Alors que la Coupe du monde féminine 2026 s’apprête à débuter aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les regards se tournent vers l’histoire des joueuses françaises ayant évolué outre-Atlantique. Selon Ouest France, l’ancienne internationale Camille Abily, aujourd’hui figure emblématique du football féminin, a partagé ses souvenirs marquants de son passage en Amérique en 2009 et 2010. Ces expériences ont profondément influencé sa vision du football féminin, bien au-delà des terrains de jeu européens.
Ce qu'il faut retenir
- Camille Abily a évolué aux États-Unis en 2009 et 2010, dans des clubs de championnat américain.
- Elle a découvert une autre dimension du football féminin, tant sur le plan sportif que culturel.
- Son expérience a joué un rôle clé dans son parcours, avec 183 sélections en équipe de France à la clé.
- La Coupe du monde 2026, co-organisée par les États-Unis, offre un nouveau contexte pour évoquer ces souvenirs.
À l’époque, Camille Abily, alors âgée de 28 ans, a eu l’opportunité de rejoindre deux clubs américains, une aventure qui contrastait avec son quotidien en France. « J’ai découvert une autre vision du football féminin », a-t-elle expliqué à Ouest France. « Aux États-Unis, le football est une véritable culture populaire, et les joueuses y sont traitées avec un respect bien différent. » Ces années ont été déterminantes pour la Rennaise, qui y a puisé une énergie nouvelle, tant sur le plan technique que mental. Autant dire que ce séjour a marqué un tournant dans sa carrière, avant même qu’elle ne devienne une référence du football tricolore.
Pour Abily, la dimension collective du football américain a été l’un des éléments les plus marquants. « Les joueuses y sont extrêmement respectées, a-t-elle souligné. « On sent que le football est une priorité pour les jeunes filles, avec des infrastructures adaptées et un encadrement de qualité. » Contrairement à l’Europe, où le football féminin peine encore à trouver sa place, les États-Unis ont su intégrer cette pratique dans le paysage sportif dès le plus jeune âge. Une approche qui, selon elle, explique en partie le niveau exceptionnel des Américaines, souvent pointées comme des favorites dans les compétitions internationales.
Ces deux années américaines ont aussi coïncidé avec une période charnière pour Abily, qui comptait déjà parmi les meilleures joueuses de sa génération. Avec 183 sélections en équipe de France, elle a contribué à faire du football féminin un sport reconnu en Europe. Mais c’est peut-être cette expérience transatlantique qui a renforcé sa conviction : le football féminin mérite une place centrale dans le sport, et pas seulement comme une discipline secondaire. « J’ai réalisé que le football féminin pouvait être un véritable phénomène de société », a-t-elle précisé. « Aux États-Unis, on voit des milliers de petites filles jouer au foot dans les parcs. Chez nous, c’est encore trop souvent un combat pour obtenir les mêmes opportunités. »
Avec la Coupe du monde 2026 qui s’ouvre dans quelques semaines, Abily, aujourd’hui reconvertie dans le journalisme sportif, ne manque pas de souligner l’importance de cet événement pour le football féminin. « C’est une chance inouïe pour le sport, a-t-elle déclaré. Voir une compétition de cette ampleur organisée aux États-Unis, c’est aussi une occasion de montrer au monde entier ce que le football féminin peut apporter. » Pour elle, cette Coupe du monde est l’occasion de mettre en lumière les progrès réalisés, mais aussi les défis qui restent à relever, notamment en Europe. « Le football féminin a encore des marges de progression, a-t-elle affirmé. Mais avec des événements comme celui-ci, on peut espérer que les mentalités évolueront plus vite. »
Alors que les regards se tournent vers les terrains, Abily espère que cette Coupe du monde inspirera une nouvelle génération de joueuses. « Le football féminin a besoin de visibilité, a-t-elle conclu. Et cette compétition, c’est une chance unique de montrer ce dont les femmes sont capables. » Une chose est sûre : son expérience américaine a laissé une empreinte indélébile, bien au-delà des 90 minutes de jeu.
Selon Ouest France, Camille Abily a évolué aux États-Unis en 2009 et 2010, mais les noms exacts des clubs ne sont pas précisés dans l’article. Son expérience a cependant marqué sa carrière, comme elle l’a elle-même souligné.