Le CAC 40 a atteint un nouveau sommet historique ce mardi 5 août avant de perdre légèrement du terrain à la mi-journée, selon BFM Bourse. L’indice parisien a cédé 0,09 % vers 12h20, après avoir touché un pic à 8 693,89 points en ouverture, un niveau jamais enregistré auparavant. Autant dire que les investisseurs restent en alerte, dans l’attente d’évolutions majeures au Moyen-Orient.

Ce qu'il faut retenir

  • Record historique du CAC 40 à 8 693,89 points en séance avant un repli de 0,09 % à 12h20.
  • Les marchés surveillent l’évolution des tensions géopolitiques dans le détroit d’Ormuz, où un accord provisoire pourrait intervenir.
  • LVMH, Hermès et Kering reculent, tandis que Carrefour et Euronext progressent parmi les valeurs du CAC 40.
  • SpaceX s’effondre de 11,7 % après des résultats décevants dans sa division d’IA.
  • Le cours du pétrole (Brent) progresse de 1,9 %, s’établissant à 80,86 dollars le baril.

Un record historique suivi d’une légère correction

Comme la veille, le CAC 40 a affiché un nouveau record en séance avant de ralentir son élan en milieu de journée. L’indice parisien, qui avait ouvert à 8 693,89 points, a perdu 0,09 % vers 12h20, selon les données de BFM Bourse. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte de prudence accrue, les investisseurs cherchant à anticiper les prochaines annonces géopolitiques.

Les tensions persistent autour du détroit d’Ormuz, une zone stratégique pour le transit maritime. Les États-Unis, représentés par Donald Trump, ont laissé entendre que la réouverture du détroit pourrait intervenir « très bientôt », sinon « les Iraniens seront frappés très fort », a-t-il déclaré mardi sur Fox News.

Les négociations en cours au Moyen-Orient

Selon Deutsche Bank, un projet d’accord provisoire circulerait entre les parties, prévoyant un arrangement temporaire de 60 jours. Cet accord, attendu pour demain mercredi, permettrait aux navires à destination du Golfe de transiter par les eaux iraniennes, tandis que ceux quittant la région pourraient emprunter les eaux omanaises sans payer de droits. Une solution qui, si elle se concrétise, pourrait apaiser les craintes d’un conflit ouvert.

Les cours du pétrole ont réagi positivement à ces perspectives, avec une hausse de 1,9 % pour le Brent (80,86 dollars le baril) et de 1,11 % pour le WTI (76,62 dollars le baril). Une tendance qui reflète la nervosité des marchés face à la stabilité de l’approvisionnement énergétique.

Les valeurs du CAC 40 en ordre dispersé

Côté corporate, les valeurs du luxe ont sous-performé, avec des replis notables pour LVMH (-2,3 %), Hermès (-1,6 %) et Kering (-1,1 %). À l’inverse, Carrefour (+1,7 %) et Euronext (+1,8 %) ont tiré leur épingle du jeu. Plus en détail, UBISOFT ENTERTAINMENT (+4,43 %), STMICROELECTRONICS (+3,16 %) et REMY COINTREAU (+2,69 %) figuraient parmi les meilleures performances du CAC 40.

En revanche, plusieurs valeurs ont enregistré des pertes significatives, comme EUTELSAT COMMUNIC. (-4,58 %), DBV TECHNOLOGIES (-4,44 %) ou encore MANITOU BF (-3,75 %). Ces mouvements contrastés illustrent la volatilité persistante des marchés, où chaque secteur réagit différemment aux annonces macroéconomiques et géopolitiques.

SpaceX, la déception technologique de Wall Street

À Wall Street, SpaceX a subi un revers majeur après la publication de ses résultats. L’action a plongé de 11,7 % en raison de dépenses plus élevées qu’anticipé dans sa division dédiée à l’intelligence artificielle. Une contre-performance qui rappelle les défis techniques et financiers auxquels sont confrontées les entreprises innovantes dans un secteur en pleine mutation.

Sur le front des devises, l’euro est resté stable (+0,04 %) face au dollar, s’échangeant à 1,1561 dollar. Une stabilité qui contraste avec la volatilité observée sur les marchés actions, mais qui pourrait évoluer en fonction des prochaines annonces concernant les taux d’intérêt ou les tensions commerciales.

Et maintenant ?

Les investisseurs resteront focalisés sur l’évolution des discussions autour du détroit d’Ormuz, où un accord provisoire pourrait être annoncé dès demain mercredi. Les marchés surveilleront également les publications de résultats des grandes entreprises européennes, dont certaines, comme Air France-KLM (-2,95 %) ou VALLOUREC (-2,68 %), pourraient encore peser sur l’indice parisien. Enfin, la publication des indicateurs économiques américains, prévue en début de semaine prochaine, pourrait apporter de nouveaux éléments de contexte.

Quant au CAC 40, son orientation dépendra largement des signaux en provenance du Moyen-Orient. Si les tensions devaient s’apaiser, l’indice pourrait reprendre sa progression. En revanche, une escalade des conflits risquerait de peser sur les marchés actions et les matières premières. Bref, une semaine à suivre de près pour les opérateurs.

Le CAC 40 a profité d’un effet d’entraînement lié aux espoirs de détente géopolitique autour du détroit d’Ormuz, avant de marquer une pause à mi-séance. Les investisseurs ont réalisé des prises de bénéfices après cette hausse, dans un contexte d’incertitude persistante.