Selon BFM Bourse, le CAC 40 a clôturé la séance de mardi en léger retrait de 0,44%, s’établissant à 8 403 points. Cette baisse intervient à la veille d’une semaine riche en publications économiques américaines, marquée notamment par les chiffres de l’emploi privé hors agriculture, traditionnellement suivis de près par les investisseurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 recule de 0,44% à 8 403 points, dans un marché attentif aux indicateurs américains
  • Les NFP (Non Farm Payrolls) et les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage seront publiés ce mercredi, un jour plus tôt en raison du 4 juillet
  • Teleperformance chute de 11,5% après des commentaires négatifs de son concurrent Concentrix
  • Abivax bondit de 38,66% grâce à des résultats encourageants pour son traitement phare
  • Les indices américains terminent en hausse, avec un S&P 500 à un cheveu des 7 500 points

La semaine s’annonce décisive pour les marchés, avec une série de publications américaines qui pourraient influencer la politique monétaire de la Réserve fédérale. L’indice parisien évolue ainsi dans un contexte de prudence, entre espoirs de modération de l’inflation et craintes d’un durcissement monétaire.

Un marché français en retrait avant les NFP

Le CAC 40 a cédé 0,44% mardi, dans un marché français marqué par la prudence en amont des indicateurs américains. L’indice parisien reste cependant proche de ses plus hauts récents, après avoir franchi la résistance des 8 280 points le 12 juin dernier. BFM Bourse souligne que cette dynamique haussière pourrait se poursuivre tant que le seuil des 8 280 points n’est pas enfoncé.

Les investisseurs guettent en priorité le rapport sur l’emploi américain, qui sera publié ce mercredi. En raison du 4 juillet, jour férié aux États-Unis, les publications clés – comme les NFP (Non Farm Payrolls) – seront avancées d’une journée. Les économistes anticipent des chiffres solides, mais toute surprise pourrait impacter les anticipations de politique monétaire de la Fed.

Les valeurs françaises sous pression, Abivax en tête des gagnants

Côté valeurs, Teleperformance a été particulièrement malmenée, avec une chute de 11,5% après des commentaires négatifs de son concurrent Concentrix. Le secteur des services externalisés reste sensible aux rumeurs du marché. Kering a également reculé de 6,9%, pénalisé par des notes d’analystes défavorables.

À l’inverse, Abivax a connu une séance exceptionnelle, avec une progression de 38,66%. La biotech française a publié la deuxième partie de son essai clinique sur son traitement phare, rassurant les investisseurs sur son profil de sécurité. Ce rebond illustre la volatilité des valeurs du secteur santé, souvent influencées par des annonces médicales.

Les indices américains résistent à l’attente des indicateurs clés

De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices ont terminé en territoire positif. Le Dow Jones a progressé de 0,26%, tandis que le Nasdaq Composite a affiché une hausse de 1,52%. Le S&P 500, baromètre de référence pour les gérants de fonds, a gagné 0,79%, frôlant les 7 500 points.

Cette performance reflète une certaine confiance des investisseurs, malgré l’incertitude liée aux prochaines publications. Le marché anticipe une modération de l’inflation en Zone Euro, attendue ce mercredi à 11h00, et suit de près les échanges du forum de Sintra, où les grands argentiers mondiaux se réunissent jusqu’à aujourd’hui.

Contexte macroéconomique : entre inflation et politique monétaire

Le calendrier économique reste chargé ce mercredi. Outre les premières estimations de l’inflation en Zone Euro pour juin, les marchés attendent également le PMI ISM, indicateur de l’activité industrielle américaine, prévu à 16h00. Une légère baisse, à 53,8, est anticipée, mais ce chiffre reste au-dessus du seuil de 50, synonyme d’expansion.

La Fed reste au cœur des attentions. Kirsten Wallasch, nouvelle présidente de la Fed de Dallas, doit s’exprimer à 15h00 lors du forum de Sintra. Ses déclarations pourraient donner des indications sur l’orientation future de la politique monétaire américaine, notamment après les récents signaux mitigés de Jerome Powell.

Analyse technique : le CAC 40 dans une phase de consolidation

D’un point de vue graphique, BFM Bourse souligne que le CAC 40 a franchi un cap important le 12 juin en dépassant la résistance des 8 280 points. L’indice évolue désormais dans une zone de consolidation, sous l’influence d’un « gap baissier » formé le 2 mars, dont la borne haute se situe à 8 553 points. Les analystes estiment que le scénario reste haussier tant que le support des 8 280 points n’est pas rompu.

Cette configuration technique suggère une poursuite de la tendance à court terme, mais les investisseurs restent attentifs aux risques de retournement, notamment en cas de déception sur les indicateurs américains.

Et maintenant ?

Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour les marchés. Les publications américaines – NFP, inscriptions au chômage et PMI ISM – pourraient confirmer ou infirmer les anticipations d’un maintien des taux par la Fed en juillet. Une surprise à la hausse des créations d’emplois pourrait relancer les craintes d’un durcissement monétaire, tandis qu’un ralentissement inattendu alimenterait les spéculations sur une pause dans le cycle de hausse des taux. En Zone Euro, l’inflation de juin donnera des indices sur la capacité de la BCE à assouplir sa politique dans les mois à venir.

En attendant, les investisseurs devront composer avec une volatilité accrue, entre espoirs de stabilisation des prix et craintes d’un ralentissement économique. Les prochaines séances s’annoncent donc décisives pour confirmer ou infirmer la tendance haussière du CAC 40.

Les Non Farm Payrolls (NFP) sont l’un des indicateurs clés du marché de l’emploi américain. Ils mesurent le nombre d’emplois créés hors secteur agricole et influencent directement les anticipations de politique monétaire de la Réserve fédérale. Des chiffres supérieurs aux attentes peuvent renforcer les craintes d’une hausse des taux, tandis qu’un ralentissement pourrait inciter la Fed à adopter une posture plus accommodante.

Le gap baissier du 2 mars fait référence à un écart de cotation à la baisse survenu lors de la crise géopolitique au Moyen-Orient. Cet espace non comblé, situé entre 8 553 points et la résistance des 8 280 points, agit comme un niveau de résistance technique. Le CAC 40 tente actuellement de combler partiellement cet écart, une dynamique que les analystes surveillent de près.