de cryptomonnaies Bybit EU vient de franchir une nouvelle étape réglementaire en Europe. Selon Cryptoast, la plateforme a obtenu une licence d’Établissement de Monnaie Électronique (EMI) auprès de l’Autorité autrichienne des marchés financiers (FMA), via sa filiale Bybit Payments GmbH. Cette avancée, officialisée mardi, marque un tournant dans l’offre de services proposés aux utilisateurs du Vieux Continent, dans un contexte où la régulation des actifs numériques se renforce progressivement.

Ce qu'il faut retenir

  • Bybit EU obtient une licence EMI délivrée par la FMA autrichienne, validée via Bybit Payments GmbH.
  • Cette licence permet d’envisager de nouveaux services : paiements P2P, solutions de monnaie électronique, open banking, et cartes de paiement.
  • Bernhard Krick, directeur général de Bybit Payments GmbH, souligne que cette licence complète l’offre existante de Bybit EU GmbH.
  • Cette étape intervient un an après l’obtention de la licence MiCA, consolidant la position de Bybit en Europe.

Cette licence EMI, délivrée par la FMA autrichienne, représente bien plus qu’une simple formalité administrative. Elle autorise désormais Bybit EU à proposer des services financiers réglementés, en plus de son cœur de métier historique, les échanges de cryptomonnaies. Selon les informations rapportées par Cryptoast, l’objectif est clair : élargir l’écosystème de paiements pour les utilisateurs européens, tout en respectant les cadres légaux en vigueur.

Parmi les services désormais envisageables figurent les paiements entre particuliers (P2P), les solutions de monnaie électronique, ainsi que des fonctionnalités d’open banking. La plateforme pourrait également développer des solutions de paiement destinées aux commerçants, tout en explorant des initiatives autour des cartes de paiement. Autant dire que les clients européens pourraient bientôt disposer d’options bien plus larges que le simple trading de cryptomonnaies.

« Cette licence permet à Bybit Payments GmbH de développer des capacités de paiement réglementées qui viennent compléter les services sur crypto-actifs proposés par Bybit EU GmbH. Il est essentiel de maintenir une distinction claire entre les deux entités réglementées. Chacune exercera ses activités dans le cadre de ses propres autorisations, tandis que les clients pourront accéder à l’ensemble de ces services via la plateforme Bybit.eu. »
Bernhard Krick, directeur général de Bybit Payments GmbH

Cette séparation entre les deux entités réglementées — Bybit EU GmbH et Bybit Payments GmbH — vise à garantir une conformité stricte avec les exigences légales. Les clients, quant à eux, bénéficieront d’un accès unifié à ces nouveaux services via la plateforme principale. Cette approche permet à Bybit de concilier innovation et régulation, un équilibre de plus en plus recherché dans l’industrie des cryptomonnaies.

Cette avancée s’inscrit dans une dynamique plus large. Comme le rappelle Cryptoast, Bybit avait déjà obtenu en 2025 la licence MiCA (Markets in Crypto-Assets Regulation), un cadre réglementaire européen visant à harmoniser les règles autour des actifs numériques. Cette première étape avait déjà positionné Bybit comme un acteur clé sur le continent, capable de proposer des services conformes aux normes en vigueur. La nouvelle licence EMI vient donc renforcer cette stratégie, en offrant une base légale solide pour des services financiers complémentaires.

Pour les utilisateurs européens, cette évolution pourrait se traduire par une expérience plus fluide et diversifiée. En plus de trader des cryptomonnaies, ils pourraient bientôt effectuer des paiements en euros directement depuis la plateforme, utiliser des solutions d’open banking pour gérer leurs comptes, ou encore bénéficier de services de monnaie électronique sécurisés. Ces innovations s’ajoutent à l’offre existante, qui inclut déjà des fonctionnalités comme les dépôts et retraits en euros.

Reste à voir dans quel délai ces nouveaux services seront effectivement déployés. Si la licence EMI ouvre des perspectives concrètes, leur mise en œuvre dépendra des priorités stratégiques de Bybit et des délais de conformité réglementaire. L’entreprise n’a pas encore précisé de calendrier précis, mais l’obtention de cette licence suggère que des annonces pourraient intervenir dans les mois à venir.

Et maintenant ?

À court terme, Bybit devrait préciser les modalités pratiques de déploiement de ces nouveaux services, notamment les fonctionnalités d’open banking et les options de paiement pour les commerçants. Une fois ces services opérationnels, la plateforme pourrait renforcer son attractivité auprès des utilisateurs recherchant une solution tout-en-un pour leurs besoins en cryptomonnaies et en paiements traditionnels. La prochaine échéance à surveiller sera sans doute l’intégration effective de ces services, qui devrait s’échelonner sur plusieurs trimestres.

Cette étape réglementaire illustre l’évolution du secteur des cryptomonnaies en Europe. Entre innovation et conformité, les acteurs du marché doivent désormais naviguer dans un paysage de plus en plus complexe. Pour Bybit, cette licence EMI représente une opportunité de se différencier, en proposant une gamme de services élargie tout en restant en phase avec les exigences légales.

Reste à voir comment les concurrents réagiront à cette initiative. D’autres plateformes pourraient être incitées à obtenir des licences similaires, afin de proposer des services comparables. Une chose est sûre : l’obtention de cette licence par Bybit marque une nouvelle phase dans la maturation du marché européen des cryptomonnaies.

Les utilisateurs pourront accéder à des services financiers réglementés, comme les paiements P2P, les solutions de monnaie électronique, l’open banking et potentiellement des cartes de paiement, en plus des services de trading de cryptomonnaies déjà existants.

Bybit n’a pas encore communiqué de calendrier précis. L’obtention de la licence EMI ouvre la voie à leur déploiement, mais leur mise en œuvre dépendra des priorités internes et des délais de conformité. Les premières annonces pourraient intervenir d’ici la fin de l’année 2026.