L'indice parisien a terminé la dernière séance du mois d'avril en territoire positif, malgré des fluctuations marquées en cours de journée. Selon BFM Bourse, le CAC 40 a gagné **0,53%** pour s'établir à **8 114,84 points**, effaçant partiellement les pertes enregistrées en début de séance où il était brièvement repassé sous les **8 000 points**. Cette progression intervient dans un contexte de forte volatilité, alimentée par les tensions géopolitiques et les annonces des principales banques centrales.

La séance du 30 avril a été marquée par une série de publications économiques et d'annonces d'entreprises, dans un environnement où les investisseurs restaient particulièrement sensibles à l'évolution des prix du pétrole. « Le CAC 40 a finalement sauvé l'honneur après une journée chaotique », indique un analyste cité par BFM Bourse.

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 termine avril en hausse de 0,53% à 8 114,84 points, malgré une séance volatile ayant vu l'indice évoluer dans le rouge en matinée.
  • Le contrat sur le Brent perd 3,3% à 114,11 dollars le baril, tandis que le WTI recule de 2,4% à 104,34 dollars, après avoir atteint des plus hauts depuis 2022.
  • La Banque centrale européenne (BCE) maintient ses taux inchangés mais évoque un débat sur une hausse en juin, en raison des tensions inflationnistes persistantes.
  • La Réserve fédérale américaine (Fed) a également maintenu ses taux, mais quatre membres du FOMC ont exprimé des dissensions, une première depuis 1992.
  • Sur l'ensemble du mois, le CAC 40 enregistre une progression de 3,8%, portée notamment par l'annonce d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran le 8 avril.
  • Parmi les valeurs du CAC 40, Soitec (+12,25%), Ayvens (+5,13%) et Biomérieux (+5,05%) figurent parmi les plus fortes hausses, tandis que Stellantis (-6,40%) et Worldline (-6,86%) enregistrent les plus fortes baisses.

Une séance sous haute tension, portée par le reflux du pétrole

La journée du 30 avril a débuté sous de mauvais auspices pour le CAC 40, qui a rapidement plongé dans le rouge avant de rebondir en fin de séance. Ce retournement s'explique en grande partie par la baisse des prix du pétrole, après une matinée marquée par des craintes d'un blocage durable du détroit d'Ormuz et des ports iraniens. Les contrats sur le Brent et le WTI ont atteint des niveaux records en début de journée, avant de céder respectivement **3,3%** et **2,4%**.

« Le principal catalyseur de la flambée des cours du pétrole a été un article publié par Axios, évoquant une possible escalade du conflit au Moyen-Orient », souligne une analyse de Deutsche Bank, reprise par BFM Bourse. Cette volatilité a mis sous pression les valeurs les plus exposées à l'énergie et aux transports, avant que le reflux des prix ne redonne un peu d'air à l'indice parisien.

BCE et Fed : des signaux contrastés pour les marchés

Les investisseurs ont également dû composer avec les décisions des grandes banques centrales. La Banque centrale européenne (BCE) a choisi de maintenir ses taux directeurs, mais sa présidente, Christine Lagarde, a glissé une mention inédite : un débat sur une possible hausse des taux en juin. « Si la décision a été prise à l'unanimité, cette nuance suggère que la BCE pourrait serrer la vis dès le mois prochain », estiment les économistes d'ING.

De son côté, la Réserve fédérale américaine (Fed) a également conservé ses taux inchangés, mais la réunion du FOMC d'avril a réservé une surprise : quatre membres ont exprimé une dissension, préférant soit une baisse des taux, soit une reformulation du communiqué pour éviter un biais trop accommodant. « C'est la première fois depuis 1992 que quatre votants s'opposent à la décision majoritaire », relève Christian Scherrmann, économiste chez DWS. Cette divergence reflète les tensions au sein de l'institution sur la trajectoire de la politique monétaire.

Résultats d'entreprises : entre bonnes et mauvaises surprises

Le CAC 40 a aussi été influencé par les publications de résultats d'entreprises. Côté positif, Engie a bondi de **4,93%** après l'annonce de discussions avec le gouvernement belge concernant la reprise de ses activités nucléaires dans le pays. Air France-KLM a également profité de résultats supérieurs aux attentes pour progresser de **3,8%**. À l'inverse, les banques ont souffert : Crédit Agricole (-3,7%), Société Générale (-3,6%) et BNP Paribas (-1,4%) ont déçu les attentes des investisseurs.

Côté automobile, Stellantis a reculé de **6,4%** après avoir subi le contrecoup du retrait de surtaxes douanières par les États-Unis, tandis que Worldline a chuté de **6,86%** en raison d'une publication mitigée. En revanche, Soitec a enregistré la plus forte hausse de la séance avec **+12,25%**, portée par des perspectives optimistes dans le secteur des semi-conducteurs.

Un mois d'avril globalement positif pour le CAC 40

Malgré les turbulences de la dernière séance, le CAC 40 affiche une performance mensuelle de **+3,8%**, effaçant en partie les pertes accumulées en début d'année. Ce rebond s'explique en grande partie par l'annonce, le 8 avril, d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, qui avait alors propulsé l'indice à son plus haut niveau depuis mars 2022. « Le marché reste très réactif aux signaux géopolitiques, surtout lorsqu'ils concernent l'approvisionnement en énergie », explique un gérant de portefeuille interrogé par BFM Bourse.

Sur le plan des devises, l'euro a gagné **0,5%** face au dollar, s'échangeant à **1,1733 dollar** en fin de journée. Cette appréciation reflète en partie le ton plus restrictif adopté par la BCE, même si la Fed conserve une influence majeure sur les marchés.

Et maintenant ?

La prochaine séance boursière aura lieu le **5 mai**, la place parisienne étant fermée le 1er mai pour la Fête du Travail. Les investisseurs devraient rester attentifs à l'évolution des tensions au Moyen-Orient, ainsi qu'aux prochaines publications de résultats et aux indicateurs macroéconomiques, notamment en Europe où la BCE pourrait préciser sa stratégie lors de sa réunion de juin. La volatilité pourrait donc persister, d'autant que les marchés restent sensibles aux signaux des banques centrales et aux données sur l'inflation.

Alors que le CAC 40 a réussi à clôturer avril sur une note positive, la prudence reste de mise. « Les perspectives dépendront largement de l'apaisement des tensions géopolitiques et de la capacité des banques centrales à maîtriser l'inflation sans étouffer la croissance », résume un analyste de BFM Bourse.

La séance a été marquée par des craintes géopolitiques liées à un possible blocage du détroit d'Ormuz, qui a fait flamber les prix du pétrole en début de journée. Leur reflux en fin de séance a permis au CAC 40 de rebondir, malgré des publications d'entreprises contrastées et les annonces des banques centrales.

La BCE a évoqué un débat sur une hausse des taux en juin, en raison des tensions inflationnistes persistantes. La Fed, quant à elle, reste prudente, mais les dissensions au sein de son comité pourraient annoncer des ajustements futurs. Les prochaines réunions des deux institutions, prévues respectivement les 6 juin et 18 juin, seront donc particulièrement scrutées.