Le cancer colorectal, dont les cas augmentent y compris chez les moins de 50 ans, peut voir ses risques diminuer grâce à l’alimentation. Selon Top Santé, cinq fruits spécifiques, reconnus par les gastro-entérologues, contribuent à réduire significativement cette menace pour la santé publique.

Ce qu'il faut retenir

  • Le cancer colorectal progresse, y compris chez les moins de 50 ans, selon les dernières données épidémiologiques.
  • Cinq fruits sont identifiés par les gastro-entérologues pour diminuer le risque de cette maladie.
  • Ces fruits agissent grâce à leurs propriétés anti-inflammatoires et riches en fibres.
  • Une alimentation équilibrée, incluant ces fruits, s’intègre dans une stratégie de prévention.
  • Les recommandations s’appuient sur des données scientifiques validées par des études cliniques.

Une maladie en hausse qui touche des publics plus jeunes

Le cancer colorectal, traditionnellement associé aux tranches d’âge plus avancées, voit désormais sa fréquence augmenter chez les personnes de moins de 50 ans. « Cette tendance est particulièrement préoccupante, car elle remet en cause les habitudes de dépistage actuelles, souvent ciblées sur les 50 ans et plus », explique un gastro-entérologue cité par Top Santé. Les spécialistes soulignent que cette évolution pourrait s’expliquer par des changements dans l’alimentation, le mode de vie ou encore des facteurs environnementaux encore mal identifiés.

Pourtant, des solutions existent. Plusieurs études épidémiologiques ont mis en lumière le rôle protecteur de certains aliments, et plus particulièrement de fruits, dans la prévention de cette maladie. Autant dire que l’alimentation pourrait devenir un levier majeur de santé publique.

Cinq fruits aux vertus préventives reconnues

Selon les gastro-entérologues interrogés par Top Santé, cinq fruits se distinguent par leur capacité à réduire le risque de cancer colorectal. Parmi eux, les myrtilles occupent une place de choix grâce à leur teneur élevée en antioxydants. « Les myrtilles contiennent des polyphénols, des composés qui aident à lutter contre le stress oxydatif, un facteur connu pour favoriser le développement des cellules cancéreuses », précise un expert.

Les fraises, riches en vitamine C et en fibres, ainsi que les pommes, grâce à leur teneur en quercétine, un flavonoïde aux propriétés anti-inflammatoires, complètent cette liste. Les oranges, pour leur apport en fibres solubles, et les bananes, qui contiennent de la vitamine B6 et du potassium, sont également recommandées. « Ces fruits agissent en synergie avec d’autres composantes d’une alimentation saine, comme les légumes ou les céréales complètes », rappelle un nutritionniste.

Des mécanismes d’action variés et complémentaires

Les bénéfices de ces fruits ne se limitent pas à leur richesse en fibres, bien que celles-ci jouent un rôle clé dans le bon fonctionnement du transit intestinal. Les myrtilles, par exemple, réduiraient l’inflammation chronique de la muqueuse intestinale, un facteur de risque connu. Les fraises, quant à elles, pourraient moduler le microbiote intestinal, un écosystème dont l’équilibre est aujourd’hui reconnu comme essentiel pour la santé globale.

Côté pommes, leur teneur en pectine favoriserait une meilleure régulation du cholestérol, tandis que les oranges, grâce à leur vitamine C, renforceraient le système immunitaire. « Ces mécanismes sont bien documentés dans la littérature scientifique. Ce qui est intéressant, c’est que ces fruits offrent une protection à plusieurs niveaux », indique un gastro-entérologue.

Et maintenant ?

Si ces recommandations alimentaires s’inscrivent dans une démarche de prévention, les spécialistes rappellent qu’elles ne suffisent pas à elles seules à écarter tout risque. Le dépistage régulier, notamment par la recherche de sang dans les selles ou la coloscopie, reste indispensable, surtout à partir de 50 ans. Une campagne nationale de sensibilisation sur l’alimentation et le dépistage pourrait être lancée d’ici la fin de l’année 2026, selon les autorités sanitaires.

Une approche globale pour réduire les risques

Les gastro-entérologues insistent sur l’importance d’adopter une alimentation variée, incluant ces cinq fruits, tout en limitant la consommation de viandes rouges et d’aliments ultra-transformés. « Aucun aliment ne peut prétendre à lui seul prévenir le cancer colorectal. C’est l’équilibre global du régime alimentaire qui compte », souligne un expert.

Pour les personnes à risque, comme celles ayant des antécédents familiaux, une consultation avec un médecin ou un nutritionniste est vivement conseillée. Les spécialistes rappellent également que l’activité physique régulière et l’arrêt du tabac constituent des compléments indispensables à une alimentation saine.

D’après les études citées par Top Santé, une consommation régulière d’environ trois portions de fruits par jour, dont au moins une portion de ces cinq fruits recommandés, serait associée à une réduction significative du risque. Une portion correspond, par exemple, à une poignée de myrtilles ou une pomme.