Près de 80 % du territoire français reste sous l’emprise d’une vague de chaleur exceptionnelle ce vendredi 29 mai, selon les dernières prévisions du Figaro. Seules les régions bordant la Manche et le littoral atlantique enregistrent un net recul des températures, tandis que le sud des Alpes doit se préparer à des orages parfois violents en fin de journée. La situation météo, marquée par un « dôme de chaleur » persistant, s’annonce toujours aussi exigeante pour les populations et les autorités.

Ce qu'il faut retenir

  • Une **vigilance orange canicule** est maintenue dans 20 départements, dont Paris, le sud de la Bretagne, l’ouest de la Nouvelle-Aquitaine et des Pays de la Loire.
  • Les températures atteindront **35 à 36 °C** entre Niort, Poitiers, Angers, Nantes et Bordeaux, avec un possible **record pour un mois de mai à Paris (36 °C)**.
  • Le littoral atlantique et les côtes de la Manche bénéficient d’un rafraîchissement marqué, avec des baisses jusqu’à **7 °C en 24 heures** à Brest et Cherbourg.
  • Des **orages forts** sont attendus en fin de journée sur le sud des Alpes, avec des risques de **pluies intenses, de grêle et de ruissellements**, notamment pour les randonneurs.
  • La baisse généralisée des températures ne devrait intervenir qu’à partir de **dimanche**, avec des chutes de **10 à 12 °C** sur une grande partie du pays.

Une chaleur record sur la moitié du pays

L’épisode caniculaire qui frappe la France depuis plusieurs jours atteint son paroxysme ce vendredi, avec des températures dignes d’un plein été. Selon Météo France et La Chaîne Météo, **plus de 80 % du territoire** est concerné par cette vague de chaleur, qui s’étend du centre-ouest jusqu’au Bassin parisien et à la vallée du Rhône. Dans ces zones, les thermomètres affichent des valeurs comprises entre **34 et 36 °C**, avec des pointes localement plus élevées.

À Paris, le mercure pourrait frôler les **36 °C**, un niveau inédit pour un mois de mai. Le précédent record, établi à **34,8 °C** le 29 mai 1944, serait ainsi battu, selon les données disponibles. Cette situation s’explique par la persistance d’un **dôme de chaleur** – une zone de haute pression qui bloque l’air chaud en provenance d’Afrique du Nord et empêche toute dissipation. Autant dire que les organismes peinent à s’adapter à ce pic précoce.

Le littoral atlantique et la Manche épargnés par la fournaise

Alors que le reste de la France suffoque, les régions côtières de l’Atlantique et de la Manche bénéficient d’un répit relatif. Un flux de vent marin venu de l’océan Atlantique s’installe progressivement, entraînant une baisse significative des températures. À Brest et Cherbourg, le thermomètre perd jusqu’à **7 °C en 24 heures**, passant de 28-29 °C la veille à **21-22 °C** aujourd’hui. Entre Dieppe et Boulogne-sur-Mer, la baisse est plus modérée, avec des maximales autour de **26-27 °C**, tandis que le Pays basque voit ses températures chuter de **10 °C**, passant de 33 °C à seulement **23 °C à Biarritz** en une journée.

Le Languedoc-Roussillon, lui aussi, commence à respirer grâce au retour du vent marin. Perpignan, qui affichait encore **37 °C jeudi**, ne devrait pas dépasser **30 °C vendredi**, une différence de taille pour les habitants. Ces variations illustrent la grande disparité des conditions météo selon les territoires, avec des contrastes parfois marqués à quelques kilomètres de distance.

Orages violents annoncés dans le sud des Alpes

Si la chaleur domine l’actualité, c’est vers les Alpes que se tournent les regards ce soir. Une **vigilance jaune** a été déclenchée pour le sud des Alpes et, dans une moindre mesure, pour la montagne corse, en raison du risque d’orages parfois forts. Ces phénomènes pourraient s’accompagner de **pluies diluviennes, de grêle et de ruissellements importants**, mettant en danger les randonneurs et les automobilistes circulant dans les vallées.

Les prévisionnistes de Météo France appellent à la prudence, notamment pour les personnes évoluant en montagne. « Les orages pourraient être localement violents et engendrer des crues soudaines, » a précisé un météorologue interrogé par Le Figaro. Ces intempéries, bien que limitées géographiquement, rappellent que la météo française reste imprévisible, même en période de canicule.

Un répit en vue, mais pas avant dimanche

Si la situation commence à s’améliorer sur les côtes, la France devra encore patienter avant de voir la canicule refluer durablement. Selon les dernières projections, **les températures devraient amorcer leur baisse dès samedi dans le nord-ouest**, avant de se généraliser à l’ensemble du pays **dimanche**. Les prévisions indiquent alors un recul du mercure de **10 à 12 °C**, permettant enfin aux Français de retrouver des conditions plus supportables.

Cette amélioration progressive intervient alors que les autorités sanitaires restent mobilisées. « L’État est bien organisé, nous sommes vigilants, » a déclaré la ministre de la Santé, rappelant l’importance de veiller sur les personnes vulnérables et de limiter les activités physiques aux heures les plus chaudes. Les épisodes de canicule précoces, comme celui-ci, soulignent en effet la nécessité d’une préparation constante face aux aléas climatiques.

Et maintenant ?

Pour les prochaines 48 heures, les prévisions de Météo France indiquent que la vigilance canicule devrait être levée dans la plupart des régions à partir de lundi. Cependant, la persistance de températures élevées pourrait encore peser sur les réseaux électriques et les ressources en eau, surtout dans les zones déjà touchées par la sécheresse. Les autorités appellent à une consommation responsable de l’énergie et à une vigilance accrue sur les routes, notamment en cas d’orages dans le sud-est.

Alors que la France attend une accalmie, la question des conséquences à moyen terme de cette canicule précoce se pose. Les agriculteurs, déjà affectés par les épisodes de sécheresse des années précédentes, pourraient subir de nouveaux dégâts sur les cultures. Les prévisionnistes, eux, surveillent de près l’évolution du « dôme de chaleur » : sa dissipation ou son maintien déterminera l’ampleur et la durée de cet épisode exceptionnel.

Une chose est sûre : après des mois de mai souvent maussades, cette vague de chaleur rappelle que le changement climatique n’épargne pas la France, même en début d’année. Les prochains jours seront donc déterminants pour évaluer l’étendue des dégâts et adapter les mesures d’urgence.

La baisse des températures sur ces zones s’explique par l’arrivée d’un flux de vent marin venu de l’océan Atlantique. Ce vent, plus frais, s’engouffre dans les terres et remplace l’air chaud accumulé depuis plusieurs jours, entraînant une chute des températures pouvant atteindre 7 °C en 24 heures dans certaines villes comme Brest ou Cherbourg.

Les orages attendus dans le sud des Alpes pourraient être violents, avec des pluies intenses, des chutes de grêle et des ruissellements importants. Ces phénomènes menacent particulièrement les randonneurs et les automobilistes circulant dans les vallées, où des crues soudaines peuvent survenir. Une vigilance jaune a été déclenchée pour ces zones.