Face à la fréquence des coliques néphrétiques, qui récidivent chez un patient sur deux, des chercheurs ont analysé des dizaines d’essais cliniques. Selon Top Santé, cinq leviers alimentaires pourraient jouer un rôle clé dans la prévention de ces calculs rénaux.

Ce qu'il faut retenir

  • Les coliques néphrétiques touchent un patient sur deux dans les cinq ans suivant un premier épisode.
  • Parmi les leviers alimentaires identifiés, la consommation de riz brun, de poulet et de thon est particulièrement mise en avant.
  • Les chercheurs ont passé au crible plus d’une vingtaine d’essais cliniques pour établir ces recommandations.
  • L’alimentation représente l’un des principaux axes de prévention contre les calculs rénaux.

Les calculs rénaux, ou lithiases urinaires, concernent près de 10 % de la population française, avec un risque de récidive élevé. D’après Top Santé, 50 % des patients ayant connu un premier épisode en développeront un second dans les cinq ans. Pour limiter cette progression, les chercheurs ont identifié des pistes alimentaires simples, mais dont l’efficacité est étayée par des études cliniques. Parmi les aliments cités, le riz brun, le poulet et le thon figurent en tête de liste.

Le choix de ces aliments ne relève pas du hasard. Leur composition nutritionnelle — riche en fibres, en protéines maigres ou en acides gras oméga-3 — pourrait contribuer à réduire la formation de calculs. Top Santé précise que ces recommandations s’appuient sur une méta-analyse portant sur plus de 20 essais cliniques, couvrant des milliers de participants. « Ces aliments agissent comme des leviers préventifs, en limitant notamment la sursaturation urinaire en cristaux », explique un chercheur cité par la revue.

Autant dire que l’alimentation ne représente qu’un volet de la prévention. Les spécialistes rappellent que l’hydratation joue également un rôle central. Boire suffisamment d’eau, au moins 1,5 à 2 litres par jour, permet de diluer les minéraux responsables de la formation des calculs. « Une bonne hydratation réduit la concentration des cristaux dans les urines », souligne un néphrologue interrogé par Top Santé.

Une alimentation équilibrée, mais pas que

Au-delà des aliments spécifiques, c’est l’équilibre global du régime qui compte. Les chercheurs recommandent une alimentation variée, riche en fruits et légumes, tout en limitant les excès de sel et de protéines animales. « Une alimentation trop riche en sodium favorise l’excrétion de calcium dans les urines, ce qui augmente le risque de calculs », rappelle l’étude. De même, une consommation excessive de protéines animales, notamment de viande rouge, est souvent pointée du doigt.

Le riz brun, par exemple, est plébiscité pour sa teneur en fibres et sa capacité à ralentir l’absorption des glucides. « Son index glycémique bas limite les pics de glycémie, un facteur indirect de formation de calculs », indique un nutritionniste. Quant au poulet, sa faible teneur en graisses saturées et sa richesse en protéines en font une alternative intéressante aux viandes plus grasses. Le thon, enfin, apporte des oméga-3, dont les propriétés anti-inflammatoires pourraient jouer un rôle protecteur.

Des solutions accessibles, mais à intégrer dans une stratégie globale

Ces recommandations alimentaires ne doivent pas être perçues comme une solution miracle. Elles s’inscrivent dans une approche plus large, combinant hydratation, activité physique et suivi médical. « Ces leviers alimentaires sont complémentaires, mais ils ne remplacent pas un traitement adapté en cas de calculs avérés », rappelle un urologue. Les chercheurs insistent sur l’importance d’un suivi personnalisé, notamment pour les patients à haut risque.

Côté pratique, Top Santé suggère d’intégrer ces aliments dans des menus équilibrés. Par exemple, remplacer le riz blanc par du riz brun ou privilégier le poulet grillé plutôt que des plats en sauce. « Ces ajustements sont simples à mettre en place et peuvent faire une vraie différence sur le long terme », estime un expert.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pourraient consister en des études plus ciblées, évaluant l’impact précis de chaque aliment sur la récidive des calculs. Une méta-analyse plus large, incluant des données sur plusieurs années, pourrait affiner ces recommandations. Par ailleurs, les autorités sanitaires pourraient intégrer ces leviers alimentaires dans les guides de prévention des maladies rénales, à l’horizon 2027.

Une chose est sûre : ces pistes alimentaires offrent une approche accessible pour réduire les risques. Reste à savoir dans quelle mesure elles seront adoptées par le grand public et intégrées dans les habitudes de vie.

Selon Top Santé, les agrumes (citron, orange), les légumes riches en eau comme le concombre, et les noix sont également cités pour leurs propriétés protectrices. Leur consommation régulière, associée à une hydratation suffisante, peut contribuer à réduire les risques de récidive.